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2013(Edit)

ALAP(Edit)




pour sons électroniques, sons de synthèse et feedback de machines bouclées et en circuit — sur une durée de 7h30.for electronic sound and feedbacked and looped machines — 7h30 drone music. Dur: 581mn


alap moment 1 movement 1.Dur: 68mn(not included)
alap moment 2 movement 2.Dur: 64mn
alap moment 3 movement 3.Dur: 63mn
alap moment 4 movement 4.Dur: 65mn
alap moment 5 movement 5.Dur: 72mn
alap moment 6 movement 6.Dur: 64mn
alap moment 7 movement 7.Dur: 65mn
alap moment 8 movement 8.Dur: 56mn




réalisations / performances


• concert 7h30 de musique pour un espace mis en lumière faiblement, dans le cadre du Festival Instants Fertiles, salle noire du Théâtre Icare, Saint-Nazaire, du 21 au 24 novembre 2013. Première (dédicacée à Bernard Parmegiani) — (en co-production et en partenariat pour le système technique et son avec APO33 Nantes, http://apo33.org/)




cliquez sur les images pour les agrandir — click images to enlarge






AUDIO : : : : : : : : : :







INFO

ALAP est une musique qui se joue dans un espace équilibré rectangulaire (env. 7m x 20m) fermé et plongé dans le noir (murs noirs, sol noir, pas de fenêtre). Seule une lumière faible colorée (jaune) est utilisée : zénithale (utilisation d'une horiziode 1000 Watts à 10% avec deux gélatines de couleur jaune réf. lee 101), elle donne l'impression d'une aura qui éclaire à faible intensité le sol de manière étendue (faisant oublier les murs et les périmètres et dimensions de la salle). L'ensemble du sol doit être dégagé (un plateau noir).

Le son lu à partir d'un support (ordinateur) est diffusé sur un système son composé de : 1/ un système amplifié subwoofer et deux satellites (de type B-52 Matrix 2000 Speaker Sound System / 1200-Watt Three-Piece Active Speaker System) ; 2/ d'un second système amplifié subwoofer(s) et deux satellites (de type HK audio Elias PX Système Amplifié 1600 Watts). Les 4 satellites sont disposés aux quatre coins de la salle. L'équilibre (niveaux sonores, emplacements des hps) doit être trouvé pour créer une immersion sonore totale et pour faciliter la création de résultantes acoustiques (liées aux réflexions sonores, aux déphasages et aux différentielles de pression acoustique). Les auditeurs doivent pouvoir se déplacer et déambuler dans l'ensemble de l'espace (pour ajuster leur écoute et la faire moduler en fonction des effets perçus), et doivent pouvoir également se poser (s'asseoir, s'allonger) afin de rester le temps qu'ils désirent.



NOTES DE PROGRAMME (2013)

ALAP est une toute nouvelle œuvre dont il faut faire l'expérience par l'immersion. Sa durée surdimensionnée et sa nature à produire des jeux d'harmoniques, d'intensités et de densités dans l'espace la rendent impossible à jouer en concert. Devenue illimitée, dans le sens qu'il devient impossible de la saisir totalement du début à la fin, et demandant une puissance sonore suffisante pour submerger intensément les auditeurs, cette musique occupe un espace dans lequel ceux-ci sont momentanément présents : ils peuvent venir à différents moments, aller et venir, et s'y plonger. De plus l'espace d'écoute n'est pas non plus délimité : on peut se déplacer, déambuler, et expérimenter des écoutes variantes selon les combinaisons harmoniques entre les sons qui créent des pleins et des creux dans l'espace ainsi que des densités et des tensions différentes selon son placement et son déplacement.

Les corps des auditeurs deviennent ainsi des filtres, des modulateurs et des obstacles récepteurs des jeux d'ondes, de phasages d'harmoniques et d'interactions de pressions sonores acoustiques : comme de légers obstacles qui dévient des flux continus. Pour cela et afin de profiter d'une pleine expérience, ALAP est jouée durant plusieurs jours, suggérant que l'auditeur dispose de son écoute et que peut-être à chaque fois sa propre disposition à être auditeur modifie la perception de ce qu'il écoute. Cette musique est lente, longue et étendue, et elle continue même lorsqu'on est absent ; elle semble s'étirer sur un temps long et dans un grand espace, insaisissable, et pourtant elle l'est, saisissable, dans le présent de sa propre écoute.

C'est une œuvre diffusée sur haut-parleurs et qui n'est pas jouée en direct : néanmoins elle semble éphémère et continuellement évolutive, tout en étant perçue très homogène et immobile, et essentiellement physique. Elle est issue d'une performance réalisée à trois improvisateurs (avec Christophe Havard et Anthony Taillard) sous le nom de MXPRMNTL en avril dernier à la galerie Paradise à Nantes (pour l'exposition in-progress "Shady Groove" de Neal Beggs). Cette performance intitulée "asap" (as slow as possible) avait une durée (folle) de 12h sans interruption. Cette expérience si particulière m'a fait découvrir un travail avec le son que j'ai pu développer dans ALAP. En repartant de combinaisons de sons que j'avais explorées avec MXPRMNTL et de manières de les faire réagir les uns avec les autres sous la forme de drones harmoniques, j'ai provoqué de nouveaux agencements sonores pour exciter un espace et son acoustique, tout en supprimant la présence de musiciens (passer de l'improvisation à la diffusion).

L'autre aspect essentiel dans cette œuvre est de provoquer et de susciter une certaine fabrication laissée aux auditeurs, celle de composer leur écoute sur un long moment et dans un espace approprié, qui, à mon sens, n'est pas si différent de nos environnements sonores quotidiens. Le titre, ALAP, se réfère directement à un mouvement particulier dans les improvisations dans la musique du Nord de l'Inde [1] [2], c'est-à-dire ce moment assez long, à un tempo lent, d'ouverture et de commencement de la musique comme une forme d'entraînement (au sens sportif du terme) autant pour les musiciens que pour les auditeurs, afin d'entrer peu à peu dans des articulations optima, plus volubiles, des sons et des séquences musicales.

Mais dans ALAP, il n'y a ni climax ni crescendo (ou bien il s'agit pleinement de leur généralisation), qui seraient propices à une émotion musicale ascendante et à une félicité obtenue au travers de la musique : tout moment est équivalent et l'expérience y est très physique ; de même, il n'y a plus de scène, d'événement, d'applaudissements, de clôture de la musique : elle procure une sensation d'illimité musical. Elle devient elle-même un environnement, n'existe que par les réactions de son environnement et par notre présence engagée dans celui-ci.



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