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Sound and Musical Studies/Études Sonores et Musicales : — Studies




Panorama 1950-2011 (sur la Cure d'Azote, dixit Marcel Duchamp)


« On demande des moustiques domestiques (demi-stocks) pour la cure d'azote sur la Côte d'Azur » (Marcel Duchamp, Anemic Cinema, 1926)



1949 - « Symphonie Monoton-Silence » par Yves Klein (1949-1961). (Edit)

Sous la direction du chef d'orchestre et ancien collaborateur d'Yves Klein (1928-1962), Philippe Arrii-Blachette, cinquante musiciens élèves des différents conservatoires municipaux d'arrondissements de la Ville de Paris et le chœur de la Trinité interprètent la Symphonie Monoton-Silence. Cette symphonie (1947-1961) a accompagné les performances publiques au cours desquelles Yves Klein réalise ses Anthropométries, son mariage (en 1962, Pierre Henry offre la « Symphonie Monoton n°2 » en cadeau de mariage à Yves et Rotraut Klein) et, parfois, le vernissage de certaines de ses expositions, Yves Klein en a aussi diffusé un extrait lors de la conférence à la Sorbonne et un enregistrement vidéographique partiel pour le film documentaire italien « Mondo Cane », 1962 (de Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti, et Franco Prosperi)[1]. Avec ce travail, Yves Klein rejoint dans un certain sens les préoccupations de compositeurs comme John Cage ou La Monte Young. La symphonie consiste en un seul et unique ton suivi de silence. L'artiste, qui s'intéressait à la force méditative du silence, le voulait saisissant. « Mon ancienne symphonie monoton de 1949, qui fut interprétée, sous ma direction, par le petit orchestre classique pendant l'exécution du 9 mars 1960, était destinée à créer "le silence-après" : après que tout fut terminé, dans chacun de nous tous, présents à cette manifestation. Le silence... C'est cela même ma symphonie, et non le son lui-même, d'avant-pendant l'exécution. C'est ce silence si merveilleux qui donne la "chance" et qui donne même parfois la possibilité d'être vraiment heureux, ne serait-ce qu'un seul instant, pendant un instant incommensurable en durée. Vaincre le silence, le dépecer, prendre sa peau et s'en vêtir pour ne plus jamais avoir froid spirituellement. » Yves Klein a noté sur la partition de 1949-1961 les indications suivantes : « [...] durée 5 à 7 minutes plus le "silence" absolu à l'arrêt du son. Personne ne doit bouger dans l'orchestre. / interprétation très vive – très tendue – continue / aucune attaque ne doit être perceptible – il ne faut pas sentir les coups d'archets / Diviser le choeur en deux groupes qui alternativement s'enchaînent. Pour orchestre – 20 chanteurs, 10 violons, 10 violoncelles, 3 contrebasses, 3 flûtes, 3 hautbois, 3 cors » [2].
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/2f6d2a49fa88f902c1256da5005ef33f/054ee6305e2c4f04c12571b6002907e4!OpenDocument
http://www.cirm-manca.org/fiche-oeuvre.php?oe=52
http://www.yveskleinarchives.org/works/works14_fr.html
http://www.youtube.com/watch?v=Qd5evSKFzCU
http://www.kimiko.fr/text/%E2%80%A229note-on-writing-silence-by-yves-klein-john-cage-self-portrait-by-jean-michel-ribettes-2010/


1958 - Les Rencontres de Coaraze. (Edit)

Éliane Radigue (qui sera l'épouse d'Arman de 1953 à 1967), élève de Pierre Schaeffer depuis 1955, puis assistante de Pierre Henry durant l'année 1967, donne un concert de musique concrète, aux Rencontres de Coaraze, festival de poésie et d'art organisé par Jacques Lepage. En 1973 elle enseignât à l'University of Iowa et au California Institute of the Arts ; elle rejoignit Terry Riley, Pauline Oliveros et Maggie Payne au Mills College. Elle a reçu un prix Ars Electronica à Linz en 2006.
http://www.ben-vautier.com/ecole-de-nice/chronologie.php
http://vimeo.com/8983993


1959 - Allures d'objets. (Edit)

Sous le titre « Objets animés », le service de recherche de l'ORTF consacre un film aux « Allures d'objets » d'Arman (Armand Pierre Fernandez, 1928-2005). La réalisation en est assurée par Jacques Brissot et la musique est de Pierre Schaeffer, qui dirige le Service de la Recherche. En 1961, les premières « Colères » viennent compléter ses modes d'intervention sur l'objet à l'occasion d'un film tourné par les actualités de NBC : Arman réalise en direct devant la caméra une « Colère » de contrebasse, à laquelle il donne le titre « NBC Rage ». En 1962, Arman réalise en public à Gstaad dans le cadre de l'exposition "Musical Rage", à la Galerie Saqqârah, « Chopin Waterloo ». En 1963, à Munich, pour le "2ème Festival du Nouveau Réalisme", il réalise en public une « Colère » de violoncelle.
http://www.arman.com/arman-biography-1-fr.html (voir vidéo)


1960 - Festival d'Antibes Juan-les-Pins. (Edit)

Créé le 7 juillet 1960 par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey, il est le premier festival Européen de jazz. Grâce à Norbert Gamsohn, directeur artistique, il a acquis une notoriété mondiale devenant le plus prestigieux festival après celui de Newport.


1962 - Symphonie Monoton par Pierre Henry. (Edit)

Date de composition : 1960 - Durée : 37 minutes - Éditeur : pas d'éditeur - Dédicace : Composée pour le mariage d'Yves Klein le 21 janvier 1962 - Genre : Musique électronique / sur support, musique à sons fixés sur support - Réalisation : Studio de Pierre Henry - Cette pièce devient en 2000 'Monochromie', 13'50 (demande de Madame Yves Klein afin que cette symphonie ne porte pas le même nom le happening musical réalisé par Yves Klein à cette époque et qui portait le titre de 'Symphonie monoton').
http://brahms.ircam.fr/works/work/22173/


1963 - « Fluxus Festival of total art and comportment ». (Edit)

De 1963 à 1965, pièces de rues sur la Promenade des Anglais, avec Ben, Robert Bozzi, Robert Érébo. Étaient jouées surtout les compositions Fluxus de Brecht, Robert Watts et George Maciunas, ainsi que des créations personnelles. Ben réalise son premier film de rue sur ces actions. Au mois de juillet 1963, George Maciunas que Ben avait rencontré à Londres, arrive à Nice. A cette occasion, Ben organise un Festival Mondial Fluxus et Art Total (le 27 juillet 1963 à la terrasse du Provence). Il dure une semaine durant laquelle Maciunas dirige un concert Fluxus à l'hôtel Scribe. Dans l’album « Fluxus etc. » de la Silverman Collection, on trouve le programme du « Fluxus Festival of total art and comportment » (du 26 juillet 1963, Promenade des Anglais et Provence), organisé par George Maciunas : Robert Watts, George Maciunas, Dick Higgins, Ben Vautier, Tomas Schmitt, La Monte Young, et Erébo, avec son « work » intitulé : Cravate. Sur invitation de Jacques Lepage, Ben, Maciunas, Erébo et Bozzi vont un soir dans le village de Coaraze pour donner un concert Fluxus. « Concert Fluxus - Les deux salles » (mars 1963) : "le public est réparti dans deux salles différentes et séparées. Dans chacune de ces salles est installé un système de micros qui communique par des haut-parleurs dans l'autre salle et vice-versa. La musique consiste en l'audition dans chaque salle de ce qui se passe dans l'autre. La composition dure une demi-heure." (Ben)
http://www.ben-vautier.com/ecole-de-nice/chronologie.php
http://www.ben-vautier.com/divers/a-z.php


1964 _ Séries de concerts Fluxus à l'Artistique. (Edit)

« Réalité » avec Ben, Bozzi, Erébo, Pontani, Dany Gobert et Annie. « Concert Fluxus » : "il faut que la musique change / il ne faut plus placer les instruments au même endroit / il faut courir après le pianiste / il faut annoncer du Stravinsky et interpréter un tango / il faut que les musiciens se cachent dans les arbres / il faut faire les spectateurs / il faut que les spectacteurs jouent en marchant / il faut découvrir de nouveaux sons et gestes / il faut faire braire un âne / il ne faut pas faire de son du tout / il faut administrer un somnifère au pianiste et l'écouter dormir". (Ben) (Voir la filmographie de Ben)


1965 - « La Cédille qui sourit ». (Edit)

Entre 1965 et 1968, Robert Filliou ouvre en compagnie de George Brecht, Donna Brewer et Marianne Staffeldt, « La Cédille qui sourit », 12 rue de May, une non-boutique conçue comme un centre international de création permanente. Y sont nées des idées de films et de poèmes visuels, d'acheminement de poèmes en petite vitesse (imaginées dès 1961), et de Telefon-poems (avec Dick Higgins). Dans le « Poïpoïdrome » (à partir de 1964) de Robert Filliou et Joachim Pfeufer, on trouve une série de nouveaux instruments, comme en particulier la boîte à trois fonds permettant de jouer la « symphonie Poïpoï n°1 ».


1966 - John Cage et Merce Cunningham à la Fondation Maeght. (Edit)

Merce Cunningham crée « Place » le 6 août 1966 sur une musique de Gordon Mumma (« Mesa ») interprétée par David Tudor. Dans cette œuvre, le son d'un bandonéon (joué par Tudor) est capté par six micros, traité par un dispositif électronique (manipulé par Mumma) et diffusé grâce à quatre haut-parleurs. John Cage crée « Museum Event » en compagnie de David Tudor et Merce Cunningham. La notion d'"Event" implique des événements à chaque fois uniques en fonction d'un espace et d'une circonstance donnée. Le 3 juin 1967, Cage et Cunningham (en collaboration avec Toshi Ichiyanagi, David Tudor et Gordon Mumma) réaliseront aussi à Saint-Paul-de-Vence, « Museum Event #5 ».


1966 - Concert à l'Artistique. (Edit)

Le Théâtre Total, Identités et Fluxus ont présenté le 12 mars 1966 à 21 heures à l'Artistique « La Table - un événement happening ». Le 29 octobre 1966 le programme du concert donné à l’Artistique (Nice) mentionnerait tous les Fluxus niçois s’il n’y manquait Serge Oldenbourg (Serge III) qui, parti à Prague pour donner avec Ben et Milan Knizak une série de Concerts, fut « retenu » en Tchécoslovaquie pour d’autres « interprétations ». On y trouve Ben, Annie, Alocco, Bozzi, Erébo. Mais ils sont évidemment bien plus nombreux ceux qui, à Nice, ont été influencés ou ont tenté un jour une expérience dans le contexte des Manifestations Fluxus.
http://www.artcotedazur.fr/et-si-l-ecole-de-nice-nous-etait-contee,2698.html
http://www.artcotedazur.fr/local/cache-vignettes/L459xH640/ereb30-7c003.jpg


1967 - Scott Ross. (Edit)

Scott Ross (1951-1989), né à Pittsburgh, obtient ses 1er prix d'orgue et de clavecin au Conservatoire de Nice, avant de devenir l'un des clavecinistes les plus réputés au monde (il fut accueilli par une des élèves et future condisciple, Béatrice Clérici, qui restera son amie jusqu'à la fin). De 1970 à 1972, il habitera la villa La Muette, au 86 Boulevard de Fabron. En 1971, il donnera une série de concerts au Palais Lascaris dans le Vieux Nice. Y-a-t-il seulement un claveciniste vivant capable d'enthousiasmer des publics improbables a priori réfractaires à la musique de clavecin du XVIIIème siècle et pire encore, d'en remplir des salles de concerts ? Son impact a été unique. Il a enseigné à l'École de Musique de l'Université Laval à Québec de 1973 à 1986, et a édité l'intégrale des Pièces de clavecin et des Pièces d'orgue de François Couperin, des Pièces de clavecin de Jean-Philippe Rameau, et des 555 Sonates de Domenico Scarlatti (enregistré à raison de deux par jour).
http://scott.ross.voila.net/
http://www.memetics-story.com/article-7348559.html


1967 - Arthéa. (Edit)

Installé à Grasse, le groupe Arthéa (François Bourlier, Goa Alloro) se démarquent des formes musicales existantes et abandonnent le terme "musique" pour celui de "Gestation Sonore". La "Gestation Sonore" est un travail sur les sons avant qu'ils ne soient codifiés dans une théorie, un travail sur le sonore d'avant le concept. Les instruments nouveaux, conçus, fabriqués et créés par Arthéa ne sont pas des inventions ex-nihilo mais une réflexion et une synthèse à partir de la reconnaissance du caractère sacré de toutes les musiques du monde. Fascinés par les espaces sonores de ces musiques (de l'appel archaïque des conques aux audaces contemporaines), pressentant leurs alliances secrètes, les musiciens du groupe Arthéa se sont engagès dès 1967 dans une exploration du monde musical dans sa diversité : physique des sons, lutherie, philosophie et métaphysique.
http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30828/C&T_1982_8_167.pdf?sequence=1


1967 - Knud Viktor.(Edit)

Encyclopédiste du vivant, installé dans les gorges du Régalon au fond du massif du Luberon, le Danois Knud Viktor capte le Chant de la Terre. Il vit et travaille depuis 50 ans à Cheval Blanc (Vaucluse) dans le Luberon.Avec caméra, appareil photographique, magnétophone, micros, depuis plus de 40 ans, en Provence, il saisit la respiration du monde et sa métamorphose. Il enregistre l’inouï, observe l’imperceptible et l’éphémère. Celui qui se reconnaît « Terrien, donc responsable devant la Terre » est un bouleversant chasseur de sons, débusqueur d’inaudible, « peintre sonore » car dit-il « il fallait conserver ce qu’on écouterait peut-être plus jamais ». Et c’est aujourd’hui plus vrai que jamais car l’activité humaine menace le vivant, la nature.
http://www.terre.tv/fr/174_knud-viktor-lhomme-qui-ecoute-les-fourmis
http://www.youtube.com/watch?v=f08gYDVlFa8


1968 - CIRM (Centre Internationale de Recherches Musicales) et MANCA (Musiques Actuelles Nice Côte d'Azur). (Edit)

Jean-Étienne Marie (1917-1989) fonde le CIRM en 1968 (d'abord situé à Paris puis implanté à Nice en 1975-1978) et le Festival MANCA en 1979. En tant que compositeur, il est un des rares musiciens français qui développât la microtonalité en construisant des pianos expérimentaux accordés dans des systèmes non-tempérés (tiers de ton, seizièmes de ton). Lorsque Michel Redolfi prend la direction du CIRM et des MANCA à partir de 1986 (jusqu'en 1998), de nombreux concerts deviennent mémorables : Morton Subotnik (« Jacob's Room », 1993-94), Jon Hassell (« Fourth World - Lurch », 1997), Terry Riley (« Atlantis Nath », 1992/1998, 2002), Éliane Radigue (« Koume - Trilogie de la Mort », 1993), Luc Ferrari (en 1996), Giacinto Scelsi, les concerts aquatiques de Michel Redolfi, etc. et les installations et performances de Bruce Odland et Sam Auinger (« City Ears », 1996), etc.
http://www.ars-sonora.org/html/numeros/numero04/04a.htm


1968 - « Maledictus Sound », Jean-Pierre Massiéra. (Edit)

Voici l'histoire de Jean-Pierre Massiéra, producteur, compositeur, patron de studio, guitare héro et maître du déllirum psychédélico-disco. Il fut le cerveau détraqué des MALEDICTUS SOUND, disque de « frenzy listening » paru en 1968. Cet album culte sera pour lui le début d'une délirante série de productions musicales en marge des grands courants commerciaux. Son parcours fut multiple... et insaisissable. Pendant 20 ans, ses productions ont oscillé entre l'underground delirium et la variété showbizz. Surf music, rock psychédélique, hard rock, progressif, disco, proto-techno : Jean-Pierre Massiéra a touché à tout avec une constante obsession pour le pastiche, la subversion, les sabotages musicaux et l'humour noir. Son œuvre est sans vision unique... et pourtant unique. Avant de devenir producteur de disques, il avait été durant quelques années un guitariste très en demande. Il accompagna Michèle Torr durant deux ans et travailla avec Claude François durant une année. Il fit tant et si bien qu'il put ouvrir son propre studio de production. S.E.M. avec pignon sur rue au 1, av. Cagnoli à Nice. Doté d'un équipement des plus modernes, ce studio devint vite l'un des plus populaires en France. Il ne faut donc pas se surprendre lorsque Jean-Pierre nous révèle qu'il a déjà fait des productions pour les compagnies RCA, Decca, Barclay et naturellement S.E.M. Mais vint un moment où Jean-Pierre voulut s'occuper de jeunes talents. Avec son bagage de connaissances musicales, il se rendit sur la côte d'Azur à la recherche de chanteurs, chanteuses ou encore de groupes susceptibles "d'accrocher". Plus tard en 1969 il s'installa à Montréal. Peu après, Jean-Pierre quittait le Québec à la fin de février à destination de Paris. Le 1er mars aura lieu dans la ville Lumière le lancement de l'opération "Révolution". Un immense placard, où seront affichés 2,000 posters, placé dans un endroit stratégique de la ville annoncera aux Français que "Révolution est là". Le travail de Jean-Pierre consistera à établir les contacts nécessaires auprès d'autres producteurs, journalistes, propriétaires de stations radiophoniques afin qu'ils soient au courant que "Révolution" ENVAHIT LA France. Lorsque ce travail de base sera complété, Jean-Pierre verra la possibilité qu'il y a de construire un studio d'enregistrement à Paris. Les deux premiers artistes révolutionnaires(! ) qu'on tentera d'implanter en France sont Nanette et Stéphane. — « 200 VIOLONS, 18 BATTERIES, 5 GUITARES SECHES ÉQUIPÉES CHACUNE D'UN MICRO PAR CORDE, 92 PIANOS A QUEUE, PLUS 1 PIANO DROIT EN SOLO, 150 CHORISTES, 58 CUIVRES ET 3 BOIS, 4 CONTREBASSISTES ARBITRÉS D'UN PIPO. CETTE FORMATION ÉTANT DIRIGÉES PAR 10 CHEFS D'ORCHESTRE, L'ENREGISTREMENT S'EST EFFECTUÉ DANS 10 STUDIOS DIFFÉRENTS RELIÉS LES UNS AUX AUTRES A LA MEME CABINE DE SON PAR UN SYSTEME DE TÉLÉVISION EN COULEURS. LA PRISE DE SON S'EST RÉALISÉE A L'AIDE DE 41 MICROS, 6 CHAMBRES A ÉCHO ÉLÉCTRONIQUE, 4 CHAMBRES A RÉVERBÉRATION NATURELLE ET LE TOUT POUR ABOUTIR SUR 1 MAGNÉTOPHONE 24 PISTES EN BANDE 6 POUCES. » (Maledictus Sound, 1968)
http://www.muchogustorecords.com/fr/artistes_jpm.php
http://www.jpmassiera.com/
http://www.youtube.com/watch?v=—tGf0AKXqg
http://www.youtube.com/watch?v=VuBRNzNNeKs
http://www.youtube.com/watch?v=sBp8uVPUTKk
http://www.youtube.com/watch?v=wPrHBOhdZc0
http://www.youtube.com/watch?v=FVDGmuyT4d0
http://www.youtube.com/watch?v=rv8JNNmE3ZQ
http://www.youtube.com/watch?v=tQP7yZSn5xw
http://www.youtube.com/watch?v=isiL1j_nnEo
http://www.youtube.com/watch?v=WfTU0Yokyv0
http://www.youtube.com/watch?v=dSKZ6UynAjY
http://www.youtube.com/watch?v=z9UHMUI5_v0
http://www.youtube.com/watch?v=l1sgjkpEbeY


1969 - « Aus den sieben Tagen (Unbegrenzt) » et « Spiral », de Karlheinz Stockhausen. (Edit)

Le 24 août (ou juillet ?) 1969, la partie "Unbegrentz" de l'œuvre « Aus den Sieben Tagen » est jouée en nocturne et en plein air par l'ensemble (Harald Bojé, Michel Portal, Diego Masson, Karlheinz Stockhausen, Roy Hart, etc.) , le programme est entrecoupé par trois versions de « Spiral » pour electronium et radio ondes courtes, interprétées par Harald Bojé.
http://www.youtube.com/watch?v=hhbqUr8PCZ0


1969 - Serge III. (Edit)

Serge III Oldembourg, ami de George Brecht fait de l’auto-stop entre Nice et Paris avec un piano à ses côtés. Il avait déjà, en 1966, à l’occasion d’un concert Fluxus en Tchécoslovaquie, donné ses papiers et son costume à un militaire à Prague et cela lui avait valu 14 mois de prison. Il sera échangé contre un espion tchèque emprisonné en France dont le patronyme signifiait liberté.
http://noesis.revues.org/index743.html


1970 - Pink Floyd à Antibes. (Edit)

Le dimanche 26 juillet 1970 les Pink Floyd jouent à la pinède Gould au XIème Festival de Juan-les-Pins. Ils joueront aussi à Saint-Raphaël et Saint-Tropez, les 8 et 12 août de la même année. La télévision française filme l'événement qui sera diffusé dans l'émission Pop 2 de Patrice Blanc-Francard les 10 et 24 octobre 1970 (Archives INA, rediffusées durant l'été 2010 sur le site INA). La chanson « San Tropez » écrite par Roger Waters fut éditée sur l'album « Meddle » en 1971, sans doute en souvenir de leur passage : la chanson reflète une vision idéalisée de ce que aurait pu être une journée à Saint-Tropez.
http://video.google.com/videoplay?docid=-3919530544879324048#
http://www.brain-damage.co.uk/concert-dates/1970-tour-dates-concerts-2.html


1970 - Popanalia, Festival de Biot.(Edit)

Le 5 août 1970, une scène géante est installée dans le quartier de l'Eganaude à l'emplacement des bâtiments actuels de la société Amadeus. Le terrain a été loué par Jean Karakos (et Jean-François Bizot et Bernard Kouchner), un homme d'affaire qui estime que l'organisation d'un concert rock en France peut être rentable. Ce festival doit durer deux jours dans des conditions "woodstockiennes" : ni point d'eau, ni toilettes et une piste poussièreuse en guise d'accès. Popanalia a été un échec retentissant. "C'était un raté considérable pour l'organisateur. Les stars (Pink Floyd, Eric Clapton, Joan Baez, Soft Machine, Gong, les Moody Blues, King Crimson, Art Ensemble of Chicago, Archie Shepp, Sonny Sharrock, Don Cherry) étaient là, mais le public ne voulait pas payer (moins de 4000 auront payé les 30 francs du prix d'entrée sur 30 000 spectateurs). L'organisation s'est laissée déborder. Les gens arrivaient de n'importe où. C'était le bordel. Le concert s'est mal passé, des individus ont coupé le câble du groupe électrogène, et ce fut la panique la plus totale. Il n'y a pas assez d'argent pour régler les frais et surtout le reste des cachets." Finalement, seule Joan Baez (qui était d'ailleurs arrivée en limousine avec Charles Bronson) chantera parmi les vedettes programmées. Les organisateurs annulèrent le festival quelques heures après son coup d'envoi. En 2010, quarante ans après, la ville de Biot organise la deuxième édition de ce festival maudit le 9 juillet (prix d'entrée 35 euros), avec Trilok Gurtu, Omar Sosa & Paolo Fresu, Archie Shepp, Gong et Sashird Lao.
http://www.popanalia.com/


1970 - Gong, un groupe favori sur la Côte d'Azur. (Edit)

Gong est un groupe de space rock, rock progressif et free-jazz fondé par l'australien Daevid Allen, guitariste de Soft Machine, à la suite d'un exil forcé en France à partir de 1967. En juillet 1970, Gong joue à Saint-Tropez et le 24 à Valbonne (avec d'autres invités dans la programmation : Amon Düül II, Brigitte Fontaine, Red Noise, ...) ; ils étaient aussi invités à jouer au festival Popanalia à Biot. Le 17 janvier 1971, Gong joue à Cannes sur un radeau ! En mai 1972, ils jouent à Nice (le 23), à Monaco (le 24), à Grasse (le 25), à Cannes (le 26 à La Janica), à Nice de nouveau (le 27 à la MJC Gorbella), et à Vence (le 28, où ils reviendront le 11 juillet). Près de quarante après, Gong a rejoué à Nice le 11 novembre 2009, sous les vapeurs de Gilly Smith, maîtresse du "space whisper".
http://www.planetgong.co.uk/
http://dicorock-francais.over-blog.com/article-19020220.html
http://calyx.perso.neuf.fr/gong/chrono.html
http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/video/CPF86653669/pop-deux-emission-du-9-janvier-1971.fr.html


1970 - « Dream House » de La Monte Young aux Nuits de la Fondation Maeght, exposition de musique contemporaine, à Saint-Paul de Vence. (Edit)

Dates : du 29 juillet au 4 août (29 & 30 juillet, 2, 3 & 4 août : à 16h ; 31 juillet et 1er août : à 21h). Dream House : un environnement continu, sonore et lumineux, constitué de fréquences avec quelques parties chantées, par le Theatre of Eternal Music : La Monte Young (voix et générateurs de fréquences), Marian Zazeela (voix, projection et environnement lumineux), Jon Gibson (voix et saxophone ténor), Terry Riley (voix - les 29 et 31 juillet, et le 1er août), David Rosenboom (violon alto - les 30 et 31 juillet, et le 1er août), Susanna de Maria (projections et costumes), Kurt Munkacsi (ingénieur du son).


1971 - The Rolling Stones à Villefranche-sur-Mer. (Edit)

Les Rolling Stones débarquent en France à Villefranche-sur-Mer où Keith Richards a loué une sublime villa : la Villa Nellcote. Harcelé par la presse, coursé par les fans et poursuivi par le fisc, le groupe a décidé de s'exiler en France pour poursuivre à huis clos l'enregistrement de son album « Exile on main street ». Outre le studio de fortune qu'ont installé les Stones en sous-sol, la villa est aussi un lieu de débauche où cohabitent guitares, batterie, saxo, micros, femmes, enfants, potes et drogues.


1972 - Jacques Dudon au Thoronet.(Edit)

Jacques Dudon est un compositeur et luthier expérimental français né en 1951 à Villecresnes. Il est surtout connu pour ses recherches sur la synthèse sonore microtonale utilisant des disques photosoniques: instrument de synthèse graphique permettant la génération optique des sons, développé à partir de 1972. La synthèse sonore "photosonique" n'utilise aucun synthétiseur électronique mais la simple lumière, naturelle ou artificielle, traversant les formes dessinées sur des disques transparents en rotation pour venir éclairer une cellule photovoltaïque directement branchée à l'entrée d'un amplificateur. Le fait de recouvrir partiellement deux ou trois disques en mouvement, associé aux diverses formes dessinées, permet de grandes variations dans les formes d'ondes produites et donc de la musique harmonique qui en résulte. Il est l'actuel président de l'Atelier d'Exploration Harmonique (AEH) au Thoronet dans le Var où il anime l'atelier de recherches psychoacoustiques.
http://www.youtube.com/watch?v=pt3gMPOc_2I
http://www.youtube.com/watch?v=O8Sq_FZV_l4
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Dudon


1974-1978 - Michel Magne à Saint-Paul de Vence.(Edit)

En juillet 1974, Michel Magne (1930-1984) s'installe à Saint-Paul de Vence avec sa famille. C'est en juillet 1975 que Michel Magne présente, à la galerie De La Salle à Saint-Paul de Vence, sa nouvelle démarche : tricots et tressages. La bande magnétique devient le support et l'objet de toute son oeuvre. Les tressages (de bandes magnétiques) ont été exécutés sur les métiers de haute lisse de Jean-Pierre Walfard. Le 27 avril 1976, au Martini Centre de Bruxelles, Michel Magne donne un concert de ses dernières oeuvres pour piano, la veille de son exposition "musique visuelle" à la galerie Micha toujours à Bruxelles. En 1977, Michel Magne expose à la galerie Frédéric Gollong à Saint-Paul de Vence. (par Marie-Claude Magne-Calvet) — Pour info : En 1947-1948, il commence à dessiner ses partitions de "musiques à regarder" : les tâches, les glissades, les larmes d'encre sur partitions blanches, qu'il intitule : "Berceuses pour faire pleurer les gosses de riches", "Larmes de gens heureux", etc. En 1948, à l'âge de dix huit ans, il découvre la musique électronique à Paris.Le 15 juillet 1954, à la salle Gaveau, il donne un « Concert de musique inaudible » : en clair, une séance d’infra-sons ! Catastrophe : toute la salle est malade ! En 1962, Michel Magne achète le château d’Hérouville, une bâtisse en ruines près de Pontoise, qu’il va s’ingénier à restaurer lui-même. Il y accueillera tout le gratin de la musique et du cinéma. Il fonde la Société d’enregistrement Michel Magne, mettant à la disposition des professionnels et des particuliers un studio d'enregistrement champêtre. De nombreux musiciens venus à Hérouville y trouveront le gîte, le couvert et le studio pour un prix forfaitaire : Canned Heat, Bill Wyman, Elton John (trois albums de suite, dont un double, en deux ans !), Cat Stevens, Gong, Dashiell Hedayat, Gilli Smyth, Pink Floyd, Rod Stewart, Magma, Eddy Mitchell, Nino Ferrer, Pierre Vassiliu, Terry Riley, T-Rex, Alain Markusfeld, Claude Nougaro, Michel Polnareff, Danyel Gérard, Adamo, Gilbert Montagné, Joël Daydé, Zoo, Catherine Ribeiro, Jean-Christian Michel, Alice, Ergo Sum, Total Issue, Zabu, Uniweria Zekt, Catharsis, Jethro Tull, David Bowie et bien d'autres profiteront de ces installations.''
http://www.peermusic.fr/catalogue/auteur.html?id=23481 http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?VISuperSize&item=230597083821


1974 - Shylock.(Edit)

Groupe français de rock progressif (composé de Frédéric L'Épée, Didier Lustig, André Fisichella, puis Serge Summa), Shylock a sorti 3 vinyles entre 1975 et 1978, marqués par l'influence de King Crimson. Le groupe eut une notoriété qui dépassait les frontières : il fut un des seuls groupes français de l'époque à avoir décroché un contrat CBS pour l'édition de leurs albums. Par la suite Frédéric l'Épée a créé les groupes Philharmonie (dans les années 80 et 90) et Yang (en activité).
http://yanggroup.fr/ http://www.bigbangmag.com/cshylock1.php


1978 - CAN.(Edit)

Le groupe krautrock et de rock expérimental CAN installe son studio en France à côté de Nice, dans les gorges du Var[3] : le « Outer Space Studio » monté par Michael Karoli (un autre membre de Can Irmin Schmidt montera aussi en 1981 son propre studio près d'Avignon). Ce studio succède au précédent « Inner Space Studio » successivement situé dans une partie du château de Nörvenich près de Cologne, puis à partir de 1971 dans l'ancien cinéma du petit village de Wellerswist toujours près de Cologne. C'est dans le studio niçois qu'en novembre 1986 le groupe se retrouve avec leur premier chanteur, Malcolm Mooney, pour enregistrer leur album « Rite Time », ainsi que quelques-uns de leurs albums personnels. Le fameux studio de CAN « Inner Space Studio », près de Cologne, a été démonté pièce par pièce en 2004 pour être remonté dans le nouveau musée du Rock'n Pop allemand à Gronau.
http://www.rock-popmuseum.de/ (Voir aussi le DVD CAN)


1979 - Enregistrement de « The Wall ». (Edit)

Les Pink Floyd enregistre dans une période très mouvementée leur album « The Wall » début avril près de Nice (à Berre-les-Alpes) au studio Superbear. Il s'agissait d'un ancien restaurant racheté par un auteur-compositeur anglais, transformé en studio dernier cri par la société Eastlake Audio. (Autres artistes ayant enregistré dans ce studio : Queen, Paul McCartney, Elton John, Ringo Starr, Kate Bush, The Alan Parsons Project, Francis Cabrel, Dick Rivers, Bijou). Un incendie de forêt aura raison de la bâtisse en 1986. Une partie de l'album a été enregistré également au Studio Miraval (dont l'un des actionnaires est Jacques Loussier) à Le Val dans le Var (le domaine est actuellement loué par le couple Brad Pitt - Angelina Jolie depuis 2008).
http://franck.ernould.perso.sfr.fr/miraval.html


1980's - Création du studio son à la Villa Arson par Lars Fredrikson (1926-1997),(Edit)

développé ensuite par Jérôme Joy (1992-2010, avec les projets d'enseignement et de recherche AudioLab, SCAN et Locus Sonus). À partir de 2005, l'enseignement a été poursuivi par Pascal Broccolichi. Entre 1992 et 2004, AudioLab a permis de présenter de nombreux projets et performances présentés par des artistes invités (John Oswald, Kasper T. Toeplitz, Malcolm Goldstein, Daniel Charles, Claudia Hart, Thomas Köner, Jason Kahn, Michael Northam, Martin Tétreault, Paul DeMarinis, Robert Barry, Dominique Petitgand, José-Antonio Orts, Jean Dupuy, Bernard Heidsieck, ErikM, etc.) et de développer des ateliers et séminaires autour du numérique, de l'électronique et des réseaux (avec comme assistants : Ludovic Lignon, Luc Kerléo, Marie-Pierre Bonniol, Yannick Dauby, Fabrice Gallis, Silvia Argüello) : revue AudioLab, RadioMatic, Exil, Artel, Lascaux2, conférences en ligne, Agglo, Locus Sonus, etc. (description à compléter par Pascal Broccolichi)
http://jeromejoy.org/w/index.php?page=Audiolab


1980 - The Stranglers - 20 juin 1980.(Edit)

À Nice, les membres du groupe punk-rock The Stranglers sont arrêtés et incarcérés durant une semaine, au commissariat de la rue Gioffredo, pour incitation à l'émeute, après avoir demandé à la foule de saccager le parvis de la Fac de Droit où ils se produisaient (les Stranglers accusaient les autorités universitaires d'être responsables des nombreuses coupures de courant durant le concert). La réaction du public consistât à jeter des bouteilles et casser les vitres du restaurant universitaire et de la conciergerie avoisinante. Le bilan est lourd : plus de 86 000 francs de dégâts. Cette frasque leur inspirera quelques années plus tard le titre « Nice in Nice » et le clip vidéo éponyme dans lequel ils sont habillés en Dalton.
http://www.youtube.com/watch?v=STHpwDKP4-Y


1988 - Concert Fluxus.(Edit)

Concert Fluxus à la GAC (Galerie d'Art Contemporain des Musées de Nice) joué par Jean Mas, Serge III, Ben et Renata. « Fluxus, c’était le mouvement le plus radical, la meilleure façon de ne pas crever d’un coup de soleil dans la maison de retraite (…) Il y a vingt ans ou plus j’ai inventé, avec la complicité de Franck Bianchéri (…) la biographie de Ion Guyhot, célèbre penseur albanais, précurseur de Dada, des surréalistes, des électro-acousticiens, des répétitifs, acteur de la révolution de 17 et de la libération de Tirana, auteurs d’ouvrages essentiels d’éthique et d’esthétique, créateur de l’école du détachement (je crois que ce texte a été publié dans le numéro 1 et unique de la revue « EREBOZZISME ». Emule de ce génial avant-gardiste universel, je garde depuis lors à peu près le silence et continue mon travail, désirant et découvrant, curieusement ». (ettre de Robert Bozzi, Paris, 1er mai 1989)
http://www.artcotedazur.fr/et-si-l-ecole-de-nice-nous-etait-contee,2698.html


1990 - Frank Royon Le Mée (1953-1994). (Edit)

Le compositeur et performeur Frank Royon Le Mée, aux limites du burlesque et de la facétie musicale, enregistre entre 1990 et 1993 un disque mémorable. Trois octaves et demie de tessiture, du haute-contre au baryton, en talons hauts sur la scène de l'Opéra de Paris dans « La Vera Storia » de Luciano Berio, dans le showbiz, il remplaçait des chanteurs du Top50 défaillants pour une syllabe inaccessible, fréquentait les Mothers of Invention à Los Angeles, improvisait avec Kurtag et Kientzy, interprétait les contemporains comme les baroques, concevait des spectacles délirants à plusieurs orchestres et chœurs. Il fut proche aussi du groupe Un Drame Musical Instantané.
http://www.youtube.com/watch?m8bc_YdNwFs


1990 - Presque Rien n°4 (ou la remontée du village), Luc Ferrari (1929-2005). (Edit)

« J'ai toujours hésité avant de faire circuler un Presque Rien. Par exemple le premier a mis deux années avant de sortir de sa cachette et ça a continué ainsi. Et pour le quatrième, il a fallu neuf années d'hésitation. Mais le voilà. Peut-être c'est parce que c'est un vrai faux presque rien où la réalité et le mensonge sont mêlés. Il s'agit de la remontée du vieux village de Vintimille. » (Luc Ferrari) — This piece, like the others, is built out of sounds collected in a specific environment on a single day or two, which is subject to a long process of scrutiny and recombination. The recorded event in La remontée du village is merely a walk up a steep slope in the Italian town of Vintimille, which Ferrari then took nine years to put into a finished form. (SubRosa) — En novembre 1990, il réalise avec Brunhild Ferrari-Meyer, le "Conte Semtimental n°5 (Sieste Italienne)" : Comme un photographe, le compositeur capte avec son magnétophone les lieux, les scènes et les gens de Ventimiglia, et propose à qui l'accompagne la découverte de la vieille ville.
http://lucferrari.org/
http://www.youtube.com/watch?v=Yhcgm3rdaUY
http://www.youtube.com/watch?v=4agRuyMxF2g
http://www.ina.fr/media/entretiens/audio/00361545/luc-ferrari-60-ans-1ere-partie-le-pianiste.fr.html
http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/audio/00361726/luc-ferrari-60-ans-2eme-partie-le-machiniste.fr.html
http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/audio/00362080/luc-ferrari-60-ans-4eme-partie-accident-visage-coupure.fr.html
http://download.arteradio.com/sons/15ferrari_hq_fr.mp3
http://www.paristransatlantic.com/magazine/interviews/ferrari_fr.html
http://www.silenceradio.org/grid.php?sound=126


1992 - Manca / Musique en réseau.(Edit)

Un concert de musique en réseau ou de télémusique consiste en une ou des interactions en temps réel, en direct et à distance, assurées par un réseau informatique (et télématique) qui permet aux musiciens répartis dans différents lieux distants de jouer ensemble de la même manière que s'ils étaient dans le même espace et dans la même salle de concert. Les musiciens utilisent des connexions soient standards (Internet, ADSL), soient issues de l'informatique musicale (en combinant le langage MIDI, l'Ethernet et l'Internet), soient encore de très haut débit (ISDN et Internet2), ces dernières étant des connexions multiplex audio et video de haute fidélité. Le CIRM a été un des premiers lieux en France où se sont développés les concerts en réseau. Entre 1992 et 1998, le CIRM a réalisé plusieurs types de concert en réseau : en 1992, « Brunch in California — Dinner in France » : un concert en réseau via des connections video et MIDI lors du Festical Manca en collaboration avec l’Electronic Café en Californie, avec Morton Subotnik, David Rosenboom, Terry Riley et Michel Redolfi ; en 1993 le CIRM à Nice organise un concert transatlantique avec l'Electronic Café à Santa Monica : Terry Riley improvise sur ses claviers en Californie et pilote en même temps un Disklavier à Nice, avec la participation de Jean-Claude Risset et de Michel Pascal; la liaison (MIDI) s'effectuant par modem et videophone avec le logiciel MidiPhone ; au Festival Manca en 1995, concert durant lequel David Hykes chantait avec son ensemble vocal à New York (The Harmonic Choir), le son étant transporté via ISDN et diffusé dans l'espace acoustique réverbérant (12 sec.) de l'Abbaye du Thoronet dans le Sud de la France, et ainsi « traité », retransmis en temps réel dans la salle de concert de The Kitchen; en 1997, la voix d'une chanteuse à Nice est traitée en temps réel par Lawrence Casserley à Londres et rediffusée dans la salle de concert en France, la chanteuse jouant ainsi en direct avec sa propre voix traitée, filtrée et harmonisée à distance; en 1997, Jérôme Joy crée « Gestes » au Festival Manca, un œuvre instrumentale et électroacoustique en réseau (en ISDN) avec des musiciens à Nice et à Londres (d'où la combinaison avec le Festival Lust à I.C.A.), les deux lieux accueillant un public. Il avait réalisé l'année précédente en 1996, « Vocales », une œuvre d'hypermusique (ou télémusique) entièrement conçue sur des protocoles Internet, et le site Internet « Habitation », pour le festival MANCA, studio virtuel accueillant une vingtaine de musiciens (George Lewis, Gilles Grand, Warren Burt, Steve Bradley, Alvin Lucier, Yuko Nexus6, etc.) ; la même année, Luc Martinez organise un concert en réseau pour la séance d'ouverture de l'Union internationale des télécommunications à Genève : un percussionniste (Alex Grillo) joue sous terre sur les stalactites des grottes de Saint-Cézaire dans les environs de Nice, les sons étant retransmis via des lignes ISDN en Suisse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_en_reseau
http://jeromejoy.org/files/webs/1996_habitation/default.html


1995 - « Murs du Son - Murmures - Max Neuhaus / Évoquer l'auditif (Evoking the Aural) ».(Edit)

"Précurseur des grandes expositions de musées, « Murs du Son, Évoquer l'auditif et Murmures » à la Villa Arson de Nice en 1995 avait bénéficié d'une architecture labyrinthique convenant naturellement à l'atomisation des installations sonores" (Goran Vejvoda, "Always Back to Silence", 2002). Ouverte au public du 8 juillet au 1er octobre 1995, l'exposition présentait des œuvres de : John M. Armleder, Michel Aubry, Robert Barry, Pascal Broccolichi, Lars Fredrikson, Liam Gillick, Jérôme Joy, Richard Kongrosian, Ludovic Lignon, Maurizio Nannucci, Max Neuhaus, Kristin Oppenheim, José Antonio Orts, Erik Samakh, Isabelle Sordage, Nathalie Talec. En raison du caractère particulier de l'exposition, il n'y eut pas de vernissage. "À peine formulée, l’idée de proposer une exposition consacrée au son dans les arts plastiques manifeste sa part d’ombre : ou bien le son est à considérer comme un genre à part entière, même s’il est l’un des derniers venus sur la scène artistique, et l’on ne voit pas alors en quoi une telle exposition serait un projet par rapport, par exemple, à une manifestation qui aurait comme objet la peinture ou la sculpture ; ou bien le son n’est pas un genre vraiment, au moment où cette notion même de genre est menacée d’obsolescence, et l’on ne voit pas pourquoi il faudrait lui consacrer une exposition. C’est pour avoir traversé ces doutes et donc abordé le rivage de quelques-unes des réponses possibles que cette exposition a lieu. Les premières réponses ont visé l’idée d’un constat : la manifestation n’aura pas pour objet d’esquisser les rudiments d’une histoire ou d’une théorie, mais de proposer une coupe lisible dans le désordre du présent. [...] Et avec le concept d’espace une troisième clé se faisait jour, justifiant l’exposition de l’interrogation des relations de l’art à son lieu propre, de l’exploration des aptitudes du son à mettre en jeu non seulement l’espace physique dans lequel il est produit, mais toutes ses déclinaisons sensorielles et sémantiques : espace sensible, espace social, espace culturel, espace politique. C’était là le la, pour s’amuser de ce jeu de mot, la référence d’un accord, mais aussi bien de toutes les disharmonies possibles du lieu de l’art aux distances et aux questionnements qu’il héberge, l’espérance d’un vrai plaisir du visiteur à mesurer tous les espaces, physiques ou culturels autour de lui en fermant ici et là les yeux. C’était là la leçon." (Jean-Philippe Vienne)
http://www.goranvejvoda.com/always_back_to_s.pdf
http://archives.villa-arson.org/exposition-unique/1995MDSO,Murs%252Bdu%252Bson%252B%25252F%252BMurmures,


1996 - Première présentation du « Collective JukeBox » (sous son premier nom : « Collage JukeBox ») à Nice Fine Arts, rue Fodéré. (Edit)

Des œuvres sonores et musicales de plus d'une centaine d'artistes ont été jouées durant deux jours, les 29 et 30 juin. Les 6 et 7 juillet suivants, « Collage Musiques de Plein Air » a été présenté à la Station avec les mêmes œuvres jouées sur un système de sonorisation extérieure. L'ensemble était accompagné d'un programme d'installations sonores (Dominique Angel, Christophe Ballangé, Jean Dupuy, Lisa Karoll, Luc Kerléo, Maxime Matray, Florian Mutschler, Christian Vialard) et de performances (14 guitares électriques de Frédéric L'Épée ; Xavier Boussiron ; Pascal Broccolichi ; Hélène Myara). Durant les mois qui ont suivi et les années suivantes, le « Collage Audiothèque » était accessible au public : une centaine de cassettes consultables à l'aide de walkmans. Par la suite le projet a été présenté sur un dispositif de juke-box jusqu'en 2004 dans de nombreux lieux (galeries, centres d'art et musées) et festivals, présentant plus de 1500 œuvres de près de 500 artistes.
http://collectivejukebox.org/


1996 - Le Silence des Sirènes. (Edit)

Organisation fondée et menée par Yannick Dauby et souvent associée à Studionex qui a organisé une série de concerts expérimentaux sur Nice (Laurent Dailleau, Michael Northam, Christophe Havard, Domenico Sciajno, Joelle Vinciarelli, etc.) et a édité des cds, jusqu'en 2002. A partir de 2002, le Silence des Sirènes a donné naissance à Kalerne.
http://kalerne.net/


1997 - Concert à l'EAC Mouans-Sartoux.(Edit)

Concert avec des œuvres de La Monte Young, Éliane Radigue, John Oswald, etc. par le collectif Les Ateliers, mené par Jérôme Joy. Pour la même occasion, le programme radiophonique "Résistances" par Collective Radio (projet issu de Collective JukeBox) en collaboration avec l'Espace de l'Art Concret, est mené durant plusieurs semaines avec la collaboration d'Agora FM avec des œuvres inédites de Lee Ranaldo, Bruno Guiganti, Gregory Whitehead, John Oswald, Dominique Petitgand, Robert Barry, etc. D'autres concerts ont eu lieu à Nice par Les Ateliers, avec notamment la création d'une œuvre de Claude Schryer (au Bar des Oiseaux).
http://jeromejoy.org/files/webs/1998_homestudio/ateliers/atel.htm


1999 - Jean-Luc Verna.(Edit)

Lors de l'e-exposition Lascaux2, coordonnée par Paul Devautour et Jérôme Joy, Jean-Luc Verna utilise pour une des premières fois toute une série de poses (donnant lieu à des performances retransmises via des webcams lors de rendez-vous en ligne durant l'exposition) dont le modèle sont les poses scéniques de Siouxsie Sioux.
http://lascaux2.info/


2000 ? - Clip U2.(Edit)

clip U2 tourné en partie à la Villa Arson durant l'été (retrouver le clip)[4]


2000 - Krta. (Edit)

Naissance en 2000 du collectif 38RG (pour 38 rue Gioffredo) qui deviendra le K.tra (pour 4 rue Assalit), puis le Ktra, qui a organisé de nombreuses séances d'improvisations expérimentales. Ce collectif regroupe des jeunes artistes, musiciens, acteurs et danseurs, pour la plupart issus de l'Université de Nice-Sophia Antipolis, de la Villa Arson et du Conservatoire National de Région de Nice. Le SEK (Studio Expérimental du Ktra) voit alors le jour. Le collectif entreprend une collaboration avec le collectif Medit (issu de la Villa Arson) en partageant leurs résidences à l'Atelier Expérimental de Clans en juillet 2005 et à la Friche Belle de Mai à Marseille la même année. En 2007 le Collectif du Ktra donne naissance au GRIPI (Groupe de Recherche et d'Interprétation de Partitions Improbables). Ce groupe comporte un ensemble de 10 musiciens spécialisés dans l'interprétation des partitions contemporaines, ainsi qu'un groupe de recherche, d'expérimentation et de création (Florian Gourio, Augustin Dupuy, Thomas Lippens, Gaël Navard, Manuel Rosas Gutierrez, Jean-François Trubert, Bruno Lecoq, Martin Mor, Caroline Bouissou, Robin de Courcy, Claire Buisson, Alexandra Guillot, etc.) . Ils participent en 2007 à l'exposition « Sounds in Underground » (Muséaav, Nice), à « Les yeux écoutent, les oreilles regardent » à Antibes (2006).
http://ktra.fr/


2001 - « pefalm », pizMO. (Edit)

Le trio de musique électronique improvisée "harsh noise" pizMO (Yannick Dauby, Jérôme Joy, Julien Ottavi) réalise ses deux premiers concerts le même jour le 15 septembre 2001 : le premier à la Médiathèque de Nice, et le second au Logoscope à Monaco. Lors de ce concert, très "noise" et d'un volume d'amplification très élevé, le trio effréné déclenche les alarmes sismiques. L'enregistrement de ce concert a été ensuite édité par le label Tiramizu en 2003.
http://pizmo.free.fr/
http://tiramizu.net/


2001 - Les Disques en Rotin Réunis (L.D.R.R.). (Edit)

Lancé en 2001 sous la houlette d'Arnaud Maguet, ce label vinyle (et quelques cds) s'occupe de tout ce qui dévie des icônes de la sous-culture et de la culture populaire issues du rock'n roll, du rock-garage, du krautrock, psychédélisme, etc. jusqu'à représenter une sorte de laboratoire à fictions (disques, vidéos, photographies, textes, installations, ...) mettant à distance, avec du "delay", de la "reverb" et de l'espièglerie, les Ages d'or de ces musiques et des imageries qu'elles transportent. (à compléter par Arnaud Maguet)
http://disques.rotin.free.fr/


2002 - Les Niçois à la Star'Ac. (Edit)

Les portes du château de Dammarie-lès-Lys se sont ouvertes plusieurs fois aux niçois : Jenifer (en 2002), Lucie, Georges Alain, Pascal Mono et Pierre...


2003/2006 - RAAC, les Rencontres Acoustiques et Algorithmiques de Clans. (Edit)

Animées par Fabrice Gallis, Ludovic Lignon, Luc Kerléo et Yannick Dauby, et accueilles par l'Atelier Expérimental dans le village de Clans (mené par Isabelle Sordage), ces rencontres annuelles proposent des workshops rassemblant des artistes et chercheurs invités, des étudiants et des habitants du village. Menées avec dynamisme, les RAAC ont ouvert de nombreuses pistes concernant les croisements entre l'écoute et la programmation, l'électronique, la prise de son, etc., tout en se fondant sur l'interrogation des formes artistiques (sonores). Par la suite, l'Atelier Expérimental a initié plusieurs résidences, festivals et événements autour de l'art sonore :outre les artistes nommés ci-dessus, Caroline Bouissou, Robin de Courcy, Éléonore Bak, Pascale Tiraboschi, Sobralasolas ! (avec Kaffe Matthews, Gregory Whitehead, Jérôme Joy, Caroline B., DinahBird, Björn Eriksson), etc. (à compléter par Isabelle Sordage)
http://www.atelier-experimental.org/raac/


2003 - Tiramizu. (Edit)

Fondé par Christian Vialard, Yannick Dauby et Jérôme Joy, puis mené par Christian Vialard à partir de 2004, le label Tiramizu diffuse autant la musique expé (pizMO, PacJap, Abs(.)Hum, Toeplitz+Dailleau, etc.), les pratiques phonographiques (Yannick Dauby, Olivier Féraud, etc.), les inclassables entre art sonore, électroacoustique, et tout ce qui peut être improbable (Epplay+Schmitt, Hunger, NOWEB, Supercolors, Kira Kira, Li JianHong, Eddie Ladoire, Jérôme Poret, Soja Auer, Eric Arlix, etc.). (à compléter par Christian Vialard)
http://tiramizu.net/


2004 - Locus Sonus, audio in art. (Edit)

En 2004, Jérôme Joy et Peter Sinclair (ESA Aix en Provence) créent le postdiplôme laboratoire de recherche Locus Sonus, mutualisé entre les écoles d'art d'Aix en Provence, de Nice (jusqu'en 2010), de Marseille (en 2007) et de Bourges (depuis 2010).
http://locusonus.org/


2006 - « Dilissonance ». (Edit)

Pierre-Laurent Cassière fait vibrer par la diffusion de fréquences la sous-station Lebon (occupée par le collectif Diligence) après avoir fait de même en 2005 dans le hall de la Villa Arson (« Techtophonie »). Il réitérera le même type d'opération, mais cette fois-ci avec du bruit blanc, en 2008 avec « Résonances Abymées » toujours à la sous-station Lebon à Nice.
http://www.documentsdartistes.org/


2006-2010 - (Edit)

(à compléter)


2008 - « Indisciplines » Festival d'art sonore. (Edit)

Tiramizu et City Sonics (Mons, Belgique) commissaires invités d'Indisciplines organisé par le Dojo. Derrière l'idée même d'art contemporain se cache aujourd'hui une multiplicité de pratiques originales procédant par échanges et croisements pour produire de nouvelles formes artistiques. Un foisonnement créatif qui, s'il ignore les barrières des disciplines, privilégie l'expérimentation dans les marges. Explorant ce monde d'indisciplines, le festival vous invite à rencontrer des œuvres et artistes que réunit un même matériau de base, le son. Plasticiens, vidéastes, performers, poètes, écrivains, photographes, musiciens, quelques-uns des acteurs les plus représentatifs de cette scène hybride internationale s'installent à Nice, le temps d'un week-end, du 18 au 30 mai, où l'on revisite la ville comme un nouvel espace sonore. Parcours en 15 lieux, conférence, expositions, performances, ce programme a pour thème central la voix – comme instrument, son, mode d'expression – et pour ambition de partager un enthousiasme vital, celui de la création la plus indisciplinée.
http://www.poptronics.fr/Nice-baie-des-ondes


2010 - Les Sons Plastiques (Frag.1) de Lars Fredrikson. (Edit)

Cd édité par Ramuntcho Matta sur le label Sometimes, suivi d'une exposition à la Galerie Anne Barrault à Paris (Voir également le livre de Maurice Benhamou, « Le Visible et l'Imprévisible », publié par les éditions L'Harmattan en 2006, comprenant un interview de Lars Fredrikson).


2011 - « Bande-Son » de Bertrand de la Peine. (Edit)

Livre édité aux Éditions de Minuit, publié en janvier 2011. Résumé : Sven Langhens prépare une exposition qui doit accueillir, dans le Luberon, les plus grands noms de la création contemporaine dans l'univers du son. Contraint de rentrer à Paris alors que sa femme le quitte, l'artiste danois trouve dans une malle, un ouvrage ancien sur les « pierres chantantes » écrit par un certain Rudolf Erich Raspe. Cette lecture le conduit en Irlande, le jour où l’on célèbre, sur le domaine de Mrs Scott, la première cuvée de poiré. Dans la demeure de la vieille dame, Sven va suivre les traces de ce Raspe, éminent géologue, auteur des Aventures du Baron de Münchhausen et grand mystificateur du XVIIIe siècle, jusqu’à découvrir, entre les mains du vent, ce qu’il ne pensait pas chercher.
— « « Cet artiste danois s’était peu à peu imposé dans le monde de l’art contemporain en créant des installations composées de microsons inaudibles pour une oreille normalement constituée ».
http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=2659





  1. « Mondo Cane » de Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi. « Mondo Cane » (Monde de chien, également un juron en italien) est un film documentaire italien sorti en 1962 et réalisé par Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi. Le film consiste en une série de petits documentaires sur les différentes pratiques culturelles à travers le monde dans le but de choquer ou de surprendre l'audience principalement occidentale, avec un banquet d'insectes et un culte du cargo dans le Pacifique Sud. Le style documentaire choc d'exploitation de « Mondo Cane » a inspiré nombre d'imitations, tels que « Shocking Asia » ou la série de films « Faces of Death ». Le film donna naissance à un nouveau genre cinématographique, le mondo. Le mondo (aussi appelé mondo film, ou mondo movie) est un genre de cinéma d'exploitation caractérisé par une approche pseudo-documentaire très crue, dont le montage et le choix des images mettent en avant un aspect racoleur ou choquant du thème (en privilégiant par exemple l'exotisme, le sexe et la violence). En juillet 1960, Yves Klein met en scène à Paris pour le cameraman Paolo Cavera des séances d'anthropométries destinées au film « Mondo Cane » de Gualterio. En mai 1962, Yves Klein se rend au Festival de Cannes. Le 12 mai, il assiste à la 1ère représentation de « Mondo Cane » de Gualtiero Jacopetti. Le détournement dérisoire de son travail dans le film le blesse profondément. La scène qui lui était consacrée avait été coupée, le montage arrangé, la bande sonore de la « Symphonie Monoton-silence » remplacée par une chanson populaire. Le soir, Yves Klein a une 1ère crise cardiaque. Le 6 juin, Yves Klein meurt d'une crise cardiaque, à son domicile, 14 rue Campagne-Première. http://www.youtube.com/watch?v=Qd5evSKFzCU http://www.script-o-rama.com/movie_scripts/m/mondo-cane-script-transcript.html http://www.yveskleinarchives.org/documents/bio_fr.html
  2. « La symphonie Monoton Silence du Peintre Yves KLEIN est datée de 1947-1961, dans la mesure où il y a plusieurs versions de durée différente. La partition accompagnait les performances picturales publiques de Klein dans lesquelles il se servait de modèles vivants pour composer ses empreintes avec son fameux IKB (International Klein Blue). La partition est à la fois assez simple à réaliser sur le plan technique et en même temps difficile sur le plan musical si l'on veut obtenir du seul son que comporte cette symphonie une égalité, une tension, une justesse absolue, inséparables de l'effet qu'elle doit produire. En fait ce qui intéressait Klein c'était le silence qu'il voulait saisissant après la symphonie. Il rejoint dans un certain sens les préoccupations de compositeurs comme John Cage ou La Monte Young. Je propose une version de 20 minutes, 15 minutes de symphonie et 5 minutes de silence avec les musiciens et le chef en position de jeu ». (Philippe Arrii Blachette) — « (…) la musique, à une certaine époque de mon oeuvre, s'est vue intégrée à mon travail comme élément à part entière. Si je me souviens bien, c'est vers la fin de l'année 1949 que l'idée a commencé à germer! J'étais chez Robert Sauvage, et là, j'ai ébauché mes premiers monochromes. Je m'étais enfermé dans la salle de bains pour reparaître quelques minutes plus tard avec des carrés de cartons maculés d'un seul et même ton. Là, je me suis dit que si l'on pouvait peindre avec une seule et même couleur, alors pourquoi ne pouvait-on pas pas composer avec une seule et même note? Une symphonie sans réel commencement ni réelle fin. Une symphonie monochromatique ou monoton si vous préférez! Une symphonie n'ayant pour durée que le temps que l'on veuille lui accorder! Le projet a réellement connu sa réalisation lors de la toute première manifestation des anthropométries. Là, cette symphonie monoton a pu exister au sens propre du terme et donner à «entendre» vingt minutes d'un son continu suivi de vingt minutes de silence et d'immobilité totale. Pour l'occasion, j'ai fait appel au compositeur Louis Saguer afin qu'il conduise ce projet. Louis Saguer a demandé au musicien Alain Bancquart de rassembler une dizaine de musiciens, des instrumentistes à cordes. Je me souviens que Louis avait concocté plusieurs projets, allant du plus simple au plus compliqué. Il me les a fait entendre et j'ai opté pour l'accord le plus simple. Un truc comme Do mi sol ou Sol si ré, je ne sais plus trop! J'imagine aisément que mon choix a dû amuser les musiciens composant l'orchestre! Amuser dans le sens où l'accord que j'avais choisi était celui de quelqu'un qui n'était pas familiarisé avec la musique. En fait, il faut surtout retenir que cette symphonie monoton n'est pas vraiment de la musique au sens propre du terme, mais plutôt une composition destinée à créer une atmosphère tendue et égale afin d'accompagner un travail. L'accord joué a la qualité d'une résonance au son grave et profond, comme issu des entrailles de la terre. Aucune gesticulation ne vient troubler sa force intérieure. Cet accord est la continuité fondamentale de la vie : son apparition et sa disparition dans la permanence de l'être. Une allégorie de la vie éternelle prend place! La présence unique et absolue de l'homme au monde se poursuit dans l'absence après la mort. Une absorption du silence!!!!! Vêtements impalpable de mes pinceaux-vivants ayant évolué sur scène ce soir là! ». (Yves Klein) — « Pendant cette période de condensation, je crée vers 1947-1948 une symphonie « monoton » dont le thème est ce que je voulais que soit ma vie. Cette symphonie d’une durée de quarante minutes (mais cela n’a pas d’importance, on va voir pourquoi) est constituée d’un seul et unique « son » continu, étiré, privé de son attaque et de sa fin, ce qui crée une sensation de vertige, d’aspiration de la sensibilité hors du temps. Cette symphonie n’existe donc pas tout en étant là, sortant de la phénoménologie du temps, parce qu’elle n’est jamais née ni morte, après existence, cependant, dans le monde de nos possibilités de perception conscientes : c’est du silence – présence audible. » (Yves Klein, Le dépassement de la problématique de l’art)
  3. D'autres studios mythiques : Studio SuperBear, Studio Miraval, Studio S.E.M. de Jean-Pierre Massiéra, Studio Arthéa à Grasse.
  4. Anna Mae Bullock (aka Tina Turner) construit en 1996 sa villa « Anna Fleur » sur les hauts de Nice sur le Mont Vinaigrier au-dessus de Villefranche-sur-Mer. Autres résidents : La villa de Reginald Dwight (Sir Elton John), sacré citoyen honoraire de Nice, est située au sommet du Mont Alban (Mont-Boron) au-dessus du port de Nice. La villa de Paul Hewson (aka Bono du groupe U2) est située à Eze-sur-Mer, mitoyenne de celle de David Evans (aka The Edge, aussi du groupe U2) et de celle de Julian Lennon. Georgios Panayiotou (aka George Michael) a sa villa dans le quartier chic du Marres à Saint-Tropez. Rick Wright (des Pink Floyd), décédé en 2009, avait sa maison (« Maison d'Harmonie ») au Rouret, près de celle de Bill Wyman, ancien bassiste des Rolling Stones. Rod Stewart à La Colle-sur-Loup, Etc. etc. http://virtualglobetrotting.com/map/tina-turners-house/ http://wikimapia.org/10013074/Tina-Turner-039-s-House





   
   
   
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