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1984 (rev. 1989)(Edit)

micro-phones(Edit)




bande magnétique pour microphones manipulés et feedbacks (larsens) de microphones.
tape for manipulated microphones and microphones feedback.Dur: 20mn40




réalisations / performances

inédit — unpublished




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AUDIO : : : : : : : : : :


micro-phones (1984- rev. 1989) (20mn40)






bande magnétique - enregistrements de performances électroacoustiques avec microphones, objets et pédales d'effets.
réalisation finale studio Patrick Guyho, Bordeaux.
Tech : Tascam Portastudio 144, pédales d'effets, TEAC A-3440.



"Micro-Phones" est en quelque sorte une musique de l'environnement, voire de la lenteur et de l'épaisseur de celui-ci. Dans la continuité d' Un Essai d'Occupation réalisé quelques mois plus tôt à partir de microphones et de traitements électroniques (pédales d'effets) et basé sur une série d'activités dans un espace (exciter et saturer un espace non seulement de manière acoustique mais aussi avec les éléments qui le constituent comme le mobilier par exemple), "Micro-Phones" continue ces explorations mais de manière plus abstraite, par l'utilisation des feedbacks de microphones. La manipulation de microphones mis en boucle par l'effet larsen (rétroactions entre un microphone et un haut-parleur) permet de jouer sur l'acoustique d'une façon très radicale : ces rétroactions apparaissent en jouant des conditions même de l'espace (ses harmoniques propres). Ces manipulations sont délicates car même si le dispositif est intentionnel les résultantes sont produites par des accidents dont les conditions sont les gestes et l'environnement : ajuster la distance entre le microphone et le haut-parleur, improviser avec les sons fortuits de l'ambiance (intérieure et extérieure), etc. En effet, chaque son fortuit (le passage d'une voiture par exemple) engage l'excitation de l'effet larsen ; de même, il faut manipuler avec silence pour ne pas perturber l'effet. C'est pourquoi les prises de son enregistrées ont été faites de nuit. Les traitements à l'aide des effets électroniques (pédales d'effets et multi-effets) ont été effectués selon deux registres : l'un en direct (colorant directement le feedback), et l'autre lors du montage des matériaux enregistrés. Le centre d'intérêt de "Micro-Phones" a été de produire à l'aide d'un système sans matériau, composé seulement de deux éléments techniques (le microphone et le haut-parleur) qui deviennent des instruments, en mêlant la performance (des prises de sons) et la composition (le montage final), la première étant non-reproductible (à moins de donner des matériaux différents). Dans ce sens, le lieu d'enregistrement et de construction des matériaux sonores devient aussi la scène, le lieu de la performance : de l'électroacoustique en direct, même si cela est faussé par le montage final enregistré. Cette œuvre n'est sans doute pas l'enregistrement lui-même mais le dispositif mis en place : microphone - haut-parleur. Ce qui en résulte finalement est une matière continue aérienne, non calculée, seulement agencée après coup (on peut sans doute imaginer plusieurs montages finaux possibles), dont on sent la fragilité malgré les longs sons maintenus résultants du système électroacoustique. "Micro-Phones" est l'amplification de micro-événements, inaudibles sans la mise en place du dispositif, et pouvant aller jusqu'à la saturation sonore dans certains feedbacks qui s'emballent.

Un paradoxe est prégnant dans cette œuvre : la présence du performeur (interprète et à la fois compositeur) est nécessaire tout en exigeant son absence dans le rendu à écouter. En effet il serait quasiment impossible de jouer et de réaliser en direct cette musique, alors qu'elle est uniquement fondée sur une action dans un présent.









   
   
   
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