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« Tout ce qui bouge sur un écran est du cinéma. » (Jean Renoir)





Sommaire / Contents


Les séries épisodes Interludes (2008)(Edit)

À la fin des années 1990, le développement de l'application nocinema.org a été lancé. nocinema est un programme sur un serveur Internet, sur lequel les internautes se connectent, qui « compose » en direct des séries filmiques infinies. Au travers de séquencements d'images streamés provenant de webcams placées autour du globe, et de mixages sonores calculés en direct, ce projet en ligne invente un cinéma « instantané » qui renouvelle le dispositif cinématographique tel que nous le connaissons. Il est visible en permanence sur le site http://nocinema.org/ .

La série des Interludes est dérivée de ce projet initial. Avec nocinema s'est constituée une équipe conviée par Jérôme Joy pour composer avec lui la « bande-son ». Cette équipe alimente continuellement les réservoirs de sons qui sont pilotés par le programme. Ainsi le déroulé sonore de nocinema est toujours changeant et évolutif à l'image des imprévus captés par les caméras dans des contextes et des environnements, dont le choix est effectué par un robot de recherche sur Internet.

À la différence de nocinema.org qui est un projet participatif, Interludes propose une série d’épisodes menés par chacun des membres de l’équipe qui prend en charge le choix de sélection des webcams et la composition de tous les sons de la « bande-son ». Le premier épisode a été réalisé par Jérôme Joy, et les autres épisodes suivront au fur et à mesure. L’ensemble de la série sera accessible sur le site de nocinema.org et pourra être montrée également dans des espaces physiques sous la forme de projection audio-visuelle diffusant en temps réel ce qui est produit par le programme en ligne sur le serveur.

Les Interludes sont une proposition à destination de cette équipe afin que chacun s'empare de la réalisation d'un « Interlude » en choisissant une sélection de caméras et en utilisant les mêmes sons que l'auteur a déposé sur le serveur nocinema, les images des webcams et les fichiers sons étant pilotés par le même programme que nocinema. Entre « short movies » et « road movies », les Interludes rejoignent également ceux éponymes diffusés par la télévision dans les années 70 (et auparavant) lors des pannes de programme et des « trous » dans la grille de diffusion et de programmation. Il faut voir les Interludes comme des situations audio-visuelles interstitielles (ambiances, situations d'ameublement) et des fictions quasi-hypnotiques à partir de captations en direct dans des « réels ». L'efficacité du programme nocinema est facilité par l'Internet comme nœud d'interconnexion de ces images d'espaces et de ces sons.

Tout comme nocinema, ces Interludes sont des films en direct, donc continuellement différents, produits et générés automatiquement par un dispositif en réseau sur Internet : le programme réalisé spécialement à cet effet construit des déroulés de plans-séquences live non-fixés et non-enregistrés, issus de webcams, et accompagnés de manière indépendante de bande-sons de mixages sonores « streamés », composées en simultané à partir de sons situés sur un serveur, et sans relation avec les images. Ils sont conçus pour créer un flux de court-métrages non-intentionnels, sans événements ni préparation, dont seuls les spectateurs reconstituent, par l'association et la combinaison en direct de sons et d'images indépendants les uns des autres, les histoires. Paradoxalement, cette œuvre nocinématographique devient une machine de lenteur et de ralentissement alors qu'elle est conçue intégralement sur Internet, réputé pour sa vitesse et son caractère d'accélération de nos attentions.

Dans les séquences d'images, temporisées (1mn par plan), et « zoomées » (chaque image streamée provenant des webcams est agrandie et la fenêtre du browser crée des faux travellings à partir de scripts programmés sur le serveur), des plans noirs sont insérés, marquant volontairement ou involontairement (lorsqu'une webcam est en panne) l'absence d'image, laissant toute la place à la « bande-son » et à l'espace imaginaire qu'elle crée. Le spectateur devenant auditeur imagine le plan imagé possible correspondant et se transporte dans cet espace virtuel. Le plan noir « phonographe » crée également une fiction elliptique dans le fil cinématographique, et rejoint les successions des plans jour/nuit (le plan noir comme plan nocturne sans lumière), et métaphorise la « panne » à l'origine des interludes télévisuels.

Le noir impossible à la télévision et très limité au cinéma, devient un espace auditorium, un espace d'écoute sur Internet. Le noir acousmatique, (sans image ?), est un clin d'œil à plusieurs réalisateurs de cinéma depuis la naissance de celui-ci, de Duras à Kiarostami et à Monteiro, entre autres (dans respectivement, L'Homme Atlantique, ABC Africa et Blanche-Neige).

Seule écriture, sous-titrée, les indications horodatrices sur ces plans noirs rappellent ceux présents dans certains plans de webcams attestant de l'instant simultané au travers des time-zones. Le live, ou plus précisément le léger différé dû à la transmission de ces images et sons sur Internet, ce léger différé restant imperceptible, est celui de la situation construite filmique : il s'agit d'un cinéma en direct.

La « bande-son » générée par des principes de montage et de mixage, d'échantillonnage et de séquençage, est contrôlée par un programme constitué de plusieurs moteurs aléatoires simultanés, à l'image d'une table de mixage virtuelle pilotée automatiquement. Sa nature oscille entre celle électroacoustique et celle radiophonique, et joue des deux dispositifs correspondants : une diffusion électroacoustique distribuée, live et simultanée, un concert ubiquitaire @ home. À la différence de nocinema qui joue sur un dispositif de contribution pour animer les bandes sonores, les Interludes utilise une seule banque de sons, celle de l'auteur de l'Interlude.

Inventant en permanence des récits à la fois actuels et possibles dans lesquels le sonore influe sur l'image capturée en direct (des films à écouter ?), ce (no-)cinéma construit des suites infinies de cadrages partiels et légèrement panoramisés de paysages urbains. Alternant de nuit et de jour, ces récits oscillent entre fiction et documentaire, sans scénario préétabli. Les Interludes constituent des instantanés filmiques agencés, des ambiances et des fragments d'étendues imprévus et distants, qui informent des moments et des lieux à la fois présents, lointains, absents et proches de nos réels, jusqu'à faire résonner nos propres proximités vécues.

Le dispositif de captation en direct, en continu, et de ré-assemblage cinématographique s'inscrit dans une urbanité sensible, partagée, à l'écoute du monde ordinaire.

Le dispositif présenté dans un espace accueillant le public est un ordinateur connecté continuellement sur ce programme en ligne et dont les images et les sons mixés sont projetés et diffusés dans l'espace de présentation.

Les Interludes, épisode 1 par Jérôme Joy, ont été imaginés pour la biennale Art Grandeur Nature à Paris (18 sept / 23 nov 2008) et l'exposition Manières de Fluer présentée par Synesthésie à Yokohama pendant l'exposition collective Bienvenue dans les images fluides en juin 2009. Depuis, les Interludes font partie du Centre d'Art Virtuel Synesthésie (CAV), http://cav.synesthesie.com/ .

Références :
http://www.synesthesie.com/dossier.php?idSub=1926&idFolder=1726&idSection=1724
http://cav.synesthesie.com/25380/ja_ra_me_joy.html?m_op=25380&m_is=1

http://www.synesthesie.com/_fichiers/p_image_679.jpg

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Jérôme Joy
sept. 2008 / rév. 2009

La réalisation de Interludes a été rendue possible par la collaboration avec les serveurs The Thing et nujus.net à New York.
Interludes est réalisé avec le soutien de nujus.net NYC (http://nujus.net/) et de Locus Sonus (http://locusonus.org/).
Programmation, web design et développement technique : Jérôme Joy














   
   
   
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