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Panorama 1950-2011 (sur la Cure d'Azote, dixit Marcel Duchamp)




1949 - « Symphonie Monoton-Silence » par Yves Klein (1949-1961). (Edit)

Sous la direction du chef d'orchestre et ancien collaborateur d'Yves Klein (1928-1962), Philippe Arrii-Blachette, cinquante musiciens élèves des différents conservatoires municipaux d'arrondissements de la Ville de Paris et le chœur de la Trinité interprètent la Symphonie Monoton-Silence. Cette symphonie (1947-1961) a accompagné les performances publiques au cours desquelles Yves Klein réalise ses Anthropométries, son mariage (en 1962, Pierre Henry offre la « Symphonie Monoton n°2 » en cadeau de mariage à Yves et Rotraut Klein) et, parfois, le vernissage de certaines de ses expositions, Yves Klein en a aussi diffusé un extrait lors de la conférence à la Sorbonne et un enregistrement viédographique partiel pour le film documentaire italien « Mondo Cane », 1962 (de Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti, et Franco Prosperi)[1]. Avec ce travail, Yves Klein rejoint dans un certain sens les préoccupations de compositeurs comme John Cage ou La Monte Young. La symphonie consiste en un seul et unique ton suivi de silence. L'artiste, qui s'intéressait à la force méditative du silence, le voulait saisissant. « Mon ancienne symphonie monoton de 1949, qui fut interprétée, sous ma direction, par le petit orchestre classique pendant l'exécution du 9 mars 1960, était destinée à créer "le silence-après" : après que tout fut terminé, dans chacun de nous tous, présents à cette manifestation. Le silence... C'est cela même ma symphonie, et non le son lui-même, d'avant-pendant l'exécution. C'est ce silence si merveilleux qui donne la "chance" et qui donne même parfois la possibilité d'être vraiment heureux, ne serait-ce qu'un seul instant, pendant un instant incommensurable en durée. Vaincre le silence, le dépecer, prendre sa peau et s'en vêtir pour ne plus jamais avoir froid spirituellement. » Yves Klein a noté sur la partition de 1949-1961 les indications suivantes : « [...] durée 5 à 7 minutes plus le "silence" absolu à l'arrêt du son. Personne ne doit bouger dans l'orchestre. / interprétation très vive – très tendue – continue / aucune attaque ne doit être perceptible – il ne faut pas sentir les coups d'archets / Diviser le choeur en deux groupes qui alternativement s'enchaînent. Pour orchestre – 20 chanteurs, 10 violons, 10 violoncelles, 3 contrebasses, 3 flûtes, 3 hautbois, 3 cors » [2].
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/2f6d2a49fa88f902c1256da5005ef33f/054ee6305e2c4f04c12571b6002907e4!OpenDocument
http://www.cirm-manca.org/fiche-oeuvre.php?oe=52
http://www.yveskleinarchives.org/works/works14_fr.html
http://www.youtube.com/watch?v=Qd5evSKFzCU


1958 - Les Rencontres de Coaraze. (Edit)

Éliane Radigue (qui sera l'épouse d'Arman de 1953 à 1967), élève de Pierre Schaeffer depuis 1955, puis assistante de Pierre Henry durant l'année 1967, donne un concert de musique concrète, aux Rencontres de Coaraze, festival de poésie et d'art organisé par Jacques Lepage. En 1973 elle enseignât à l'University of Iowa et au California Institute of the Arts ; elle rejoignit Terry Riley, Pauline Oliveros et Maggie Payne au Mills College. Elle a reçu un prix Ars Electronica à Linz en 2006.
http://www.ben-vautier.com/ecole-de-nice/chronologie.php
http://vimeo.com/8983993


1959 - Allures d'objets. (Edit)

Sous le titre « Objets animés », le service de recherche de l'ORTF consacre un film aux « Allures d'objets » d'Arman (Armand Pierre Fernandez, 1928-2005). La réalisation en est assurée par Jacques Brissot et la musique est de Pierre Schaeffer, qui dirige le Service de la Recherche. En 1961, les premières « Colères » viennent compléter ses modes d'intervention sur l'objet à l'occasion d'un film tourné par les actualités de NBC : Arman réalise en direct devant la caméra une « Colère » de contrebasse, à laquelle il donne le titre « NBC Rage ». En 1962, Arman réalise en public à Gstaad dans le cadre de l'exposition "Musical Rage", à la Galerie Saqqârah, « Chopin Waterloo ». En 1963, à Munich, pour le "2ème Festival du Nouveau Réalisme", il réalise en public une « Colère » de violoncelle.
http://www.arman.com/arman-biography-1-fr.html (voir vidéo)


1960 - Festival d'Antibes Juan-les-Pins. (Edit)

Créé le 7 juillet 1960 par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey, il est le premier festival Européen de jazz. Grâce à Norbert Gamsohn, directeur artistique, il a acquis une notoriété mondiale devenant le plus prestigieux festival après celui de Newport.


1962 - Symphonie Monoton par Pierre Henry. (Edit)

Date de composition : 1960 - Durée : 37 minutes - Éditeur : pas d'éditeur - Dédicace : Composée pour le mariage d'Yves Klein le 21 janvier 1962 - Genre : Musique électronique / sur support, musique à sons fixés sur support - Réalisation : Studio de Pierre Henry - Cette pièce devient en 2000 'Monochromie', 13'50 (demande de Madame Yves Klein afin que cette symphonie ne porte pas le même nom le happening musical réalisé par Yves Klein à cette époque et qui portait le titre de 'Symphonie monoton').
http://brahms.ircam.fr/works/work/22173/


1963 - « Fluxus Festival of total art and comportment ». (Edit)

De 1963 à 1965, pièces de rues sur la Promenade des Anglais, avec Ben, Robert Bozzi, Robert Érébo. Étaient jouées surtout les compositions Fluxus de Brecht, Robert Watts et George Maciunas, ainsi que des créations personnelles. Ben réalise son premier film de rue sur ces actions. Au mois de juillet 1963, George Maciunas que Ben avait rencontré à Londres, arrive à Nice. A cette occasion, Ben organise un Festival Mondial Fluxus et Art Total (le 27 juillet 1963 à la terrasse du Provence). Il dure une semaine durant laquelle Maciunas dirige un concert Fluxus à l'hôtel Scribe. Dans l’album « Fluxus etc. » de la Silverman Collection, on trouve le programme du « Fluxus Festival of total art and comportment » (du 26 juillet 1963, Promenade des Anglais et Provence), organisé par George Maciunas : Robert Watts, George Maciunas, Dick Higgins, Ben Vautier, Tomas Schmitt, La Monte Young, et Erébo, avec son « work » intitulé : Cravate. Sur invitation de Jacques Lepage, Ben, Maciunas, Erébo et Bozzi vont un soir dans le village de Coaraze pour donner un concert Fluxus. « Concert Fluxus - Les deux salles » (mars 1963) : "le public est réparti dans deux salles différentes et séparées. Dans chacune de ces salles est installé un système de micros qui communique par des haut-parleurs dans l'autre salle et vice-versa. La musique consiste en l'audition dans chaque salle de ce qui se passe dans l'autre. La composition dure une demi-heure." (Ben)
http://www.ben-vautier.com/ecole-de-nice/chronologie.php
http://www.ben-vautier.com/divers/a-z.php


1964 _ Séries de concerts Fluxus à l'Artistique. (Edit)

« Réalité » avec Ben, Bozzi, Erébo, Pontani, Dany Gobert et Annie. « Concert Fluxus » : "il faut que la musique change / il ne faut plus placer les instruments au même endroit / il faut courir après le pianiste / il faut annoncer du Stravinsky et interpréter un tango / il faut que les musiciens se cachent dans les arbres / il faut faire les spectateurs / il faut que les spectacteurs jouent en marchant / il faut découvrir de nouveaux sons et gestes / il faut faire braire un âne / il ne faut pas faire de son du tout / il faut administrer un somnifère au pianiste et l'écouter dormir". (Ben) (Voir la filmographie de Ben)


1965 - « La Cédille qui sourit ». (Edit)

Entre 1965 et 1968, Robert Filliou ouvre en compagnie de George Brecht, Donna Brewer et Marianne Staffeldt, « La Cédille qui sourit », 12 rue de May, une non-boutique conçue comme un centre international de création permanente. Y sont nées des idées de films et de poèmes visuels, d'acheminement de poèmes en petite vitesse (imaginées dès 1961), et de Telefon-poems (avec Dick Higgins). Dans le « Poïpoïdrome » (à partir de 1964) de Robert Filliou et Joachim Pfeufer, on trouve une série de nouveaux instruments, comme en particulier la boîte à trois fonds permettant de jouer la « symphonie Poïpoï n°1 ».


1966 - John Cage et Merce Cunningham à la Fondation Maeght. (Edit)

Merce Cunningham crée « Place » le 6 août 1966 sur une musique de Gordon Mumma (« Mesa ») interprétée par David Tudor. Dans cette œuvre, le son d'un bandonéon (joué par Tudor) est capté par six micros, traité par un dispositif électronique (manipulé par Mumma) et diffusé grâce à quatre haut-parleurs. John Cage crée « Museum Event » en compagnie de David Tudor et Merce Cunningham. La notion d'"Event" implique des événements à chaque fois uniques en fonction d'un espace et d'une circonstance donnée. Le 3 juin 1967, Cage et Cunningham (en collaboration avec Toshi Ichiyanagi, David Tudor et Gordon Mumma) réaliseront aussi à Saint-Paul-de-Vence, « Museum Event #5 ».


1966 - Concert à l'Artistique. (Edit)

Le Théâtre Total, Identités et Fluxus ont présenté le 12 mars 1966 à 21 heures à l'Artistique « La Table - un événement happening ». Le 29 octobre 1966 le programme du concert donné à l’Artistique (Nice) mentionnerait tous les Fluxus niçois s’il n’y manquait Serge Oldenbourg (Serge III) qui, parti à Prague pour donner avec Ben et Milan Knizak une série de Concerts, fut « retenu » en Tchécoslovaquie pour d’autres « interprétations ». On y trouve Ben, Annie, Alocco, Bozzi, Erébo. Mais ils sont évidemment bien plus nombreux ceux qui, à Nice, ont été influencés ou ont tenté un jour une expérience dans le contexte des Manifestations Fluxus.
http://www.artcotedazur.fr/et-si-l-ecole-de-nice-nous-etait-contee,2698.html
http://www.artcotedazur.fr/local/cache-vignettes/L459xH640/ereb30-7c003.jpg


1967 - Scott Ross. (Edit)

Scott Ross (1951-1989), né à Pittsburgh, obtient ses 1er prix d'orgue et de clavecin au Conservatoire de Nice, avant de devenir l'un des clavecinistes les plus réputés au monde (il fut accueilli par une des élèves et future condisciple, Béatrice Clérici, qui restera son amie jusqu'à la fin). De 1970 à 1972, il habitera la villa La Muette, au 86 Boulevard de Fabron. En 1971, il donnera une série de concerts au Palais Lascaris dans le Vieux Nice. Y-a-t-il seulement un claveciniste vivant capable d'enthousiasmer des publics improbables a priori réfractaires à la musique de clavecin du XVIIIème siècle et pire encore, d'en remplir des salles de concerts ? Son impact a été unique. Il a enseigné à l'École de Musique de l'Université Laval à Québec de 1973 à 1986, et a édité l'intégrale des Pièces de clavecin et des Pièces d'orgue de François Couperin, des Pièces de clavecin de Jean-Philippe Rameau, et des 555 Sonates de Domenico Scarlatti (enregistré à raison de deux par jour).
http://scott.ross.voila.net/
http://www.memetics-story.com/article-7348559.html


1967 - Arthéa. (Edit)

Installé à Grasse, le groupe Arthéa (François Bourlier, Goa Alloro) se démarquent des formes musicales existantes et abandonnent le terme "musique" pour celui de "Gestation Sonore". La "Gestation Sonore" est un travail sur les sons avant qu'ils ne soient codifiés dans une théorie, un travail sur le sonore d'avant le concept. Les instruments nouveaux, conçus, fabriqués et créés par Arthéa ne sont pas des inventions ex-nihilo mais une réflexion et une synthèse à partir de la reconnaissance du caractère sacré de toutes les musiques du monde. Fascinés par les espaces sonores de ces musiques (de l'appel archaïque des conques aux audaces contemporaines), pressentant leurs alliances secrètes, les musiciens du groupe Arthéa se sont engagès dès 1967 dans une exploration du monde musical dans sa diversité : physique des sons, lutherie, philosophie et métaphysique.
http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30828/C&T_1982_8_167.pdf?sequence=1


1968 - CIRM (Centre Internationale de Recherches Musicales) et MANCA (Musiques Actuelles Nice Côte d'Azur). (Edit)

Jean-Étienne Marie (1917-1989) fonde le CIRM en 1968 (d'abord situé à Paris puis implanté à Nice en 1975-1978) et le Festival MANCA en 1979. En tant que compositeur, il est un des rares musiciens français qui développât la microtonalité en construisant des pianos expérimentaux accordés dans des systèmes non-tempérés (tiers de ton, seizièmes de ton). Lorsque Michel Redolfi prend la direction du CIRM et des MANCA à partir de 1986 (jusqu'en 1998), de nombreux concerts deviennent mémorables : Morton Subotnik (« Jacob's Room », 1993-94), Jon Hassell (« Fourth World - Lurch », 1997), Terry Riley (« Atlantis Nath », 1992/1998, 2002), Éliane Radigue (« Koume - Trilogie de la Mort », 1993), Luc Ferrari (en 1996), Giacinto Scelsi, les concerts aquatiques de Michel Redolfi, etc. et les installations et performances de Bruce Odland et Sam Auinger (« City Ears », 1996), etc.
http://www.ars-sonora.org/html/numeros/numero04/04a.htm


1969 - « Aus den sieben Tagen (Unbegrenzt) » et « Spiral », de Karlheinz Stockhausen. (Edit)

Le 24 août (ou juillet ?) 1969, la partie "Unbegrentz" de l'œuvre « Aus den Sieben Tagen » est jouée en nocturne et en plein air par l'ensemble (Harald Bojé, Michel Portal, Diego Masson, Karlheinz Stockhausen, Roy Hart, etc.) , le programme est entrecoupé par trois versions de « Spiral » pour electronium et radio ondes courtes, interprétées par Harald Bojé.


1969 - Serge III. (Edit)

Serge III Oldembourg, ami de George Brecht fait de l’auto-stop entre Nice et Paris avec un piano à ses côtés. Il avait déjà, en 1966, à l’occasion d’un concert Fluxus en Tchécoslovaquie, donné ses papiers et son costume à un militaire à Prague et cela lui avait valu 14 mois de prison. Il sera échangé contre un espion tchèque emprisonné en France dont le patronyme signifiait liberté.
http://noesis.revues.org/index743.html


1970 - Pink Floyd à Antibes. (Edit)

Le dimanche 26 juillet 1970 les Pink Floyd jouent à la pinède Gould au XIème Festival de Juan-les-Pins. Ils joueront aussi à Saint-Raphaël et Saint-Tropez, les 8 et 12 août de la même année. La télévision française filme l'événement qui sera diffusé dans l'émission Pop 2 de Patrice Blanc-Francard les 10 et 24 octobre 1970 (Archives INA, rediffusées durant l'été 2010 sur le site INA). La chanson « San Tropez » écrite par Roger Waters fut éditée sur l'album « Meddle » en 1971, sans doute en souvenir de leur passage : la chanson reflète une vision idéalisée de ce que aurait pu être une journée à Saint-Tropez.
http://video.google.com/videoplay?docid=-3919530544879324048#
http://www.brain-damage.co.uk/concert-dates/1970-tour-dates-concerts-2.html


1970 - Popanalia, Festival de Biot.(Edit)

Le 5 août 1970, une scène géante est installée dans le quartier de l'Eganaude à l'emplacement des bâtiments actuels de la société Amadeus. Le terrain a été loué par Jean Karakos (et Jean-François Bizot et Bernard Kouchner), un homme d'affaire qui estime que l'organisation d'un concert rock en France peut être rentable. Ce festival doit durer deux jours dans des conditions "woodstockiennes" : ni point d'eau, ni toilettes et une piste poussièreuse en guise d'accès. Popanalia a été un échec retentissant. "C'était un raté considérable pour l'organisateur. Les stars (Pink Floyd, Eric Clapton, Joan Baez, Soft Machine, Gong, les Moody Blues, King Crimson, Art Ensemble of Chicago, Archie Shepp, Sonny Sharrock, Don Cherry) étaient là, mais le public ne voulait pas payer (moins de 4000 auront payé les 30 francs du prix d'entrée sur 30 000 spectateurs). L'organisation s'est laissée déborder. Les gens arrivaient de n'importe où. C'était le bordel. Le concert s'est mal passé, des individus ont coupé le câble du groupe électrogène, et ce fut la panique la plus totale. Il n'y a pas assez d'argent pour régler les frais et surtout le reste des cachets." Finalement, seule Joan Baez (qui était d'ailleurs arrivée en limousine avec Charles Bronson) chantera parmi les vedettes programmées. Les organisateurs annulèrent le festival quelques heures après son coup d'envoi. En 2010, quarante ans après, la ville de Biot organise la deuxième édition de ce festival maudit le 9 juillet (prix d'entrée 35 euros), avec Trilok Gurtu, Omar Sosa & Paolo Fresu, Archie Shepp, Gong et Sashird Lao.
http://www.popanalia.com/


1970 - Gong, un groupe favori sur la Côte d'Azur. (Edit)

Gong est un groupe de space rock, rock progressif et free-jazz fondé par l'australien Daevid Allen, guitariste de Soft Machine, à la suite d'un exil forcé en France à partir de 1967. En juillet 1970, Gong joue à Saint-Tropez et le 24 à Valbonne (avec d'autres invités dans la programmation : Amon Düül II, Brigitte Fontaine, Red Noise, ...) ; ils étaient aussi invités à jouer au festival Popanalia à Biot. Le 17 janvier 1971, Gong joue à Cannes sur un radeau ! En mai 1972, ils jouent à Nice (le 23), à Monaco (le 24), à Grasse (le 25), à Cannes (le 26 à La Janica), à Nice de nouveau (le 27 à la MJC Gorbella), et à Vence (le 28, où ils reviendront le 11 juillet). Près de quarante après, Gong a rejoué à Nice le 11 novembre 2009, sous les vapeurs de Gilly Smith, maîtresse du "space whisper".
http://www.planetgong.co.uk/
http://dicorock-francais.over-blog.com/article-19020220.html
http://calyx.perso.neuf.fr/gong/chrono.html
http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/video/CPF86653669/pop-deux-emission-du-9-janvier-1971.fr.html


1970 - « Dream House » de La Monte Young aux Nuits de la Fondation Maeght, exposition de musique contemporaine, à Saint-Paul de Vence. (Edit)

Dates : du 29 juillet au 4 août (29 & 30 juillet, 2, 3 & 4 août : à 16h ; 31 juillet et 1er août : à 21h). Dream House : un environnement continu, sonore et lumineux, constitué de fréquences avec quelques parties chantées, par le Theatre of Eternal Music : La Monte Young (voix et générateurs de fréquences), Marian Zazeela (voix, projection et environnement lumineux), Jon Gibson (voix et saxophone ténor), Terry Riley (voix - les 29 et 31 juillet, et le 1er août), David Rosenboom (violon alto - les 30 et 31 juillet, et le 1er août), Susanna de Maria (projections et costumes), Kurt Munkacsi (ingénieur du son).


1971 - The Rolling Stones à Villefranche-sur-Mer. (Edit)

Les Rolling Stones débarquent en France à Villefranche-sur-Mer où Keith Richards a loué une sublime villa : la Villa Nellcote. Harcelé par la presse, coursé par les fans et poursuivi par le fisc, le groupe a décidé de s'exiler en France pour poursuivre à huis clos l'enregistrement de son album « Exile on main street ». Outre le studio de fortune qu'ont installé les Stones en sous-sol, la villa est aussi un lieu de débauche où cohabitent guitares, batterie, saxo, micros, femmes, enfants, potes et drogues.


1974 - Shylock.(Edit)

Groupe français de rock progressif (composé de Frédéric L'Épée, Didier Lustig, André Fisichella, puis Serge Summa), Shylock a sorti 3 vinyles entre 1975 et 1978, marqués par l'influence de King Crimson. Le groupe eut une notoriété qui dépassait les frontières : il fut un des seuls groupes français de l'époque à avoir décroché un contrat CBS pour l'édition de leurs albums. Par la suite Frédéric l'Épée a créé les groupes Philharmonie (dans les années 80 et 90) et Yang (en activité).
http://yanggroup.fr/ http://www.bigbangmag.com/cshylock1.php


1978 - CAN.(Edit)

Le groupe krautrock et de rock expérimental CAN installe son studio en France à côté de Nice, dans les gorges du Var[3] : le « Outer Space Studio » monté par Michael Karoli (un autre membre de Can Irmin Schmidt montera aussi en 1981 son propre studio près d'Avignon). Ce studio succède au précédent « Inner Space Studio » successivement situé dans une partie du château de Nörvenich près de Cologne, puis à partir de 1971 dans l'ancien cinéma du petit village de Wellerswist toujours près de Cologne. C'est dans le studio niçois qu'en novembre 1986 le groupe se retrouve avec leur premier chanteur, Malcolm Mooney, pour enregistrer leur album « Rite Time », ainsi que quelques-uns de leurs albums personnels. Le fameux studio de CAN « Inner Space Studio », près de Cologne, a été démonté pièce par pièce en 2004 pour être remonté dans le nouveau musée du Rock'n Pop allemand à Gronau.
http://www.rock-popmuseum.de/ (Voir aussi le DVD CAN)


1979 - Enregistrement de « The Wall ». (Edit)

Les Pink Floyd enregistre dans une période très mouvementée leur album « The Wall » début avril près de Nice (à Berre-les-Alpes) au studio Superbear. Il s'agissait d'un ancien restaurant racheté par un auteur-compositeur anglais, transformé en studio dernier cri par la société Eastlake Audio. (Autres artistes ayant enregistré dans ce studio : Queen, Paul McCartney, Elton John, Ringo Starr, Kate Bush, The Alan Parsons Project, Francis Cabrel, Dick Rivers, Bijou). Un incendie de forêt aura raison de la bâtisse en 1986. Une partie de l'album a été enregistré également au Studio Miraval (dont l'un des actionnaires est Jacques Loussier) à Le Val dans le Var (le domaine est actuellement loué par le couple Brad Pitt - Angelina Jolie depuis 2008).
http://franck.ernould.perso.sfr.fr/miraval.html


1980's - Création du studio son à la Villa Arson par Lars Fredrikson (1926-1997),(Edit)

développé ensuite par Jérôme Joy (1992-2010, avec les projets d'enseignement AudioLab, SCAN et Locus Sonus). À partir de 2005, l'enseignement a été poursuivi par Pascal Broccolichi. Entre 1992 et 2004, AudioLab a permis de présenter de nombreux projets et performances présentés par des artistes invités (John Oswald, Kasper T. Toeplitz, Malcolm Goldstein, Daniel Charles, Claudia Hart, Thomas Köner, Jason Kahn, Michael Northam, Martin Tétreault, Paul DeMarinis, Robert Barry, Dominique Petitgand, José-Antonio Orts, Jean Dupuy, Bernard Heidsieck, ErikM, etc.) et de développer des ateliers et séminaires autour du numérique, de l'électronique et des réseaux (avec Fabrice Gallis, Ludovic Lignon, Luc Kerléo, Marie-Pierre Bonniol, Silvia Argüello) : revue AudioLab, RadioMatic, Exil, Artel, Lascaux2, conférences en ligne, Agglo, Locus Sonus, etc. (description à compléter par Pascal Broccolichi)
http://jeromejoy.org/w/index.php?page=Audiolab


1980 - The Stranglers - 20 juin 1980.(Edit)

À Nice, les membres du groupe punk-rock The Stranglers sont arrêtés et incarcérés durant une semaine, au commissariat de la rue Gioffredo, pour incitation à l'émeute, après avoir demandé à la foule de saccager le parvis de la Fac de Droit où ils se produisaient (les Stranglers accusaient les autorités universitaires d'être responsables des nombreuses coupures de courant durant le concert). La réaction du public consistât à jeter des bouteilles et casser les vitres du restaurant universitaire et de la conciergerie avoisinante. Le bilan est lourd : plus de 86 000 francs de dégâts. Cette frasque leur inspirera quelques années plus tard le titre « Nice in Nice » et le clip vidéo éponyme dans lequel ils sont habillés en Dalton.
http://www.youtube.com/watch?v=STHpwDKP4-Y


1988 - Concert Fluxus.(Edit)

Concert Fluxus à la GAC (Galerie d'Art Contemporain des Musées de Nice) joué par Jean Mas, Serge III, Ben et Renata. « Fluxus, c’était le mouvement le plus radical, la meilleure façon de ne pas crever d’un coup de soleil dans la maison de retraite (…) Il y a vingt ans ou plus j’ai inventé, avec la complicité de Franck Bianchéri (…) la biographie de Ion Guyhot, célèbre penseur albanais, précurseur de Dada, des surréalistes, des électro-acousticiens, des répétitifs, acteur de la révolution de 17 et de la libération de Tirana, auteurs d’ouvrages essentiels d’éthique et d’esthétique, créateur de l’école du détachement (je crois que ce texte a été publié dans le numéro 1 et unique de la revue « EREBOZZISME ». Emule de ce génial avant-gardiste universel, je garde depuis lors à peu près le silence et continue mon travail, désirant et découvrant, curieusement ». (ettre de Robert Bozzi, Paris, 1er mai 1989)
http://www.artcotedazur.fr/et-si-l-ecole-de-nice-nous-etait-contee,2698.html


1990 - Frank Royon Le Mée (1953-1994). (Edit)

Le compositeur et performeur Frank Royon Le Mée, aux limites du burlesque et de la facétie musicale, enregistre entre 1990 et 1993 un disque mémorable. Trois octaves et demie de tessiture, du haute-contre au baryton, en talons hauts sur la scène de l'Opéra de Paris dans « La Vera Storia » de Luciano Berio, dans le showbiz, il remplaçait des chanteurs du Top50 défaillants pour une syllabe inaccessible, fréquentait les Mothers of Invention à Los Angeles, improvisait avec Kurtag et Kientzy, interprétait les contemporains comme les baroques, concevait des spectacles délirants à plusieurs orchestres et chœurs. Il fut proche aussi du groupe Un Drame Musical Instantané.
http://www.youtube.com/watch?m8bc_YdNwFs


1992 - Manca / Musique en réseau.(Edit)

Un concert de musique en réseau ou de télémusique consiste en une ou des interactions en temps réel, en direct et à distance, assurées par un réseau informatique (et télématique) qui permet aux musiciens répartis dans différents lieux distants de jouer ensemble de la même manière que s'ils étaient dans le même espace et dans la même salle de concert. Les musiciens utilisent des connexions soient standards (Internet, ADSL), soient issues de l'informatique musicale (en combinant le langage MIDI, l'Ethernet et l'Internet), soient encore de très haut débit (ISDN et Internet2), ces dernières étant des connexions multiplex audio et video de haute fidélité. Le CIRM a été un des premiers lieux en France où se sont développés les concerts en réseau. Entre 1992 et 1998, le CIRM a réalisé plusieurs types de concert en réseau : en 1992, « Brunch in California — Dinner in France » : un concert en réseau via des connections video et MIDI lors du Festical Manca en collaboration avec l’Electronic Café en Californie, avec Morton Subotnik, David Rosenboom, Terry Riley et Michel Redolfi ; en 1993 le CIRM à Nice organise un concert transatlantique avec l'Electronic Café à Santa Monica : Terry Riley improvise sur ses claviers en Californie et pilote en même temps un Disklavier à Nice, avec la participation de Jean-Claude Risset et de Michel Pascal; la liaison (MIDI) s'effectuant par modem et videophone avec le logiciel MidiPhone ; au Festival Manca en 1995, concert durant lequel David Hykes chantait avec son ensemble vocal à New York (The Harmonic Choir), le son étant transporté via ISDN et diffusé dans l'espace acoustique réverbérant (12 sec.) de l'Abbaye du Thoronet dans le Sud de la France, et ainsi « traité », retransmis en temps réel dans la salle de concert de The Kitchen; en 1997, la voix d'une chanteuse à Nice est traitée en temps réel par Lawrence Casserley à Londres et rediffusée dans la salle de concert en France, la chanteuse jouant ainsi en direct avec sa propre voix traitée, filtrée et harmonisée à distance; en 1997, Jérôme Joy crée « Gestes » au Festival Manca, un œuvre instrumentale et électroacoustique en réseau (en ISDN) avec des musiciens à Nice et à Londres (d'où la combinaison avec le Festival Lust à I.C.A.), les deux lieux accueillant un public. Il avait réalisé l'année précédente en 1996, « Vocales », une œuvre d'hypermusique (ou télémusique) entièrement conçue sur des protocoles Internet, et le site Internet « Habitation », pour le festival MANCA, studio virtuel accueillant une vingtaine de musiciens (George Lewis, Gilles Grand, Warren Burt, Steve Bradley, Alvin Lucier, Yuko Nexus6, etc.) ; la même année, Luc Martinez organise un concert en réseau pour la séance d'ouverture de l'Union internationale des télécommunications à Genève : un percussionniste (Alex Grillo) joue sous terre sur les stalactites des grottes de Saint-Cézaire dans les environs de Nice, les sons étant retransmis via des lignes ISDN en Suisse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_en_reseau
http://jeromejoy.org/files/webs/1996_habitation/default.html


1995 - « Murs du Son - Murmures - Max Neuhaus / Évoquer l'auditif (Evoking the Aural) ».(Edit)

"Précurseur des grandes expositions de musées, « Murs du Son, Évoquer l'auditif et Murmures » à la Villa Arson de Nice en 1995 avait bénéficié d'une architecture labyrinthique convenant naturellement à l'atomisation des installations sonores" (Goran Vejvoda, "Always Back to Silence", 2002). Ouverte au public du 8 juillet au 1er octobre 1995, l'exposition présentait des œuvres de : John M. Armleder, Michel Aubry, Robert Barry, Pascal Broccolichi, Lars Fredrikson, Liam Gillick, Jérôme Joy, Richard Kongrosian, Ludovic Lignon, Maurizio Nannucci, Max Neuhaus, Kristin Oppenheim, José Antonio Orts, Erik Samakh, Isabelle Sordage, Nathalie Talec. En raison du caractère particulier de l'exposition, il n'y eut pas de vernissage. "À peine formulée, l’idée de proposer une exposition consacrée au son dans les arts plastiques manifeste sa part d’ombre : ou bien le son est à considérer comme un genre à part entière, même s’il est l’un des derniers venus sur la scène artistique, et l’on ne voit pas alors en quoi une telle exposition serait un projet par rapport, par exemple, à une manifestation qui aurait comme objet la peinture ou la sculpture ; ou bien le son n’est pas un genre vraiment, au moment où cette notion même de genre est menacée d’obsolescence, et l’on ne voit pas pourquoi il faudrait lui consacrer une exposition. C’est pour avoir traversé ces doutes et donc abordé le rivage de quelques-unes des réponses possibles que cette exposition a lieu. Les premières réponses ont visé l’idée d’un constat : la manifestation n’aura pas pour objet d’esquisser les rudiments d’une histoire ou d’une théorie, mais de proposer une coupe lisible dans le désordre du présent. [...] Et avec le concept d’espace une troisième clé se faisait jour, justifiant l’exposition de l’interrogation des relations de l’art à son lieu propre, de l’exploration des aptitudes du son à mettre en jeu non seulement l’espace physique dans lequel il est produit, mais toutes ses déclinaisons sensorielles et sémantiques : espace sensible, espace social, espace culturel, espace politique. C’était là le la, pour s’amuser de ce jeu de mot, la référence d’un accord, mais aussi bien de toutes les disharmonies possibles du lieu de l’art aux distances et aux questionnements qu’il héberge, l’espérance d’un vrai plaisir du visiteur à mesurer tous les espaces, physiques ou culturels autour de lui en fermant ici et là les yeux. C’était là la leçon." (Jean-Philippe Vienne)
http://www.goranvejvoda.com/always_back_to_s.pdf
http://archives.villa-arson.org/exposition-unique/1995MDSO,Murs%252Bdu%252Bson%252B%25252F%252BMurmures,


1996 - Première présentation du « Collective JukeBox » (sous son premier nom : « Collage JukeBox ») à Nice Fine Arts, rue Fodéré. (Edit)

Des œuvres sonores et musicales de plus d'une centaine d'artistes ont été jouées durant deux jours, les 29 et 30 juin. Les 6 et 7 juillet suivants, « Collage Musiques de Plein Air » a été présenté à la Station avec les mêmes œuvres jouées sur un système de sonorisation extérieure. L'ensemble était accompagné d'un programme d'installations sonores (Dominique Angel, Christophe Ballangé, Jean Dupuy, Lisa Karoll, Luc Kerléo, Maxime Matray, Florian Mutschler, Christian Vialard) et de performances (14 guitares électriques de Frédéric L'Épée ; Xavier Boussiron ; Pascal Broccolichi ; Hélène Myara). Durant les mois qui ont suivi et les années suivantes, le « Collage Audiothèque » était accessible au public : une centaine de cassettes consultables à l'aide de walkmans. Par la suite le projet a été présenté sur un dispositif de juke-box jusqu'en 2004 dans de nombreux lieux (galeries, centres d'art et musées) et festivals, présentant plus de 1500 œuvres de près de 500 artistes.
http://collectivejukebox.org/


1996 - Le Silence des Sirènes. (Edit)

Organisation fondée et menée par Yannick Dauby et souvent associée à Studionex qui a organisé une série de concerts expérimentaux sur Nice (Laurent Dailleau, Michael Northam, Christophe Havard, Domenico Sciajno, Joelle Vinciarelli, etc.) et a édité des cds, jusqu'en 2002. A partir de 2002, le Silence des Sirènes a donné naissance à Kalerne.
http://kalerne.net/


1997 - Concert à l'EAC Mouans-Sartoux.(Edit)

Concert avec des œuvres de La Monte Young, Éliane Radigue, John Oswald, etc. par le collectif Les Ateliers, mené par Jérôme Joy. Pour la même occasion, le programme radiophonique "Résistances" par Collective Radio (projet issu de Collective JukeBox) en collaboration avec l'Espace de l'Art Concret, est mené durant plusieurs semaines avec la collaboration d'Agora FM avec des œuvres inédites de Lee Ranaldo, Bruno Guiganti, Gregory Whitehead, John Oswald, Dominique Petitgand, Robert Barry, etc. D'autres concerts ont eu lieu à Nice par Les Ateliers, avec notamment la création d'une œuvre de Claude Schryer (au Bar des Oiseaux).
http://jeromejoy.org/files/webs/1998_homestudio/ateliers/atel.htm


1999 - Jean-Luc Verna.(Edit)

Lors de l'e-exposition Lascaux2, coordonnée par Paul Devautour et Jérôme Joy, Jean-Luc Verna utilise pour une des premières fois toute une série de poses (donnant lieu à des performances retransmises via des webcams lors de rendez-vous en ligne durant l'exposition) dont le modèle sont les poses scéniques de Siouxsie Sioux.
http://lascaux2.info/


2000 ? - Clip U2.(Edit)

clip U2 tourné en partie à la Villa Arson durant l'été (retrouver le clip)[4]


2000 - Krta. (Edit)

Naissance en 2000 du collectif 38RG (pour 38 rue Gioffredo) qui deviendra le K.tra (pour 4 rue Assalit), puis le Ktra, qui a organisé de nombreuses séances d'improvisations expérimentales. Ce collectif regroupe des jeunes artistes, musiciens, acteurs et danseurs, pour la plupart issus de l'Université de Nice-Sophia Antipolis, de la Villa Arson et du Conservatoire National de Région de Nice. Le SEK (Studio Expérimental du Ktra) voit alors le jour. Le collectif entreprend une collaboration avec le collectif Medit (issu de la Villa Arson) en partageant leurs résidences à l'Atelier Expérimental de Clans en juillet 2005 et à la Friche Belle de Mai à Marseille la même année. En 2007 le Collectif du Ktra donne naissance au GRIPI (Groupe de Recherche et d'Interprétation de Partitions Improbables). Ce groupe comporte un ensemble de 10 musiciens spécialisés dans l'interprétation des partitions contemporaines, ainsi qu'un groupe de recherche, d'expérimentation et de création (Florian Gourio, Augustin Dupuy, Thomas Lippens, Gaël Navard, Manuel Rosas Gutierrez, Jean-François Trubert, Bruno Lecoq, Martin Mor, Caroline Bouissou, Robin de Courcy, Claire Buisson, Alexandra Guillot, etc.) . Ils participent en 2007 à l'exposition « Sounds in Underground » (Muséaav, Nice), à « Les yeux écoutent, les oreilles regardent » à Antibes (2006).
http://ktra.fr/


2001 - « pefalm », pizMO. (Edit)

Le trio de musique électronique improvisée "harsh noise" pizMO (Yannick Dauby, Jérôme Joy, Julien Ottavi) réalise ses deux premiers concerts le même jour le 15 septembre 2001 : le premier à la Médiathèque de Nice, et le second au Logoscope à Monaco. Lors de ce concert, très "noise" et d'un volume d'amplification très élevé, le trio effréné déclenche les alarmes sismiques. L'enregistrement de ce concert a été ensuite édité par le label Tiramizu en 2003.
http://pizmo.free.fr/
http://tiramizu.net/


2001 - Les Disques en Rotin Réunis (L.D.R.R.). (Edit)

Lancé en 2001 sous la houlette d'Arnaud Maguet, ce label vinyle (et quelques cds) s'occupe de tout ce qui dévie des icônes de la sous-culture et de la culture populaire issues du rock'n roll, du rock-garage, du krautrock, psychédélisme, etc. jusqu'à représenter une sorte de laboratoire à fictions (disques, vidéos, photographies, textes, installations, ...) mettant à distance, avec du "delay", de la "reverb" et de l'espièglerie, les Ages d'or de ces musiques et des imageries qu'elles transportent. (à compléter par Arnaud Maguet)
http://disques.rotin.free.fr/


2002 - Les Niçois à la Star'Ac. (Edit)

Les portes du château de Dammarie-lès-Lys se sont ouvertes plusieurs fois aux niçois : Jenifer (en 2002), Lucie, Georges Alain, Pascal Mono et Pierre...


2003/2006 - RAAC, les Rencontres Acoustiques et Algorithmiques de Clans. (Edit)

Animées par Fabrice Gallis, Ludovic Lignon, Luc Kerléo et Yannick Dauby, et accueilles par l'Atelier Expérimental dans le village de Clans (mené par Isabelle Sordage), ces rencontres annuelles proposent des workshops rassemblant des artistes et chercheurs invités, des étudiants et des habitants du village. Menées avec dynamisme, les RAAC ont ouvert de nombreuses pistes concernant les croisements entre l'écoute et la programmation, l'électronique, la prise de son, etc., tout en se fondant sur l'interrogation des formes artistiques (sonores). Par la suite, l'Atelier Expérimental a initié plusieurs résidences, festivals et événements autour de l'art sonore :outre les artistes nommés ci-dessus, Caroline Bouissou, Robin de Courcy, Éléonore Bak, Pascale Tiraboschi, Sobralasolas ! (avec Kaffe Matthews, Gregory Whitehead, Jérôme Joy, Caroline B., DinahBird, Björn Eriksson), etc. (à compléter par Isabelle Sordage)
http://www.atelier-experimental.org/raac/


2003 - Tiramizu. (Edit)

Fondé par Christian Vialard, Yannick Dauby et Jérôme Joy, puis mené par Christian Vialard à partir de 2004, le label Tiramizu diffuse autant la musique expé (pizMO, PacJap, Abs(.)Hum, Toeplitz+Dailleau, etc.), les pratiques phonographiques (Yannick Dauby, Olivier Féraud, etc.), les inclassables entre art sonore, électroacoustique, et tout ce qui peut être improbable (Epplay+Schmitt, Hunger, NOWEB, Supercolors, Kira Kira, Li JianHong, Eddie Ladoire, Jérôme Poret, Soja Auer, Eric Arlix, etc.). (à compléter par Christian Vialard)
http://tiramizu.net/


2004 - Locus Sonus, audio in art. (Edit)

En 2004, Jérôme Joy et Peter Sinclair (ESA Aix en Provence) créent le postdiplôme laboratoire de recherche Locus Sonus, mutualisé entre les écoles d'art d'Aix en Provence, de Nice (jusqu'en 2010), de Marseille (en 2007) et de Bourges (depuis 2010).
http://locusonus.org/


2006 - « Dilissonance ». (Edit)

Pierre-Laurent Cassière fait vibrer par la diffusion de fréquences la sous-station Lebon (occupée par le collectif Diligence) après avoir fait de même en 2005 dans le hall de la Villa Arson (« Techtophonie »). Il réitérera le même type d'opération, mais cette fois-ci avec du bruit blanc, en 2008 avec « Résonances Abymées » toujours à la sous-station Lebon à Nice.
http://www.documentsdartistes.org/


2006-2010 - (Edit)

(à compléter)


2008 - « Indisciplines » Festival d'art sonore. (Edit)

Tiramizu et City Sonics (Mons, Belgique) commissaires invités d'Indisciplines organisé par le Dojo. Derrière l'idée même d'art contemporain se cache aujourd'hui une multiplicité de pratiques originales procédant par échanges et croisements pour produire de nouvelles formes artistiques. Un foisonnement créatif qui, s'il ignore les barrières des disciplines, privilégie l'expérimentation dans les marges. Explorant ce monde d'indisciplines, le festival vous invite à rencontrer des œuvres et artistes que réunit un même matériau de base, le son. Plasticiens, vidéastes, performers, poètes, écrivains, photographes, musiciens, quelques-uns des acteurs les plus représentatifs de cette scène hybride internationale s'installent à Nice, le temps d'un week-end, du 18 au 30 mai, où l'on revisite la ville comme un nouvel espace sonore. Parcours en 15 lieux, conférence, expositions, performances, ce programme a pour thème central la voix – comme instrument, son, mode d'expression – et pour ambition de partager un enthousiasme vital, celui de la création la plus indisciplinée.
http://www.poptronics.fr/Nice-baie-des-ondes


2010 - Les Sons Plastiques (Frag.1) de Lars Fredrikson. (Edit)

Cd édité par Ramuntcho Matta sur le label Sometimes, suivi d'une exposition à la Galerie Anne Barrault à Paris (Voir également le livre de Maurice Benhamou, « Le Visible et l'Imprévisible », publié par les éditions L'Harmattan en 2006, comprenant un interview de Lars Fredrikson).





   
   
   
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