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Projects Ryan & Joy : — Ryan-Joy



1984(Edit)

7:2, 7 songs in 2 days (Edit)

(david ryan - jérôme joy)(Edit)




sept chansons - jérôme joy, synthétiseurs, guitare, boîtes à rythmes - david ryan, voix, percussions, textes.
en collaboration avec david ryan.
seven songs : synthesizers, electric guitar, rhythmnbox, voice, percussions.
collaboration w/ david ryan.
Dur: variable




réalisations / performances

L'Ultime, action/exposition d'un soir, Commande du capcMusée d'Art Contemporain, Bordeaux, 31 janvier 1984.







RYAN & JOY :
Ref wiki pages :
Ryan & Joy - documentation
Ryan & Joy - les scénarios 1983-1985
Ryan & Joy - les peintures à plusieurs 1982-1985
Ryan & Joy - les avant-monde 1983-1985
Ryan & Joy - les bande-son 1983-1985

Ref txt:
Ryan & Joy - un projet collectif (2002)
L'Ultime 1984 - Ryan & Joy - archives (2012) (pdf)
L'Ultime 1984 - Ryan & Joy (2012)
Le Récit de Michael, version Nothing at All - Ryan & Joy (2016)




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Entre la phase de finalisation de tous les éléments de L'Ultime – peintures, musique, et éléments de la performance – et sa réalisation au CAPC, nous avons enregistré deux semaines avant l'action / exposition une série de chansons. Cette série comprenait sept chansons qui furent donc composées et enregistrées à l'énergie en deux jours dans un studio professionnel*. Cette expérience a été notre seule réelle intrusion dans un jeu mimétique avec des comportements repérés que nous avons voulus affirmer ponctuellement (le musicien et le chanteur) – il y eut aussi celle des grapheurs avec la réalisation d'une série de graffitis réalisés à l'aide de bombes de peinture jaune et noire, et dispersés dans la ville quelques jours avant L'Ultime et formant un chemin pisté de notre atelier Rue de Pessac jusqu'aux Entrepôts Laîné (CAPC).
Les musiques que nous traversions à l'époque (Bowie, Eno, Fripp, Philip Glass, Hassell, Anderson, Gabriel, les groupes de new wave et post-punk, puis ceux de la musique industrielle) étaient effectivement très présentes dans notre quotidien : c'était celles qui nous accompagnaient tout le temps. Jouer et réaliser ces chansons était pour nous entrer dans un univers sentimental et « flottant » qui offrait une facette complémentaire aux actions qui, de leur côté, s'appuyaient sur des éléments plus radicaux et déterminés. C'est de cette manière que deux d'entre elles ont été insérées dans L'Ultime : Stick in Hands et Maureen & Marthe. La première diffusée dans la nef dans le noir ouvrait l'action, et la seconde, de la même manière, la clôturait. Dans le travail de préparation de L'Ultime, il a été prévu à un stade de l'élaboration du projet de jouer en live certaines parties (instruments et voix), mais cela fût abandonné dans la version finale.
La proximité avec les développements récents (à l'époque) de la musique « contemporaine » anglaise**, oscillant entre composition, improvisation, et musique « sociale », est plus évidente et était vraiment prégnante dans la conception même de nos musiques. Ceci touchait à l'approche d'une expérience d'écoute « élargie », ancrée dans des contextes – historiques, musicaux, environnementaux, transculturels, etc. – tout en évacuant ceux-ci dans le même mouvement, en continuellement « mixant » entre eux les différents éléments de notre propre culture d'écoute, avec toutes ses variations et variétés possibles et dans toute son amplitude de captation et de glanage dans différentes provenances et localisations de ces musiques.
Nous sondions, en effet, autant des musiques actuelles du moment (que cela soit les musiques confidentielles des nouvelles scènes post-punk***, que celles plus underground encore de la musique industrielle et de la no-wave américaine****, ou encore celle mainstream avec Peter Gabriel, Robert Fripp, Jon Hassell et Laurie Anderson), que celles classiques que nous revisitions et manipulions en samplant des parties (comme cela a été le cas avec Petrouchka d'Igor Stravinsky).
Before the realisation of the Ultime performance ("the ultimate moment") at CAPC Bordeaux Art Centre on January 1984, we (Ryan & Joy) recorded a series of "songs" along two weeks. This series included seven songs that were composed and recorded along a very hectic period into a professional sound studio. This experience was our only "real" intrusion into a mimetic game with behaviours we wanted to occasionnaly affirm : the musician and the singer. There was also that of graffiti artists with the completion of a series of graffiti paintings made ​​with yellow and black sprays, and scattered in the city a few days before the "Ultime" performance. This series of graffiti paintings was a tracked path between our studio (Rue de Pessac) and the CAPC building (Entrepôts Laîné).
Music songs we listened to at that time (Bowie, Eno, Fripp, Philip Glass, Hassell, Anderson, Gabriel, new wave & post-punk bands, and industrial music) were very present into our daily life. To play and to compose these songs was for us a way to enter into a sentimental and "floating" universe that was offering a adding aspect to our performance works. These works were very radical and to play songs offered a calming facet. Thus two songs of this series were included into the "Ultime" performance : Stick in Hands et Maureen & Marthe. The first one were played at the beginning of the performance, and the second one at the end. Along the Ultime working period we planned to play live these songs but this intention was abandoned into the final version realized at CAPC.
The propinquity with recent developments of the English contemporary music scene with the intermingling of composition, improvisation and of "social" aspects in music, was explicit and very present into the elaboration of our music. This concerned a kind of approach of listening as an extended listening, ie with anchors into contexts : music history, environmental questions, transcultural and social stakes, and so on. At the same time this intention was combined with a distancing move (to be not too close to the contexts in order to create a critical gap) and with a continuous mixing of elements of our musical culture and backgrounds (from traditional and folk music to pop and to industrial music).
Actually we probed simultaneously the more recent music and classical music, that of we manipulated with sampling techniques (with cassette recorders and vinyles) like for instance "Petrushka" by Igor Stravinsky.




* À l'ESA, 14 rue Tourat, avec l'ingénieur du son Alain Cassagnau.

** Plusieurs sources peuvent être notées à propos de "L'Ultime" : la partie 2/2 de Music for Airports de Brian Eno, The Sinking of the Titanic de Gavin Bryars, etc.

*** Les musiques du groupe de Birmingham Eyeless in Gaza et celles de Joy Division, de Durutti Column et de Tuxedomoon.

**** Test Dept, Einstürzende Neubauten, Throbbing Gristle, Glenn Branca, Rhys Chatham, etc. et aussi Anne Gillis. Et, de manière un peu plus éloignée, The Residents.



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[voir aussi / see also "L'Ultime"]









   
   
   
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