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« Tout ce qui bouge sur un écran est du cinéma. » (Jean Renoir)


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Georges Rouquier, Farrebique (Les Quatre Saisons), 1946





Georges Rouquier, Biquefarre, 1983



Réalisation : Philippe HAUDIQUET et Jean ARLAUD.
16 mm couleur (1992) - 60 minutes. Documentaire.

Georges Rouquier a été reconnu en son temps par quelques-uns des cinéastes les plus illustres. Dès 1946, Jacques Prévert voyait dans FARREBIQUE un chef-d'œuvre que l'américain Flaherty avait vu pas moins de cinq fois avant de rencontrer Rouquier. Son œuvre, de VENDANGES à BIQUEFARRE, couvre en ses moments décisifs plus de cinquante ans de vie rurale française. Elle constitue une référence essentielle dans l'aventure de l'anthropologie visuelle et dans l'histoire du monde paysan.En 1983, Georges Rouquier achève le tournage de BIQUEFARRE qui, 38 ans après, fait suite à FARREBIQUE. Nous l'accompagnons quelques jours au cours de ce nouveau voyage qu'il affectionne. Et des années après, nous retournons dans les fermes qui ont donné leurs noms aux films et retrouvons les complices de ses travaux. A Georges, exprimant le souci de vérité qui l'anime et lui dicte sa conception du cinéma, répondent ces comédiens paysans, gens apparentés, qui évoquent les étapes de son travail.


Georges Rouquier, «Biquefarre», 1983(Edit)

35 mm - Couleur - mono, 90mn


Georges Rouquier (1909-1989)

Son principal titre de gloire est d'avoir réalisé en 1946 Farrebique, une chronique du monde paysan articulée autour des quatre saisons. Si le film marqua les esprits à sa sortie, c'est parce qu'il mêlait de façon habile la dimension documentaire du projet (Rouquier filmait sa famille dans ses tâches quotidiennes) et la fiction (le film racontait une histoire inventée de toutes pièces). Le reste de la carrière de Rouquier fut en grande partie consacré au court métrage. Le point qui relie tous ses films est ce qui faisait déjà la spécificité de Farrebique : Rouquier opère une fusion entre la fiction et le documentaire, créant une forme nouvelle qui invalide l'habituelle dichotomie entre ces deux termes. Un tel parti pris était sans doute trop iconoclaste pour rencontrer l'adhésion ; en dehors de Farrebique, la carrière de Georges Rouquier resta donc assez confidentielle. En 1983, alors que près de 40 ans se sont écoulés, Rouquier revient à Farrebique, la ferme qui donnait son nom au film de 1946, et tourne Biquefarre, dans lequel il retrouve ses "acteurs" de l'époque. Ceux-ci ont vieilli, eu des enfants ; le monde paysan a vécu et est devenu monde agricole. Rouquier filme ces bouleversements et Farrebique / Biquefarre, devenu diptyque, acquiert une nouvelle dimension : une réflexion sur le temps et l'une des rares occasions données par le cinéma de filmer des hommes sur la longueur de leur vie.

Lire un article de François de la Bretèque (6,9 Mo), paru en 1985 dans la Revue d'histoire Vingtième Siècle, Numéro 5, Volume 5, pages 174 à 180.


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Farrebique

Réaliste, " Farrebique l'est d'abord par le refus de l'affabulation. Rouquier filme la vie réelle d'une ferme pendant un an et adopte volontairement le ton du document (présentation des personnages par le présentateur). Il y a, dès le départ, soumission au réel. Cette position de principe a comme conséquence l'emploi de véritables paysans et l'utilisation de décors réels. Rouquier a le sens de la matière, la caméra n'invente rien, elle voit et nous oblige à voir. Elle traduit l'écoulement du temps et concentre en 90 minutes une année complète.


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Biquefarre

Grand Prix Spécial du Jury, Venise 1983.

Lorsque Raoul Pradal décide d’abandonner l’agriculture pour tenter sa chance en ville et que les fermiers du voisinage apprennent que la ferme de Biquefarre est en vente, c’est la surenchère. La terre doit cependant , par delà l’intérêt, revenir à ceux qui en ont le plus besoin pour gérer une exploitation rentable. C’est à dire ceux de Farrebique…

Évènement unique dans l’histoire du cinéma Georges Rouquier, trente huit ans après Farrebique, remet en scène sa propre famille et les habitants du petit village aveyronnais de Goutrens. Fiction documentée, le film mesure la révolution survenue dans le monde paysan français depuis Farrebique. Le paysan traditionnel est devenu un chef de petite entreprise, confronté aux échanges monétaires, au crédit et à l’économie de marché. Cette évolution, si elle a apporté des améliorations notamment d’un habitat confortable et moderne, est porteuse de dangers et la course au profit peut conduire à de graves dangers écologistes.

Documenté, mais aussi poétique et lyrique, le film sait retrouver dans la campagne de 1982 une certaine beauté des choses.


Autour de Biquefarre

''Aujourd’hui, les paysages des films Farrebique et Biquefarre, le village des habitants acteurs, sont menacés par le passage d’une ligne haute tension. Cette ligne serait visible de la place même du village, car elle serait sur le flanc de la rondeur (le Buenne) au pied de laquelle s’étend le bourg. Sur 509 habitants, 421 se sont prononcés : 43 ont voté pour, 385 ont voté contre cette ligne aérienne.(...) (13 octobre 1999, L'Humanité, Éric Demougin, instituteur)

http://www.humanite.presse.fr/journal/1999-10-13/1999-10-13-297562






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