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« Tout ce qui bouge sur un écran est du cinéma. » (Jean Renoir)


  Sommaire / Contents 





SIGNATURE, n. m.





mot-clés : - adresse - carte-postale -




hypothèse(Edit)

Les oeuvres algorithmiques (dont celles numériques) ne se fondent pas sur le principe de l'auteur dans le sens où

  • d'une part la notion d'instrument est mise en avant vis-à-vis de l'oeuvre personnalisée
  • et où d'autre part la relation ne se fait plus à partir d'une originalité de la provenance signée mais à partir des modes d'expériences multiples, disséminants et originaux (possibilités d'amender, d'annoter, de faire circuler).



Petites notes :

  • signer c'est relier à soi, référer continuellement à soi. Qu'est ce que cela empêche? qu'est-ce que cela autorise? Dans les arts premiers, pas de signature, pourquoi? signer est aussi ne pas autoriser, ne pas mettre à disposition de l'annotation d'autres écritures par dessus la sienne. signer c'est repérer, être repéré.
  • auteur, expéditeur / lecteur, destinataire
  • participation, circuit (Stiegler)





Définitions :(Edit)




Signature :

La signature est une marque permettant d'identifier l'auteur d'une œuvre ou la cause d'un phénomène : un auteur signe ses écrits mais on peut également dire qu'un certain symptôme est la signature d'une maladie en ce sens qu'il l'identifie clairement. Une signature a donc pour but de permettre une identification, par exemple, sur Internet grâce à la signature numérique.

La signature est également le nom de l'action de signer.

Au Moyen Âge, les artistes ne signaient pas leurs œuvres. Il faut attendre la Renaissance pour voir la première œuvre signée. Il s'agit de La Pieta de Michel-Ange qui porte l'inscription « Michel-Ange facebat » (« Michel-Ange l'a fait », en latin).




Qu'est-ce qu'un auteur ?

« Ce n'est que dans la mesure où le droit était mis devant l'obligation de penser la question de la destination des œuvres que les différentes nations (chacune à leur manière) ont dû se prononcer sur ce qu'était un auteur, une œuvre, et quels étaient les droits leur devant être affectés. »

références :

  • Cours d'Antoine Compagnon, Université de Paris IV-Sorbonne, UFR de Littérature française et comparée, Cours de licence
    http://www.fabula.org/compagnon/auteur.php
  • Qu'est-ce qu'un auteur?, Michel Foucault, conférence donnée en février 1969 à la Société française de Philosophie, Dits et écrits, 1994.
  • La mort de l'auteur', Roland Barthes, publié en 1968, Le Bruissement de la langue, 1984.
  • De la dissémination de la musique'', par Dana Hilliot
    http://www.another-record.com/textes/dissemination/diss.html




Le droit d'auteur

  • « Art. L. 111-1. L'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial, qui sont déterminés par les livres Ier et III du présent code. L'existence ou la conclusion d'un contrat de louage d'ouvrage ou de service par l'auteur d'une œuvre de l'esprit n'emporte aucune dérogation à la jouissance du droit reconnu par l'alinéa 1er. »
  • '« Art. L. 111-2. l' œuvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée de la conception de l'auteur. »




'Qu'est-ce qu'un lecteur ?

références :




'auteur, oeuvre, public, monde

« (...) quatre termes, formant système, qui sont : dans toute pensée sur la littérature il faut penser l'auteur, l'œuvre, le public et le monde. Quatre termes donc, des universels. (...) Parce que ces notions ne sont pas universelles. La notion de public, par exemple, est venue chez nous d’une expérience particulière de la littérature, celle de l'épopée, d'abord, et du théâtre. Il y une notion de public parce qu’il y a eu ces genres, le théâtre et l'épopée, qui n'ont pas existé en Chine. Donc la détermination de ce pôle qui serait le public, comme par exemple dans l'Art poétique d'Horace où l’on pense l'œuvre d'art en fonction du public, cette idée d'un public constitué est une notion qui tient à une histoire particulière de la littérature. De même la notion d'auteur : elle relève de l'idée de création qui renvoie chez nous à beaucoup de choses, comme la création du monde, etc. Il y a un parallèle commun entre création de l'œuvre et création du monde. Alors que dans la pensée chinoise l'avènement de l'œuvre littéraire est sous forme de processus, comme tout le reste. Processus par interaction, avec une polarité qui est, pour le poème, entre le paysage et l'émotion, Qing et Jing, le dehors et le dedans. Processus d'interaction, de transformation, comme toute la pensée chinoise qui pense en transformation et, donc, ne sait pas expliciter une notion d'auteur comme dans la tradition européenne. »
« De même la notion de monde, elle aussi est typée. Il y a pensée d'un monde par rapport à l'œuvre dans un rapport de mimêsis, d'œuvre d'art représentant, imitant le monde. Mais, comme l'a bien dit Ricoeur, pour qu'il y ait représentation il faut qu’il y ait rupture d'abord. Or, justement, ce qui est intéressant dans le rapport de l'œuvre littéraire au monde en Chine, c'est qu'elle est beaucoup plus dans l'ordre de la rencontre ou de la communion avec le monde ; ce qu'on appelle, nous, le monde, par commodité. (...) »
(Entretien avec François Jullien)

« Cette notion d'auteur comme critère absolu me semble ne pas toujours correspondre à la réalité des films du Sud qui répondent souvent à l'exigence d'un énoncé collectif, non qu'il y aurait un discours obligé (même si ce fut historiquement le cas dans certains pays), mais au sens où lorsque les cinéastes se concentrent sur des destins individuels, comme le disait Glissant dans Le Discours antillais, "cet intime est inséparable du devenir de la communauté". »
(L'évolution des perspectives dans la critique française de cinéma et dans son appréhension des films d'Afrique, Intervention lors du colloque du festival de Carthage par Olivier Barlet, critique à Africultures, Afrique-Asie et Continental, directeur de la collection de cinéma Images plurielles et rédacteur en chef d'Africultures)




'DRM (Digital Right Management ou gestion des droits numériques)

« Au commencement, un fichier. Il contient n'importe quoi : un logiciel, une image, un film, un morceau de musique, un livre. Ce fichier reçoit trois signatures successives. La première, celle de l'auteur qui endosse son oeuvre. Celle-là, on la connaît bien. Elle a une signification compliquée, symbolique, et qui vient de loin. Elle marque l'achèvement du travail, elle renvoie vers le créateur comme la source de ce qui est produit, elle jongle avec la reconnaissance, elle indique ce qui relie encore l'auteur à la production qui va vivre sa vie dans le regard d'autrui. Rome avait une formule pour ça : X fecit, X l'a fait. C'est une marque de surface, qu'on peut gratter, retirer, effacer, recouvrir. Elle ne supporte pas la fragmentation, coupez-la en deux et elle perd son sens. La deuxième signature prend la forme d'un filigrane (watermark) . Là, c'est plus qu'une simple signature. Le terme filigrane est beaucoup employé en papeterie. C'est une espèce de sceau inclus dans la trame du papier, et non pas à sa surface, qui permet d'identifier le fabricant et de fournir d'autres informations, comme le format par exemple. La signature s'efface, le filigrane ne disparaît qu'avec l'objet lui-même, c'est pour ça qu'on l'utilise dans le papier monnaie et les documents officiels. Numérique ou pas, le filigrane envahit son support, il l'habite. Et même si le support est coupé en petits morceaux, le filigrane résiste et apparaît dans chaque morceau d'une taille significative. La troisième signature est spécifique au numérique. Elle apparaît lors du passage du fichier dans un serveur de contenus DRM ( Digital Right Management ou gestion des droits numériques). Il y est chiffré, marqué avec une clé de description, pourvu d'une licence et enrichi de diverses portions de code dont l'intérêt se révélera plus tard, lors de la mise en circulation. Ici, on habille le fichier, on l'entoure d'une coquille blindée qui en fait un oursin peu engageant. Cette signature DRM est opaque, elle recouvre son support, elle l'encapsule. Elle ne se laisse ni gratter, ni couper (même si de brillants hackers prouvent que ce n'est pas une règle absolue, ce qui leur vaut quelques démêlés avec la justice, cette signature est protégée par le droit). La première signature marque l'origine, la seconde la garantit contre le détournement, la troisième la protège, mais de quoi ? La signature DRM est vicieuse et exigeante. L'utilisateur qui accède au fichier devra dialoguer avec elle, lui fournir un mot de passe : le numéro de sa carte bancaire le plus souvent. Alors la coquille se rétracte et le fichier devient accessible. Pour le copier, il faudra un nouveau sésame, et ainsi de suite. Et les portions de code rajoutées lors de la signature DRM entrent en action : elles renseignent le titulaire des droits de diffusion (et non l'auteur) du fichier. Combien de fois le fichier a-t-il été ouvert, copié, avec quel lecteur, a-t-il été transmis ? (...) C'est étrange un monde où ce sont les banquiers, qu'ils se nomment éditeurs, distributeurs, prestataires de services, intermédiaires en tout genre, qui possèdent les clés du contenu. C'est bizarre un monde où il faut des signatures sur des signatures sur des signatures, des gangues protectrices qui marquent le contenu de toutes les façons possibles et imaginables, sans possibilité de perte, de recyclage, de corruption, de dérive. C'est déroutant que les producteurs de contenus, les artistes en particulier, acceptent cet emballage impénétrable, cette multiplication des couches au sein desquelles le contenu a l'air d'une pauvre chose fragile. »
(DRM, la signature en or massif, par Renaud Bonnet , 01net., le 08/11/2001)




'Petite histoire des batailles du droit d’auteur par Anne Latournerie, 2001

références :






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