On extended, boundless, vibratory and in-the-now sympathy music

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Research Studies/Études & Recherche : — Research




SOMMAIRE / CONTENTS
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Historique de l’Art Audio et de la Musique en Réseau (NMSAT)

NMSAT — Networked Music & Sound Art Timeline

Panorama des Pratiques et Techniques Liées aux Transports de Sons et aux Actions Sonores à Distance :

Archéologie, Généalogie et Anthropologie Sonore des Auditoriums Internet et de l’Écoute à Distance


Un projet mené par Locus Sonus (2008-2012)Accès au projet base de données : (bientôt) http://locusonus.org/nmsat/






version anglaise / English version


Introduction(Edit)

En 2008, j'ai lancé avec Locus Sonus le « Networked Music & SoundArt Timeline » (NMSAT) — une veille documentaire bibliographique sur l’historique de l’art audio et de la musique en réseau (télémusique, netmusic).

Le NMSAT fait partie des programmes de recherche de Locus Sonus et est une ressource importante pour ma recherche en Ph.D. (Les Auditoriums Internet) à l'Université Laval Québec. L'objectif est de donner un cadre historique à la recherche artistique practice-led et à l’exploration des problématiques liées à ces pratiques en réseau et ces technologies télématiques.

Le NMSAT vise à fournir une vue d’ensemble des événements relatifs à des œuvres et projets artistiques marquants dans les domaines de la musique et de la performance sonore en réseau, et des développements techniques et technologiques liés à l’anthropologie sonore et la musicologie, de l'histoire ancienne jusqu'à présent (2008). Il offre l’accès à une collection de références bibliographiques pour une utilisation documentaire à destination des communautés artistique et scientifique, tout autant que l’accès à un ensemble de connaissances pour un public plus large désirant approcher les rapports du son et de la distance comme vecteurs de la compréhension et de la mobilisation du monde perçu (reçu, écouté, etc.) et embrayeurs des appareillages communicationnels et inter-individuels au sein de nos différentes cultures et à différentes époques. Il est également un socle d’initiation d’études et d’analyses que pourront mener les chercheurs associés pour construire à partir de cette ressource un corpus critique et théorique.

Le NMSAT repertorie des items/entrées classés chronologiquement par périodes, années et dates. Il offre une perspective instantanée de l’occurrence et du déroulement des événements et des objets repérés, et de l’ordre chronologique dans lequel ils sont apparus.

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Le NMSAT (Historique des espaces sonores en réseau : art sonore, art audio et musique) est destinée à devenir une publication en ligne et dynamique de type base de données (textuelles) à partir d’interfaçages visuels et d’hypertextualisation des contenus.
Le but est de donner une vision compréhensive et documentée (historiquement et transversalement) de l’évolution actuelle des technologies du son en réseau mobilisées et modifiées par les pratiques de création (musicales, sonores, artistiques), et impliquées dans notre environnement et usage quotidiens : téléphonie mobile, Web 2.0, GPS, guides sonores, podcasts, webradios, etc.



INFO :
Le laboratoire de recherche en art Locus Sonus travaille depuis son lancement en 2004 sur les enjeux croisés entre audio en espace et audio en réseau (les espaces sonores en réseau). Il est porté en tant que postdiplôme par l’ESA d'Aix en Provence, l’École nationale supérieure d'art de Bourges (après avoir été rattaché jusqu'à l'année dernière à l'ENSA de Nice Villa Arson). Il est financé par le Ministère de la Culture (DGCA / Pôle Recherche), DDAI / MRT, CNRS, DRAC PACA, les programmes internationaux FACE & PUF, et sur des contrats de recherche (candidatures posées). Cette investigation engage le croisement de plusieurs points de vue : celui technologique à propos d’expérimentations artistiques sur les outils et systèmes de communication en plein développement aujourd’hui, celui artistique par l’interrogation des formes artistiques et de leur adresse publique ; et, en conséquence, celui des évolutions de l’espace de création et social engendrées par celles des espaces sonores et technologiques.






Contexte de la recherche(Edit)

Les réalisations menées au sein de Locus Sonus construisent un réservoir de pratiques et de problématiques transciplinaires qui convoque d’autres champs de réflexion et d’action, tels que ceux de la philosophie, de l'esthétique, de l'épistémologie, de la sociologie, de l’anthropologie, de l’architecture et du paysage, de la musique (informatique musicale), des sciences des télécommunications, etc., qui devront être aussi accessibles et servir de repères référents au sein du NMSAT. Les méthodologies employées dans l’élaboration du NMSAT s’appuient sur les besoins et les ressources des expérimentations et les réalisations de dispositifs et d’œuvres audio en réseau, tout autant que sur la nécessité de construire un cadre de contextualisation et d’analyse de ces pratiques. À proprement parler, il ne s’agit pas d’une observation externe qui étudie “sur”, mais d’une mise en contexte et une problématisation qui se développent “avec” les pratiques.

Le projet du NMSAT est issu de recherches et d’études antérieures qui ont commencé il y a environ sept ans autour du thème de l’organologie de la musique en réseau[1] (Télémusique) (Joy, 2003-2005). L’idée première a été de donner un cadre à la fois historique et prospectif à la recherche sur l’art audio en réseau en établissant, à l’époque et à partir d’une observation systématique sur Internet, une série de listes catégoriées mais non détaillées de signets et de liens vers des documents existants. Ces premières investigations ont fait germer plusieurs pistes de développement durant les années suivantes, que cela soit en terme de projets et de réalisations artistiques, mais aussi à propos d’approches théoriques et documentaires qui se sont limitées sur le moment à l’état d’ébauches.

En effet, entre 2005 et 2007, plusieurs études menées au sein de Locus Sonus ont permis de nourrir un cadre d’analyse plus persistant : une étude sur les micro ouverts Locustream (Joy, 2007a), une étude sur le remote sound recording (Joy, 2007b), une étude sur les streams et l’audio-topie (Salmona, 2007)[2], et une compilation documentaire sur les projets sonores géo-taggés et de géo-localisation (soundmaps et soundwalks) (Joy, 2007c)[3]. Ces investigations ont débouché sur la construction d’un cadre raisonné plus général, celui du NMSAT, qui dépasse par sa nature et ses objectifs la simple approche documentaire.

D’autre part, il semble aujourd’hui essentiel de distinguer des objets de recherche qui auraient vocation à puiser dans le NMSAT et offrir ainsi des grilles d’analyse et d’approches critiques : l’écoute à distance (distance listening) au regard des typologies existantes des pratiques d’écoute; les auditoriums internet (Internet auditoriums) comme interrogation des publics auditeurs et du déplacement de la “salle de concert” et des supports de diffusion; une histoire critique de la télémusique dans une visée organologique (Histoire de la Télémusique, Joy 2009); les flux et le streaming sonores interrogés en tant que matériaux dans la musique; etc. C'est l'objectif que je mène dans mon cursus Ph.D. en art audio et musique expérimentale à l'Université Laval Québec (doctorat sur mesure, recherche-création).






Méthodologie(Edit)

Des méthodes de forage et d’exploration de données d’information (data mining[4]) ainsi que des suivis hypertextuels de fils informationnels et typologiques sont appliquées pour la recherche et le collectage au sein des volumes importants des sources d’informations. Cette méthodologie, aussi sommaire qu’elle ait été au moment du lancement de l’historique, est utile pour extraire un corpus pertinent de références et pour introduire des systèmes d’indexation.

La méthodologie de recherche et de veille documentaire est basée sur l’utilisation de mot-clés dans les moteurs de recherche (tels que Google, Google Books, Google Scholar, In-Extenso, Citeseer, Scirus, Scitopia, FindArticles, Cybertheses, MIT OpenCourseWare, INIST-CNRS, Academia, etc.) et sur des sélections de références et de citations tirés de documents trouvés sur Internet (sites web, forums, listes de diffusion, webrings, etc.). Pour permettre d’évaluer la teneur scientifique des informations recueillies, il est nécessaire d’effectuer des recoupements de chaînes d’analyses par ajustements successifs à partir des différentes sources et occurrences d’une même information. Les résultats permettent de valider chaque entrée avant de l’intégrer dans la base de données.

Certains sites Internet, comme par exemple le blog turbulence.org, repérés comme étant des bassins d’actualités, sont continuellement observés. Ils sont utilisés comme références pour des départs de recherche et des chaînes d’enquête. Ces sites-ressources sont de véritables réservoirs et repositoires d’informations concernant l’actualité et l’histoire récente.

La seconde modalité de veille documentaire (déjà en route et qui sera poursuivi par le Collège de développement du NMSAT) est la consultation et le repérage de reférences dans d’autres types de publications (livres, articles, revues, programmes d’événements, actes de colloques, journaux, etc.) afin de sélectionner et d’extraire les informations les plus pertinentes pouvant constituer une entrée dans l’historique. Les bibliographies, les notes de bas de page et les références de citations, listés dans les articles scientifiques et dans la plupart des publications, sont essentielles et très précieuses pour construire à la fois des références d’entrées mais aussi des arborescences et navigations sémantiques entre les informations et les entrées déjà enregistrées. La validation de chaque entrée du NMSAT est tributaire de cette évaluation et induit alors la constitution d’une description résumée accompagnée des références des sources webographiques et bibliographiques. Le but de ce système de validation est de garantir que la base de données reste une ressource valide et pertinente pour des études et recherches qui seront menées subséquemment par des chercheurs, des artistes et des journalistes.
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Champs et périmètres d'investigation(Edit)

Le NMSAT couvre plusieurs domaines et types d’événement :
• littérature ancienne, sciences et philosophie;
• musicologie et ethno-musicologie;
• anthropologie sonore et histoire des télécommunications et de la radio;
• technologies et logiciels;
• musique contemporaine et art sonore;
• arts médiatiques, numériques et télématiques;

sondant dans différents terrains de problématiques :
• acoustique;
• scénologie;
• transmission sonore;
• acousmatique;
• spatialisation (sonore).

Le fait que le NMSAT couvre de manière interdisciplinaire plusieurs domaines de savoir et de connaissance au sein du contexte de l’art audio en réseau, suggère l’utilisation de différents approches possibles d’accès et de navigation dans la base de données. Parmi ces différents éclairages et approches nous avons identifiés les domaines suivants :

• œuvres de musique contemporaine et d’art audio qui impliquent des aspects télématiques, collaboratifs et collectifs (dont notamment la participation du public);
• dispositifs, systèmes et œuvres en art sonore (Sound Art, Sonic Art), art audio et en musique dans lesquels la question des « lieux » et de « l’espace », dans toutes ses dimensions, est importante (soundwalks, soundmaps, locative sound, l’art lié à la marche et à la déambulation, art in-situ, phonographie, field recordings, œuvres impliquant des sites inter-connectés, des feedbacks entre actants, etc.)

et les types d’œuvres, d’événements et de repères historiques :

• dans les arts numériques et arts interactifs : net-art, telepresence art, art sociologique, tactical media art, art et communication, art et transmission, variable media, etc., ainsi que dans les champs du radio art et de la poésie sonore;
• dans l’art contemporain : Art Conceptuel (questions sur la localisation et la durée), Art Minimal et Antiform (questions sur les perceptions nouvelles et extra-visuelles), Art Sociologique, Land Art et site-specific art, Art Performance et Art Processuel, Net Art, Art + Com, Art Contextuel et Esthétique Relationnelle, etc.;
• dans les champs technologiques (hardware et software) : développements de l’Internet et des communications de données, robotique, informatique musicale, télématique, etc.;
• dans les phénomènes sociaux tels qu’ils sont observés et relevés par les domaines de la sociologie, de l’anthropologie, de la philosophie et de l’Esthétique, et liés : à la musique et l’art dans les contextes numériques, aux communautés en ligne, aux contextes de broad- et de narrow-casting, au social networking / réseaux sociaux (avec ou sans Internet), ethno-musicologie et anthropologie sonore (Becker, 1974, 1982; voir aussi Cristofol, 2005-2008; Joy & Argüello, 2005), etc.;
• dans la littérature historique, moderne et contemporaine : littérature d’anticipation et essais, science-fiction, etc.
• dans la philosophie, les sciences, l'esthétique, l'épistémologie : publications scientifiques avant le XXème siècle, publications contemporaines, etc.
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Le NMSAT : Une base de données(Edit)

La forme générale du NMSAT est une structure de base de données bibliographiques. Chaque entrée ou item est commentée par une description appropriée suivie par les références des sources de l’information citée (liens, auteur, origine bibliographique, etc.). La version actuelle 1.0 de la base de données est construite en premier lieu sur cette liste d’items classés de manière chronologique. Cette version 1.0 est pour l'instant textuelle et regroupe principalement deux index comprenant chacun deux volumes, et un corpus complémentaire accueillant des textes et analyses ainsi qu'un index bibliographique d'articles scientifiques. Elle évoluera vers la version 2.0 en ligne.

Les entrées sont formatées selon des règles d’édition afin de donner une nature homogène au contenu. Ainsi la structuration des items de manière chronologique a donné lieu à un protocole d’écriture : année, nom ou titre de la référence, auteur(s), lieu éventuel, description, extraits originaux et traduits, citation des sources, liens et références bibliographiques. Chaque entrée de la base de données contient un résumé descriptif, suffisamment informatif et pertinent, tirée de sources originales qui sont citées (sites internet, livres, articles, conférences, essais, etc.). Les références des auteurs des sources et du texte utilisé comme description sont aussi associées à chaque entrée. Il est possible de naviguer dans l’historique selon une lecture linéaire dans le fil du texte ou en en utilisant le menu hypertextuel, ou bien encore selon une lecture séquentielle par l’utilisation de mot-clés avec le moteur de recherche de votre logiciel de lecture.
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Structure générique d’un article et des chaînes de balises dans la version 1.0 (texte) (2008)(Edit)


1/ intitulé :
- Year __ Title, subtitle, (english translation), author(s), organization + location + date + (COUNTRY) 

   1.1/ variantes d’intitulés (voir aussi plus bas)
        - Year __ Title  --> œuvre non référencée dans la musique en réseau et dans l’art audio en réseau
	- Year __ Title   --> référence historique, technologique ou autres champs de référence
        - Year __ (?) --> référence sans titre
	- Year __ « Title of the book » --> titre d’un ouvrage (livre, article, essais, etc.) 
	- Year __ « Title of the book » --> titre d’un ouvrage dont l’objet n’est pas la musique en réseau 
                                                                     ou l’art audio en réseau

2/ contenu (entre parenthèses, style italic, langage de référence: anglais) :
(english text 1. “source quotation”. 
                       « translated author(s) quotation ». 
                       « original author(s) quotation ». 
                       [credits & source’s reference 1] 
                      (publication & bibliographical reference 1). 
english text 2. [credits & source’s reference 2] etc. 
english text 3 etc.) 
(text in another language. [
credits & source’s reference])

		nota : si il y a plusieurs descriptions référencées, elles sont listées successivement, 
chacune étant suivi par les références des sources qui la concerne, en respectant les différents types 
de guillemets et les deux types de parenthèses (parenthèses normales pour les références bibliographiques 
et liées à la publication de l’article cité, square brackets pour les mentions (credits) des auteurs)

3/ liens sur Internet :
web url1 web url2 etc.




La structure 1.0 du NMSAT(Edit)

La forme actuelle du Timeline (version 1.0) est similaire à un répertoire d’entrées bibliographiques glanées dans de nombreux documents en ligne et ouvrages publiés (livres, notices, articles, actes de colloque, annonces et documents d’accompagnement, etc.). Afin de faciliter la consultation et l’indexation de ce premier stade de la veille documentaire, les entrées sont organisées de manière chronologique et alphabétique.

Le texte (l'historique) est structuré en 3 parties ou bases (primaires) de données :

  • Histoire ancienne et moderne, Littérature d’anticipation, développements techniques (∞ - 1964) ((Volumes 1 et 2);
  • Œuvres, technologies, Histoire contemporaine (1950 à nos jours - 2008) (Volumes 3 et 4);
    • complété par une troisième partie constituée d’une liste alphabétique d’articles et de publications scientifiques (Volume 5);
  • Articles de référence, séries d'études et d'essais utilisant le NMSAT comme ressource et bibliographies (Volume 6).

Ces bases de données sont conçues de manière à pouvoir être interrogées de façon séparée ou comme un seul corpus.



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Première partie(Edit)

La première partie de ce catalogue rassemble à la fois des références recueillies dans la littérature (ancienne, classique, moderne, d’anticipation et de science-fiction), dans les ouvrages de philosophie, dans l’histoire des télécommunications, et des références liées aux domaines musicaux et artistiques. Elle offre la possibilité de construire des comparaisons et des développements de perspectives entre les découvertes techniques, les utopies littéraires et artistiques, et les aventures exploratrices musicales et sonores. Des références majeures liées aux technologies de communication et sonores sont incluses dans cette partie, afin d’éclairer leur influence même si celles-ci ne sont pas directement liées à notre objet de recherche. Ces entrées, tout en n’étant pas traitées de manière exhaustive, permettent de mieux comprendre le contexte dynamique du développement de l’utilisation du son en réseau (ou historiquement : dans les réseaux informationnels et communicationnels). Nous considérons qu’il est essentiel de nous appuyer sur des repères marquants concernant les aventures humaines et techniques notamment celles très documentées de la seconde moitié du XIXème siècle.

Comme nous l’avons expliqué dans le chapitre précédent, cette première partie est construite de manière chronologique et linéaire; elle se conclut sur une référence particulière, datée de 1964, qui relate une citation visionnaire concernant les réseaux technologiques (même si à cette date, le développement de l’ARPANET avait commencé deux ans plus tôt). Cette référence est emblématique du basculement historique vers le développement des réseaux électroniques dont l’Internet.



Seconde partie(Edit)

De manière similaire, la seconde partie débute avec l’année 1951 sur une référence majeure : celle d’une œuvre artistique qui est sans doute la première œuvre contemporaine qui utilise des matériaux sonores en flux et situés à distance (Imaginary Landscape IV de John Cage).

Cette seconde partie est constituée d’une liste chronologique d’œuvres artistiques et musicales impliquées dans les développements en réseau, d’événements et de manifestations majeurs liés aux technologies de réseau, ainsi que des références importantes provenant de l’observation des autres pratiques artistiques connexes à la musique et à l’art audio (comme l’art numérique et la performance par exemple), d’études théoriques (esthétique, philosophie, critique d’art), et issues des autres champs que nous avons déjà cités. Cette observation couvre également de manière attentive les développements socio-techniques spécifiques du dernier quart du XXème siècle : réseaux électroniques, communautés d’internautes, social networking, broad- and narrow-casting (diffusion longue-distance et courte-distance), géo-localisation, etc.



Troisième partie(Edit)

En dernier lieu, la troisième partie du NMSAT présente une liste d’articles de référence, d’ouvrages, et d’actes de colloques, de symposiums et de conférences internationales, structurée comme une bibliographie, avec un classement par nom d’auteur(s), par titre, par année et par supports de publication (colloques, ouvrages-compilations, actes, etc.). Cette partie rassemble et compile l’ensemble des références bibliographiques citées dans les deux premières parties. Cette structure standard peut permettre l’intégration de ces références dans d’autres listes bibliographiques et peut faciliter son utilisation dans des processus d’étude et de recherche. Elle indique également le dynamisme présent dans ce champ de recherche et sa vivacité accrue depuis quelques années. L’ordre alphabétique appliqué à ce chapitre offre un autre mode d’accès et de consultation, différent des deux premières parties qui sont organisées, comme nous l’avons vu, de manière chronologique.

Cette troisième partie comporte également une série de textes, d’études et d’analyses rédigés par différents chercheurs.






Objectif scientifique(Edit)

Le NMSAT se présente comme une base de données et une veille thématique sur le domaine très vivant des pratiques sonores et propice à l’interdisciplinarité (d’où les collaborations actuelles que mènent Locus Sonus avec les domaines de la sociologie, de l’architecture, de la musicologie, comme avec plusieurs organisations internationales artistiques). Dans notre contexte sociétal, technologique et bien entendu artistique, ces pratiques liées aux transports de sons sont présentes à tous les niveaux — dans le quotidien, dans l’industrie, dans la communication, etc. —, et offrent un point de vue exceptionnel sur l’évolution des techniques et la capacité humaine à les fonder et à les manier.

L’objectif du projet NMSAT est de constituer une ressource documentaire internationale. La présence de nombreux partenaires et collaborateurs par le relais de Locus Sonus permet de garantir à la fois l’originalité de ce projet, et sa qualité, mais aussi son utilisation et son évolution. La volonté de Locus Sonus (ESA Aix en Provence, ENSA Bourges) de mettre cette ressource à disposition participe du même élan : de favoriser la transmission, la circulation et l’articulation des expertises et des connaissances.

En proposant une mise à jour des connaissances à propos de l’art audio, de l’art sonore et de la musique en réseau, cette ressource offre un fonds spécialisé pour la recherche d’informations dans l’actualité et dans l’histoire ancienne et récente[5]. Simultanément, le fonds constitué permet de suivre les évolutions récentes de projets artistiques et de la recherche en art, ainsi que celles des impacts des technologies utilisées par les pratiques artistiques sonores et musicales.

La création de la base de données documentaire NMSAT s’appuie sur la diffusion et la publication de connaissances de manière originale. Outre l’aspect inédit de la constitution des contenus provenant d’analyses et d’une expertise aujourd’hui reconnue (Locus Sonus), la mise en place de modes particuliers de consultation par la construction d’interfaces adaptées et l’objectif de destiner cette ressource originale à des publics spécialisés et amateurs et à destination de communautés (scientifique, artistique) a pour but de combiner la transmission (de connaissances) et le développement basé sur des recherches spécifiques (documentaire et historique, sur les modes d’interfaçage et d’accès, et sur la mise en réseau). C’est-à-dire que ce développement répond également aux innovations actuelles sur les questions d’interfaces et de configurations des bases de données documentaires. La numérisation permet d’approcher des innovations d’accès et de participation à la mise à jour des bases de données, d’une part par les fonctions de syndication, d’indexation, de fils thématiques, de tags au sein de contenus, et, d’autre part, de combiner des modes d’édition et de contribution sur la base des outils Web 2.0, pour envisager la garantie d’une base de données pertinente et qui peut être vue comme une ressource fiable.

L’expertise est aussi un enjeu fort d’un tel projet, c’est-à-dire la capacité et les compétences déjà présentes pour « mettre à jour » des données et des informations liées à un domaine propre (les pratiques sonores) par une évaluation continuelle des contenus : en effet, c’est la première fois que de tels contenus sont organisés sous cette forme et donnent lieu à un collecte et un repérage de données non-visibles ou jusqu’à présent non repérées, car difficilement accessibles.

Les enjeux liés à la construction d’une telle banque de données sont essentiels pour comprendre la transmission nécessaire de contenus documentaires à partir d’un établissement à vocation et mission artistiques (le réseau des écoles d'art). Il s’agit de :

  • distinguer l’apport spécifique en terme de ressource et de connaissance de la part d’une institution artistique à destination des publics et des communautés artistiques et scientifiques, à partir de la combinaison de ses dispositifs propres définissant un pôle de compétence (enseignements, formes d’expérimentation (workshops, etc.), unités de recherche (telle Locus Sonus);
  • démontrer la capacité et le potentiel documentaire issus de développements et de recherches basés sur la pratique (artistique), pour asseoir un outil critique, analytique et mettant à jour des généalogies et des historiques (ici sur les pratiques sonores);
  • favoriser la transmission transdisciplinaire à partir d’un objet documentaire et d’étude défini par un établissement artistique (ici les pratiques sonores et ses environnements : impacts, modifications, histoire);
  • matérialiser un corpus documentaire expert pour une destination publique (par un accès en ligne sur Internet);
  • mettre à disposition une ressource originale expertisée par des compétences de recherche, issues de ressources internes et de collaborations scientifiques et artistiques;
  • affirmer la dimension internationale et la qualité de l’apport artistique à un domaine vivant (arts, technologies, sociologie, sciences humaines, industrie, etc.).






Enjeux scientifiques(Edit)

La spécificité des réseaux permet des interactions et connexions en temps réel entre les lieux et modifie nos perceptions et pratiques de l’espace et du temps. (Renaud & Rebelo, 2006)

Le propos général du Timeline est d’approcher les environnements audio en réseau (en tant qu’espaces et temporalités inter-connectés et corrélés), comme des « éco-milieux » évolutifs, vivants et organiques facilitant des aspects collectifs de création et des modifications remarquables de la perception de nos environnements (Sterne, 2003; Carlyle, 2007). Cette dimension prolonge les propositions énoncées ci-dessus et identifie, au travers des corrélations socio-techniques liées aux mises en réseau, le développement de dispositifs créatifs de coopération et de création de circuits collectifs et participatifs (Tanaka et al., 2005). Ces nouvelles dynamiques refondent des temporalités d’attention individuelle et peuvent révéler une esthétique renouvelée du sonore[6] (Joy, 2009). La portée sociale de ces formes de perception réside sans doute dans une nouvelle « distribution de la réalité sensible » (Valéry, 1960 [1928])[7] et dans le partage d’arènes de connaissance par l’action et l’expérience ensemble de nos environnements, en proximité et, dans ce cas, étendus par l’apport, la manipulation et le contrôle des systèmes de transports de son à distance. L’entrelacement entre les potentiels d’écritures musicales et sonores et ceux des agencements réactifs d’acoustiques reliées est une percée vers l’élaboration d’échelles instrumentales à partir des réseaux.

Les notions de distance et de permanence sont proéminentes dans cette spécificité qui explore et construit un état musical et « sonifère » des réseaux électroniques (Internet)[8] (Joy, 2009).

Ceci est à mettre en regard de nouvelles approches actuelles concernant les évolutions de la nature des “audiences”, des diffusions acousmatiques aux arènes d’écoute, modifiée par les développements en réseau (jusqu’à la notion d’écoute à distance, en tant que nouveau paradigme de l’écoute).

Le second aspect est de donner à cette histoire récente, par la structuration documentaire spécifique du NMSAT et de ses interfaces, des perspectives et des éclairages difficilement repérables par ailleurs. Il peut mettre à jour la distinction de problématiques communes et la compréhension de la circulation des pratiques et des techniques.

Notre intention est de continuer à interroger la culture du « réseau », et, à un autre niveau, nos relations aux technologies et aux environnements socio-techniques, au sein d’une controverse relative aux modifications de la représentation, ce qui est un débat existant depuis le début des années 60. L’(hyper-)médiatisation relevée par Bernard Stiegler[9], par exemple (Stiegler, 1994-2001, 2004-2005, 2004-2006), la multiplication des prothèses techniques, etc. sont révélatrices de glissements lents et progressifs au sein de notre vie, de notre culture et de notre société. Aujourd’hui, nous observons la remarquable fragilité de notre relation aux technologies. Au-delà d’être une machinerie, un ensemble de machines communicantes, et le lieu, aussi invisible soit-il, des machines, les réseaux sont à investir dans des dimensions instrumentales, c’est-à-dire dans une intrication entre milieux (physiques et virtuels) et entre appareils d’écriture, d’écoute et d’interprétation.

Ces controverses montrent la vitalité de ces débats et la nécessité d’y impliquer ces questions. Au travers de l’élaboration du NMSAT, notre initiative vise à prendre prise sur ces débats et perspectives, sur ces interrogations et ces points de vue, en illustrant, dans une vision plus large, les convergences, les rencontres, les corrélations et les croisements qui animent les pratiques artistiques, les pratiques théoriques, sociales et techniques, et les développements technologiques.






Originalité du programme scientifique(Edit)

La base de données NMSAT est, nous l’avons dit, une ressource unique et inédite. Par l’observation des ressources existantes en ce domaine, nous avons vu qu’il y a une forte attente à la « publicisation » du NMSAT, non seulement par la considération de sa nature documentaire mais aussi par le fait que ce projet de base de données va permettre de créer une plate-forme pour le développement subséquent d’études et d’observations menés par des chercheurs à partir de leur propre domaine et discipline.

Il permettra également de distinguer et de confirmer un pôle de compétence représenté aujourd’hui par Locus Sonus, porté par l’ENSA de Bourges et l’ESA d’Aix en Provence. L’assise et la nature documentaire du projet permet aussi de prévoir la collaboration fructueuse entre les services de documentation (en premier lieu avec le centre de documentation au sein de l'École) et les dispositifs de recherche et d’enseignement, ainsi que des collaborations nationales et internationales. S’il s’agissait d’un maillon manquant dans la synergie entre les activités « en art », « par l'art » et celles « sur l’art », le projet NMSAT peut montrer que ces activités participent d’une même mise en œuvre et ne sont pas à opposer les unes aux autres.






Collège scientifique du développement du NMSAT(Edit)

Il est vite devenu indispensable qu’une approche internationale, multi- et transdisciplinaire et collaborative soit mise en place pour le développement du NMSAT. L’établissement d’une telle ressource demande de mettre en place une « veille » documentaire et thématique, voire technologique, par la recherche et le collectage d’informations validées sur le sujet (ou à faire valider puisque le domaine est en pleine évolution et est très actif dans l’actualité). En effet, l’immense quantité de données à collecter et à documenter, la diversité des sources des informations et la rapidité à laquelle elles évoluent, ont rendu cette approche nécessaire. Ceci a conduit à la création en mars/avril 2009 du Collège de développement du NMSAT [NMSAT Development Scientific Committee/Board], dont les rôles sont :

  • de mettre en place des systèmes d’évaluation, de vérification, de validation et d’amendement des informations recueillies;
  • de continuellement actualiser la base de données;
  • de minimiser les effets arbitraires de choix orientés ou “partisans” pouvant fausser des approches historiques;
  • de cultiver la diversité des approches, de faire se croiser et se compléter les enquêtes de recherche en relation avec des domaines de compétence.



NMSAT Scientific Committee ——————— Collège Scientifique du NMSAT(Edit)

Brett Ian BALOGH, SAIC, instructor, Art and Technology Studies, sound artist www.saic.edu

Álvaro BARBOSA, CITAR UCP, Center for Research in Science and Technology of the Arts citar.ucp.pt

Clarisse BARDIOT, ARIAS, researcher, CNRS Univ. Paris3, Lect. Univ. of Valenciennes, CECN www.arias.cnrs.fr

Marc BATTIER, Univ. Paris-Sorbonne, Dir. MINT, coDir. OMS Netw., Dir. EMSAN, composer omf.paris-sorbonne.fr/

DinahBIRD, MAM Museum of Modern Art Paris, radio artist and feature maker www.radio1001.org

Samuel BORDREUIL, LAMES, Research Dir., CNRS, MMSH, Univ. of Provence www.mmsh.univ-aix.fr/lames/

Juan-Pablo CACERES, CCRMA, Computer Music, PhD researcher, Stanford Univ., composer ccrma.stanford.edu

Angus CARLYLE, CRiSAP, co-director, Univ. of the Arts London, writer, editor, sound artist crisap.org

Alexandre CASTANT, Aesthetics & Art History, Prof. School of Arts Bourges (F), art critic, writer ensa-bourges.fr

Andrea CERA, Conservatorio C. Pollini Padova (Italia), composer andrea.cera.free.fr

Chris CHAFE, Dir. CCRMA, Stanford University, music researcher, composer ccrma.stanford.edu

Julien CLAUSS, Locus Sonus – audio in art, Sonic Research Lab, sound artist www.cycliq.org

Josep M. COMAJUNCOSAS, Barcelona Laptop Orch. Music Technology Group, UPF barcelonalaptoporchestra

Pierre COUPRIE, Researcher OMF Univ. Paris-Sorbonne, TICE IUFM, musicologist, composer www.pierrecouprie.fr

Jean CRISTOFOL, Epistemology, School of Arts Aix en Provence www.plotseme.net

Alain DEPOCAS, Dir. CR+D, Fondation Langlois Montréal, Research Dir. DOCAM fondation-langlois.org

John Levack DREVER, Goldsmiths College, Univ. of London, Dir. of SPR, Dept. of Music www.goldsmiths.ac.uk

Alejo DUQUE, Locus Sonus – audio in art, Sonic Research Lab, PhD researcher at EGS (Switzerland) www.egs.edu

John EACOTT, Univ. of Westminster, School of Media, Arts & Design, CREAM, lect. in Music, composer informal.org

Björn ERIKSSON, Hola folk high school (Nyland, Sweden), field recordings & radio art ruccas.org/wiki.pl/Miulew

Ken FIELDS, Canada Research Chair, Telemedia Arts, ass. Prof. Dept. of Music, Univ. of Calgary syneme.ucalgary.ca

Scott FITZGERALD, Tisch School NYU, ITP, Adjunct ass. Prof. & Locus Sonus Lab www.droolcup.com

Golo FÖLLMER, Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, Prof. Audio Culture www.medienkomm.uni-halle.de

Jean-Paul FOURMENTRAUX, CESTA, Sociology, researcher, CNRS, EHESS Paris cesta.ehess.fr

Marcus GAMMEL, Dir. Klang Kunst Deutschlandradio Kultur, musicologist, playwright, journalist www.dradio.de

Peter GENA, SAIC, Professor, Art and Technology Studies, composer www.saic.edu

Scot GRESHAM-LANCASTER, composer, performer, instrument designer, educator scot.greshamlancaster.com

Florian GROND, Ambient Intelligence Group, PhD researcher at CITEC Bielefeld Univ. grond.at

Georg HADJU, Dir. Multimedia Composition Hamburg Hochschule für Musik und Theater, composer georghajdu.de

GH HOVAGYMIAN, Computer Arts, School of Visual Arts NYC, digital artist nujus.net/~gh

Jérôme JOY, Locus Sonus, Res. co-Dir., Prof. Nat. Sch. of Arts Bourges, PhD st. Univ. Laval, composer locusonus.org

Rahma KHAZAM, art critic and journalist, editor-in-chief of Earshot architectones.net

David KIM-BOYLE, Asst. Prof., UMBC Univ. of Maryland Baltimore, audio engineer, composer davidkimboyle.net

Brandon LABELLE, Prof. National Academy of the Arts, Bergen (Norway), writer, sound artist errantbodies.org

Anne LAFORET, Culture & Communication Lab, PhD researcher, Univ. of Avignon www.sakasama.net

Suzanne LEBLANC, Prof. Visual Arts School, Research Dir., Université Laval Québec www.arv.ulaval.ca

Marie LECHNER, net & digital arts journalist, Libération Écrans www.ecrans.fr

Eric LEONARDSON, SAIC, Adjunct ass. professor, Sound Dept., WLP founder, music & radio art www.saic.edu

Patrice LOUBIER, UQAM Montreal, Art History Dept, art critic, independant curator histoiredelart.uqam.ca

Andra McCARTNEY, Concordia Univ., Comm. Studies, Ass. Prof., soundwalk artist artsandscience.concordia.ca

Gilles MALATRAY, Le Centre du Son (Isère, France) lecentreduson.info desartsonnants.over-blog.com

Cédric MARIDET, School of Creative Media, City Univ. of Hong Kong, PhD researcher, sound artist moneme.com

Sylvain MARQUIS, Univ. Marne-La-Vallée, Digital & Sound Arts Dept., musicologist, composer sylvainmarquis.com

Luc MARTINEZ, composer, sound designer, Univ. Nice Sophia-Antipolis www.demiaux.com/a&t/martinez.htm

Udo NOLL, media artist & applied scientist for media technology aporee.org king.dom.de humbot.org

Pauline OLIVEROS, Rensselaer Polytechnic Institute Troy NY, Deep Listening, composer paulineoliveros.us

Julien OTTAVI, artist-researcher, Apo33, co-dir. of Area10Medialab London www.a10lab.info www.apo33.org

James PARTAIK, Prof. Digital Arts, Arts Dept., Univ. du Québec à Chicoutimi, artist jamespartaik.com

Jenny PICKETT, artist/curator, creative manager, co-dir. of Area10Medialab London www.jennypickett.co.uk

Andrea POLLI, Univ. of New Mexico, Dir. of the IFDM Program, digital media artist andreapolli.com

Jean-Paul PONTHOT, Dir. School of Arts Aix en Provence, res. Musiques de Traverses ecole-art-aix.fr

Céline PRUNNEAUX, EHESS Paris, PhD researcher, “History, Music, Society” Dept. acoufene.free.fr

Pedro REBELO, SARC, Dir. of Education, Queen’s University Belfast, composer www.sarc.qub.ac.uk

Marc RELIEU, Researcher and professor ENST Paris, ass. res. EHESS, LTCI CNRS www.ltci.enst.fr

Alain RENAUD, Smart Tech Research Centre, Bournemouth Univ., senior lecturer www.bournemouth.ac.uk

Jean-Philippe RENOULT, composer, radio producer, lecturer, journalist www.jeanphilipperenoult.com

Jean-Claude RISSET, LMA CNRS, Hon. Doct. Univ. Edinburgh, CNRS Golden Medal 1999, composer lma.cnrs-mrs.fr

Annick RIVOIRE, net & digital arts journalist, editor-in-chief of Poptronics www.poptronics.fr

Jocelyn ROBERT, École des arts visuels, Univ. Laval Québec, Professor arv.ulaval.ca jocelynrobert.com

Anne ROQUIGNY, media artist (WJ-s), Coord. Locus Sonus – audio in art, Sonic Research Lab locusonus.org

Franziska SCHROEDER, lecturer / RCUK fellow at SARC, Queen’s University Belfast, performer www.sarc.qub.ac.uk

Peter SINCLAIR, Locus Sonus, Res. co-Dir., PhD res. at CRiSAP, Prof. Sch. of Arts Aix, sound artist locusonus.org

Douglas E. STANLEY, Digital Arts, School of Arts Aix en Provence, PhD res. at Paris8, artist www.ecole-art-aix.fr

Atau TANAKA, Newcastle Univ., (Dir.) Computing Culture Lab, Prof of Digital Media, artist ncl.ac.uk

Dante TANZI, LIM, Dpt Info & Comm, Univ. degli studi di Milano, composer lim.dico.unimi.it

J. Milo TAYLOR, CRiSAP, LCC, PhD researcher, Univ. of the Arts London www.crisap.org

Jean-Paul THIBAUD, CRESSON, Research Dir. CNRS, School of Architecture Grenoble www.cresson.archi.fr

Helen THORINGTON, Co-Director of New Radio and Performing Arts, Inc., writer, composer, turbulence.org

Allen S. WEISS, Tisch School NYU, Performance & Cinema Studies, Ass. Adj. Prof., writer performance.tisch.nyu.edu

YEUNG Yang, General Education, Chinese Univ. of Hong Kong, lecturer and soundart curator soundpocket.org.hk

Laura ZATTRA, Univ. di Padova, researcher, Dept di Storia delle arti visive e della musica artemusica.unipd.it






Vers la structure 2.0 du NMSAT(Edit)

Garantie de l'actualisation(Edit)

Locus Sonus développe actuellement, sous la responsabilité de Stéphane Cousot et de Jérôme Joy, la structure de l'environnement en ligne de la base de données afin que le NMSAT soit une ressource accessible au public et aux chercheurs selon des interfaces appropriées et puisse bénéficier de mises à jour constantes. La mise en réseau et la mise en ligne de la base de données NMSAT permettront de considérer un accès à distance et une validité continuelle des informations transmises (par la structure collaborative du NMSAT via le collège scientifique du développement du NMSAT).

Afin de garantir que le NMSAT soit continuellement mis à jour et actualisé après la diffusion de la version actuelle (1.0), nous prévoyons de rendre disponible cette ressource, à partir d’une logique open-source et contributive, qui restera éditable par des pairs opérant dans le même objectif de recherche à destination de la communauté. L’objectif est de développer une database en ligne nourrie par de multiples contributeurs et connectée à une variété d’interfaces de navigation, de lecture et d’indexation (version 2.0) à partir d’une structure de type XML/PHP/mySQL.



Le défaut de la linéarité textuelle et de la représentation chronologique(Edit)

Dans le cadre d’un historique basé sur une représentation chronologique telle la version 1.0 du NMSAT (comme cela est le cas pour les structures de type blog), l’organisation des événements crée une représentation à la fois graphique et intellectuelle basée sur l’unicité de chaque événement indépendamment les uns des autres (chacun devenant un épiphénomène), et sur une linéarité du passé vers le présent et le futur. Les principes d’antécédence et d’antériorité, tout autant que ceux d’auctorialité[10] et de localisations (“cela s’est passé là”, donnant un statut proéminent aux lieux et aux structures d’organisation, ou encore lié à l’happenstance, “être là au bon moment”), délient chaque item de ses propres contextes ou, dans le meilleur des cas, les limitent à des contextes restreints et spécifiques, géographiquement et historiquement parlant. Un item dans ce cas apparaît comme unique dans une progression historique et comme non-reproductible (à l’identique).

Les effets de ces principes occultent des relations, des liens et des croisements, ou parfois en créent de manière fausse et erronée. Par exemple, l’antériorité produit un flêchage de cause à effet, voire de conséquence, entre les événements, ce qui ne correspond pas vraiment à la réalité et est la plupart du temps contredit par ce qui est vérifié ou constaté. La linéarité suggère que le temps est une ligne (time arrow) imperturbable, sans nœuds, dérivations et innervations, et distord l’image que l’on se fait des modes de décision (individuelle et collective), et des modalités d’influence (d’une décision locale sur une autre). Ces derniers sont la plupart du temps issus d’effets d’intuition et de logique individuelle, d’impacts de rencontres, de dynamiques de coopération et co-création qui échappent à une objétisation unicitaire de l’action, etc.[11]

Cette utilisation de la succession et de la progression n’est certainement pas la meilleure manière de représenter un ensemble de références (œuvres, articles, événements) dans le temps, d’autant plus que le champ référent est celui de l’art dont on sait que le principe n’est pas fondé sur le progrès des inventions et des aventures, mais plutôt incorpore des mobilisations et des situations contextuelles : des glissements, des sauts, des réactions environnementales et incidentes, et parfois des décisions liées à des cohérences individuelles et à des sérendipités.



La construction d'interfaces de navigation et de recherche(Edit)

Étant donnée la nature hybride de l’information sélectionnée, et malgré que la structure linéaire de la version 1.0 puisse rester une ressource valide et valable, l’idée principale est de construire des interfaces multiples et configurables pour se connecter à la base de données et pour puiser dans celle-ci afin d’organiser et de visualiser des fils de recherche et d’information à partir de requêtes du lecteur ou de la lectrice. Ceci offrira en retour plusieurs possibilités de navigation et d’édition des entrées et permettra d’augmenter de manière significative son utilisation par les chercheurs, les artistes et les musiciens, et par les internautes lecteurs.

À cet effet, nous préférons favoriser, simultanément à la publication de la version textuelle 1.0, le développement d’autres approches orientées, par exemple, sur des représentations de constellations ou de combinaisons de trajectoires, de circuits de ré-appropriations sociales, et de concrétions de situations qui au premier abord nous échappent ou qui sont difficilement visibles et cernables[12]. C’est-à-dire que la structure multipliée du NMSAT tendra à aider le discernement d’organicités propres et le croisement des domaines (mind-mapping). Cela permettra en retour de développer des modes d’appréciations de situations historiques, de décisions artistiques et scientifiques, et de proposer une vision plus générale d’un ensemble de circonstances et de nuages d’événements lors de la navigation dans la base de données via des interfaces multiples.

Néanmoins, ayant pris conscience de tous ces effets et du sens qu’ils induisent, la version linéaire textuelle peut rester valide en tant qu’outil de documentation et de recherche.

Le projet NMSAT offre l’accès à une base de connaissance pour des objectifs d’accès au savoir, accès de nature scientifique et tout public, à partir d’une ressource originale développée par Locus Sonus (Jérôme Joy). Celle-ci apparaît inédite dans ce champ de connaissance et dans les différents domaines auxquels elle fait appel (Sciences des Télécommunications, Anthropologie sonore, Histoire de l'Art et de la Musique, etc.). Cette ressource destinée à être mise à disposition du public « syndique » et rassemble des informations actuellement disséminées et pour la plupart difficilement accessibles (car non mises en visibilité ou enfouies car non repérées). Le développement d’interfaces de consultation basées sur des modes graphiques (en parallèle de l’interface textuelle et encyclopédique) permettra d’appliquer les résultats d’expérimentations aujourd’hui menées sur la consultation de bases à grand nombre de données, et de mettre ainsi à disposition du public de manière innovante des contenus historiques et scientifiques. La consultation duelle en mode textuel et graphique est reliée de manière dynamique à un système de contribution par les lecteurs et les experts afin de tenir à jour la base de données. Ce mode de contribution s’appuie sur les environnements contributifs portés par le Web 2.0.



Normalisation(Edit)

Le contenu déjà constitué (plus de 3000 entrées) doit être normé pour répondre à la fois à sa saisie dans une structure de banque de données[13] et à sa diffusion et connexion à d’autres banques et bases existantes. En parallèle, la réflexion menée sur l’interface de consultation et d’accès aux contenus permettra d’envisager la construction d’interfaces textuelles et graphiques (combinées), comme autant de bases de données existantes, afin de répondre de manière pertinente aux questions d’analyses et d’interprétations historiques et thématiques. En effet, le NMSAT étend son observation et son expertise sur une dimension historique étendue (de l’antiquité à aujourd’hui) et sur une surface transdisciplinaire (technologies, arts, littérature, philosophie, esthétique, etc.). Pour cela, la structure de la banque de données et des interfaces doit être spécifique et répondre à l’actualisation continuelle des contenus, à partir de modes de contribution qui sont déjà évalués (pool de contributeurs, contributions ciblées et hiérarchisées, annotations, ‘fils’ hypertextuels, tags, etc.).



Structure envisagée d’un article dans la version 2.0 (base de données PHP/mySQL) (balises et indexation)(Edit)

Online editing form :

Year : 				 __ , bold regular
Title : 				title of the project, generic title, title of the paper (, bold regular)
Subtitle : 			, regular
Title translation in english : 	(, regular)
Authors : 			artist, engineer, writer, ... or group/collective 
				(for REFERENCE PAPERS, ordered list of authors) 
				, regular
Organisation or complementary info : 
				(for instance : museum, gallery, music center, festival, radio, etc.
				which hosts or produced the work; or exact date) 
				, regular
Entry’s type :
	toggle:			by default related to networked audio & music --> (bold regular)
	toggle : 		technology & science developments -> (regular)
	toggle : 		book or a published paper or a concept -> («  », bold regular )
	toggle : 		not related to networked audio & music -> (, italic)


Description : 		(2/3 lines < 100 characters) (dedicated to graphical interfaces, for instance)
				(when no Title, Authors, Complementary info -> put directly in Content)

Content : 			italic
	-  (no limitation of characters’ number ?), 
	- the second part of the content can be in non-english language,
	- if there is no english version, the entry can be in non-english language, add a toggle : to translate
	- for including pictures, movies, and soundfiles (to put data on archive.org website) 

Quotation : 
	excerpt of original content by the author (mainly for Literature’s entry) 
				« regular »
	excerpt of an original content of a source
				“ regular “

Credits : 
	author(s) of the source 
				[ ] italic

Publishing / bibliographical reference : 
				( ) italic
	- can automatically create an entry in REFERENCE PAPERS

Tags : 
	decided by the article’s author
	optional feature depending on interfaces’ requirements and on indexing mode of the internal searchbot

Category : 			Music, SoundArt, Sciences & Technology, Literature, Theory

Bibliography : 
	reference related to the source or to the content
	lists of related books and papers 
				(can automatically create an entry in REFERENCE PAPERS)

Webography : 
	list of urls



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Une "boîte à outils"(Edit)

Si le NMSAT est devenu au fil des mois un corpus imposant, il s’agit aujourd’hui d’en ouvrir la structure en terme de navigation dans les données et de contribution au collectage des informations. Un catalogue est compris comme une structure close, plus ou moins linéaire, d’éléments listés, qui peut être renouvelé et mis à jour à une fréquence choisie. Notre intention est de concevoir et de modifier la structure interne du NMSAT afin qu’il devienne dispositif dynamique, évolutif et ouvert, favorable à la contribution de multiples rédacteurs et à la consultation des lecteurs.

Dans ce sens, il sera intéressant d’en évaluer sa qualité en tant que « boîte à outils » (toolbox)[14] (Foucault, 1972), c’est-à-dire qu’il puisse devenir un réservoir opératoire d’actions de recherche.



Une mise en réseau(Edit)

La nature numérique de la base de données NMSAT comprend d’emblée des mises en réseau, non seulement à partir de son accès par Internet, mais aussi par la diffusion de ce dispositif au sein des centres de documentation et de recherche, et surtout par le caractère international et collaboratif de son fonctionnement et de son évolution. Sur ce point, il y a deux aspects : l’un concerne la mise à disposition publique de cette ressource par l’accès Internet, et l’autre s’appuie sur l’innovation des modalités de contribution à une ressource partagée et favorable à tous les partenaires et contributeurs.



Le développement technique de la base de données en ligne(Edit)

L’intégralité des contenus du NMSAT est déjà sous la forme numérique et les étapes de mise en œuvre de la banque de données en ligne sont déjà posées :

  • construction de l’environnement base de données en ligne (apache, php, mySQL), interface d’édition, intégration des normes et des standards bibliographiques d’édition et d’interconnexion (XML[15], UNIMARC[16], MARC XML, BiblioML);
  • saisie des entrées et ventilation des items d’entrée dans les champs correspondants;
  • études juridiques sur le fair-use;
  • correction des entrées, compléments et amendements nécessaires (par le Collège de développement du NMSAT);
  • construction des indexations et des bases de données;
  • traductions bilingues (anglais, français) et compléments multilingues;
  • construction d’interfaces graphiques (XML, Processing, Flash);
  • mise en expérimentation (consultation, interrogation, interfaces);
  • retour sur la structuration par réajustements, etc. (aller-retour entre les phases et résultats d’expérimentation et celles de finalisation).

Les étapes suivantes sur les années à venir considèreront le développement de la banque du NMSAT en s’accordant sur l’évolution des contenus, sur leur nature (média), sur le fonctionnement contributif et participatif (collège de développement du NMSAT, publics), et sur la perspective de construction d’interfaces complémentaires[17]. La mise en expérimentation en ligne de cette ressource documentaire internationale permettra aussi d’activer l’accès local à cette banque de données dans des centres de documentation (réseau des Écoles d’Art et centres de documentation dans les universités) et centres de recherche.



Le moteur du NMSAT (développé par Stéphane Cousot, Locus Sonus) est à base de PHP/CSS pour la récupération des infos et la mise en page, MySQL pour la base de données elle-même. Le choix de MySQL vient d'un souci de compatibilité avec les différents serveurs web, de sa portabilité sur différents systèmes, mais aussi de sa simplicité quant à son intégration dans des langages tierces non SQL comme PHP (page web, wiki, etc.) ou Java, C++.



La base MySQL est décomposée en 3 groupes majeurs :

  • les données relatives aux auteurs / artistes / inventeurs / etc.
  • les données relatives aux sources et aux références cités dans les corpus, données liées à la table auteur
  • les données relatives aux corpus (chacune des entrées de NMSAT), liées aux tables auteur, source, contenu et lien



complétés par 2 tables « mineures » contiennent les données intrinsèques d'un corpus :

  • La table des contenus pour les résumés et commentaires de chacun des corpus. Les données sont introduites par langue et par type, chacune contenant un numéro d'ordre permettant leur agencement 
  • La table lien contenant le ou les urls internes ou externes de chacun des corpus



et enfin par une dernière table, contenant uniquement des clés, définit comme table relationnelle autour des entrées "auteur", permettant de mémoriser les liens entre les 3 tables principales et de recouper les informations entre un auteur et un corpus, un auteur et une source.



Enjeux des interfaces en termes de visualisation et de spatialisation des connaissances(Edit)

Outre l’aspect inédit de la constitution des contenus provenant d’analyses et d’une expertise aujourd’hui reconnue (Locus Sonus), la mise en place de modes particuliers de consultation par la construction d’interfaces adaptées et l’objectif de destiner cette ressource originale à des publics spécialisés et amateurs et à destination de communautés (scientifique, artistique) a pour but de combiner la transmission (de connaissances) et le développement basé sur des recherches spécifiques (documentaire et historique, sur les modes d’interfaçage et d’accès, et sur la mise en réseau). C’est-à-dire que ce développement répond également aux innovations actuelles sur les questions d’interfaces et de configurations des bases de données documentaires.

La structure de la future banque de données et la nature des interfaces à développer seront conçues de manière à intégrer l’accès à des options multiples de navigation et d’indexation, impliquant différentes représentations du temps et d’autres dimensions (telles celles géographiques par exemple), autres que la flêche linéaire d’une forme textuelle. Ceci implique de déployer plusieurs types de consultation et de contribution spontanée par les lecteurs et par d’autres chercheurs, définis par des grilles de classification et de champs à remplir dans la fenêtre d’édition des entrées : les bloc-articles (entrées), les fils d’annotation, les catégories et séries de tags, les liens internes (inter-entrées), les options multiples des champs de recherche et d’indexation pour le robot interne, traductions des contenus des entrées, tout autant que les paramètres de navigation visuelle : interfaces graphiques, annuaires de catégories (tags), classifications temporelles, géographiques et par champs, etc. En complément des modes d’édition propres à la base de données, un module supplémentaire de contribution spontanée est à l’étude : il permettra via l’application Twitter[18] d’envoyer instantanément à la communauté des contributeurs et des lecteurs, des commentaires ou des relevés d’information en prise avec l’actualité. Ces notes enregistrées et communiquées sur l’interface du NMSAT pourront être une base d’information pour créer ou compléter des entrées.

La possibilité d’avoir plusieurs modes d’accès aura une influence majeure sur la visualisation et la représentation générale de la base de données, mais aussi sur la conception que l’on se fait de l’Histoire et du canevas organique d’un domaine vivant donné (i.e., d’un champ de référence). Parce que nos différentes cultures et conceptions influent sur nos formes de travaux et sur nos manières d’approcher et de concevoir le monde, induisant des singularités de représentation de la nature du temps, la structure du NMSAT devra prendre en compte ces aspects et donner des accès à géométrie variable, opposés à une vue restrictive et unique. Ceci est un véritable pari et un challenge que nous souhaitons tenir.

Le NMSAT apporte de ce point de vue l’opportunité de comprendre les interactions, les modifications et les corrélations entre les pratiques de l’art audio en réseau et nos contextes modifiés, accélérés, controversés, et parfois fragilisés par les technologies. Par l’observation de la praxis et des fictions, l’objectif du NMSAT est de révéler et de découvrir des liens et des croisements entre des disciplines le plus souvent observées séparément. La relation entre les pratiques (telles celles présentes dans l’art et et la musique, les sciences et les technologies, les modifications sociales et les observations sociologiques, les approches philosophiques, etc.), et les états visionnaires, uchroniques et proleptiques[19] (présents dans la littérature d’anticipation et dans l’ensemble des autres domaines sous la forme d’hypothèses) donne un éclairage sur les potentiels d’invention présents dans les paradigmes liés à l’écoute du son à distance.

Par ailleurs, le NMSAT offre des lectures de ‘fils’ thématiques traversant l’ensemble du corpus et relevant de problématiques récurrentes pouvant servir de socles d’analyse critique et d’expérimentation : l’expérience environmentale et la question du paysage sonore, le sense of place et la spatialisation étendue[20], la question de l’adresse aux audiences et la place du public, l’acoustique distribuée et l’écoute en temps réel (téléprésente), la live composition et l’interaction sonore, la réinstanciation[21] de la réception et de l’émission (mobilisant des incorporations entre récepteur et émetteur), etc.

En retour, cette investigation, plus dissensuelle que consensuelle, donnera une vision plus claire de l’histoire artistique récente, notamment celle de l’art audio, dans le contexte actuel des environnements technologiques en réseau.



Pertinence du développement en réseau(Edit)

Dans la mise à disposition publique de cette ressource par l’accès Internet, l’intérêt, nous l’avons vu, est de développer des modes d’interfaçage, de navigation, de consultation et d’indexation sur des résolutions textuelles et graphiques qui permettent des accès pertinents à une base de données. Ce développement s’appuie sur les récentes innovations liées aux interfaces graphiques et dynamiques (arborescences, hypertextualisation, représentations graphiques de fils de contenus et d’indexation, annotations et créations de parcours de lecture dans des contenus de bases de données, etc.) et fait appel à des technologies combinées entre les structures organisées des bases de données et un langage (XML) souple pour adapter des interfaces et des modes de recherche et de consultation.

L’innovation des modalités de contribution à une ressource partagée et favorable à tous les partenaires et contributeurs nécessite le développement d’un environnement spécialement programmé pour favoriser la publication et la modération (évaluation) partagées. Il s’appuie sur deux niveaux de contribution : l’un expert (porté par le Collège de développement NMSAT, constitué d’un pool d’experts, artistes, chercheurs, scientifiques) qui garantit la pertinence des données et des modes de consultation de celles-ci en ayant un rôle éditorial et en assurant la mise à jour continuelle des données ; l’autre dit « public », qui autorise la contribution sous un mode spontané et bottom-up par des fonctions d’annotation et de fils de discussion à partir de chaque entrée de la base de données, et par l’ajoût de fonctions spécifiques d’enregistrement et de collecte via des opérabilités du Web 2.0 (Twitter). L’interopérabilité de ces environnements et outils (base de données, interfaces, blogs/wikis, Twitter, etc.) assure la dimension organique de la mise à jour et de l’alimentation continuelles des contenus.

La banque de données NMSAT contient donc plusieurs développements innovants : ceux structurels et ceux fonctionnels, basés sur la pertinence des accès à une ressource et sur la dynamique de publication partagée liée à cette même ressource. L’ensemble s’appuie sur la nécessité de rendre un corpus documentaire un lieu de ressources organisé et évolutif.

L’accès à une base de connaissances crée un ressort lié à un sujet spécifique (ici les pratiques sonores) car il permet de distinguer un réservoir d’informations qu’il ne s’agit pas d’épuiser mais de dynamiser, que cela soit par la transmission de ces informations vers d’autres secteurs et vers un public intéressé, mais aussi par la distinction d’un espace-ressource propice aux développements d’études et de recherches et à la distinction d’un lieu transdisciplinaire d’interlocutions.






Un socle documentaire pour la recherche(Edit)

L’objectif visé du NMSAT est de construire progressivement une plate-forme éditoriale, à l’image d’une « toolbox », qui pourra accueillir des travaux de recherche, des analyses critiques et d’autres projets de recherche, provenant de l’utilisation de la base de données comme ressource opératoire (ces textes sont recueillis dans la partie 3 du NMSAT).

Le dispositif exceptionnel d’une institution artistique — en l’occurrence une et les écoles d’art — offre l’opportunité d’élever les outils de documentation, d’enregistrement et d’archivage à un niveau de recherche. L’objectif de développement de la recherche dans les Écoles d’Art est à présent au cœur de l’actualité afin de permettre à la fois d’alimenter des contenus spécialisés qui fondent et prolongent les sillons de la foisonnance artistique actuelle, et de les mener vers une publication et des dialogues transdisciplinaires. Un tel développement permet aussi de positionner un établissement artistique dans un cadre sociétal, celui des débats de société, en coopération avec d’autres domaines d’investigation (sociologie, architecture, etc.). L’avantage des dispositifs de recherche est leur capacité d’enregistrement, d’analyse, d’expérimentation et d’expertise, et en cela il est primordial d’organiser la circulation et l’accès aux ressources qu’ils constituent, en prenant la forme de la publication comme un objet de développement. La publication du NMSAT répond à cet objectif.

S’il s’agissait d’un maillon manquant entre la recherche « en art » et celle « sur l’art », ainsi que celle « par l'art », le projet NMSAT veut montrer que ces activités participent d’une même mise en œuvre et d’un même horizon et ne sont pas à opposer l’une l’autre.


Évolution du programme(Edit)

L’aspect méthodologique accompagne la construction par phasage du projet et va fonctionner par des aller-retour entre les phases d’expérimentation et de finalisation des objets de la base de données (structure, interfaces, fonctionnement). Chaque phase correspond à un cahier des charges et à des objectifs qui sont identifiés. Ainsi les modes d’évaluation s’effectueront sur cette base afin d’initier des réajustements nécessaires et d’évaluer les résultats des mises en expérimentation.

L’évolution du projet NMSAT s’appuie en premier lieu sur la publication de versions successives :

  • la version 1.0 (le contenu actuel sous mode texte),
  • la version 2.0 (la mise en ligne de la base de données),
  • et les versions conséquentes 2.x correspondant à la construction successive d’interfaces et à la mise en accès public.

Cette évolution chronologique est tout-à-fait adaptée au développement technique de la construction de la base de données et de sa mise en fonctionnalité. Les étapes futures prendront en compte les résultats des évaluations et envisageront l’optimisation des contenus (extension à d’autres media : graphiques, sonores, vidéographiques) et de la publication partagée, ainsi que de la collaboration avec d’autres bases de données et fonds existants (comme par exemple la Fondation Langlois à Montréal, mais aussi les fonds documentaires et médiatiques de différents centres français, européens et internationaux, acteurs repérés dans ce champ spécifique (des pratiques sonores liées aux technologies de réseau) — comme par exemple EARS à l'University of Leicester, le Centre Georges Pompidou et l’IRCAM à Paris (projet COMEDIA), l’Université Technique de Berlin (TU Berlin), le projet NetPerformance développé par le SARC Queen's University Belfast, Syneme de l'University of Calgary, la collaboration avec les Centres Nationaux de Recherche Musicale, et des centres et laboratoires de recherche internationaux, etc.




Partenariats (envisagés)(Edit)

Les dynamiques partenariales et coopératives sont inhérentes au projet NMSAT : la construction déjà faite du Collège NMSAT, en tant qu’instance scientifique et éditoriale (experts issus d’autant de structures artistiques et scientifiques). Ces dynamiques pourront donner lieu à des partenariats solidifiés par des modes de conventionnement et de mutualisation à partir de la mise en ligne et de la mise en route du projet NMSAT dans un cadre public et de publicisation. Par ailleurs, d’autres partenariats seront aussi activés dès la réalisation publique avec des structures publiques (territoriales, nationales, régionales, départementales, etc.) et privés (fondations), ainsi que des centres et structures internationaux.

  • Partenariat mutualisé : (Production, publication)
    • Association Locus Sonus – Audio in Art (initiateur du projet NMSAT) (conventionnée entre l’ENSA de Bourges et l’ESA Aix en Provence ; élue dans le dispositif de l'accord-cadre CNRS/Ministère de la Culture et de la Communication)
    • École Nationale Supérieure d’Art de Bourges (Centre de Documentation)
    • École Supérieure d’Art d’Aix en Provence (Centre de Documentation)
  • Partenariats scientifiques : (Expertises et collaborations de recherche)
    • SARC, Sonic Art Research Center, Queen's University, Belfast (Pedro Rebelo)
    • AT&S, SAIC, School of the Art Institute of Chicago (Peter Gena)
    • CRiSAP, Creative Research into Sound Art Practices, University of the Arts London (Angus Carlyle)
    • SYNEME, University of Calgary (Ken Fields)
    • Deep Listening Institute, RPI Troy University (Pauline Oliveros)
    • EMERGE, Bournemouth University (Alain Renaud)
    • CCRMA, Center for Computer Research in Music and Acoustics, Stanford University (Juan Pablo Carceres, Chris Chafe)
    • School of Music, College of Architecture, Georgia Institute of Technology (Jason Freeman)
    • ATEC, Arts & Technology, University of Texas, Dallas (Scot Gresham-Lancaster)
    • CRESSON, UMR CNRS, Centre de recherche sur l'espace sonore et l'environnement urbain, École Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble (Jean-Paul Thibaud)
    • NYU, New York University (Allen S. Weiss)
    • MINT, Musique Informatique Nouvelles Technologies, Univ. Sorbonne Paris4 (Marc Battier)
    • EARS, ElectroAcoustic Resource Site, De Montfort University’s Music, Technology and Innovation Research Group University of Leicester (Leigh Landy, Simon Atkinson)
    • IMERA, Institut Méditerranéen de Recherches Avancées, Universités Aix-Marseille (Roger Malina)
    • LESA, Laboratoire d'Études en Sciences des Arts, LACS, Département des Arts plastiques, Aix-Marseille Université (Sylvie Coellier)
    • LSIS, Laboratoire Des Sciences de l'Information et des Systèmes, Aix-Marseille Université (Mohammed Quafafou)
    • SATIS, Sciences, Arts et Techniques de l'Image et du Son, Faculté des Sciences, Aix-Marseille Université
    • Laboratoire des Usages (Univ. Sophia-Antipolis, ENST, ParisTech) (Marc Relieu)
  • Collaborations scientifiques : (Instance de suivi et de garantie scientifique)
    (Voir plus haut : Collège Scientifique du développement du NMSAT).
    Le projet réunit un collège scientifique de près de 70 chercheurs internationaux issus de différentes universités et centres de recherche pour assurer le développement et la garantie scientifiques des contenus de la base de données.






Notes de bas de page(Edit)


  1. sous la forme d’une étude systématique en ligne comprenant des listes catégorisées de signets : Télémusique - organologie de la musique en réseau , Jérôme Joy, 2003-2005, accès le April 13, 2009, http://audiolib4.free.fr/wikithing/.
  2. Salmona E. (2008). “Sujet à Stream”. In L’Entretemps, Coll. L’Électron Musagète (Ed.), Poétique(s) du Numérique (pp. 143-156). Montpellier: Apo33, CERCI & AlphabetVille.
  3. L’ensemble de ces études sont disponibles sur le site http://locusonus.org/.
  4. L’exploration de données, aussi connue sous les noms fouille de données, data mining (forage de données) ou encore Extraction de Connaissances (ECD en français, KDD en Anglais), a pour objet l’extraction d'un savoir ou d'une connaissance à partir de grandes quantités de données, par des méthodes automatiques ou semi-automatiques, et l'utilisation industrielle ou opérationnelle de ce savoir. Le data mining est un processus d'extraction de connaissances valides et exploitables à partir de grands volumes de données. Contrairement à la méthode statistique, le data mining ne nécessite jamais que l'on établisse une hypothèse de départ qu'il s'agira de vérifier. Ce sont des données elles-mêmes que sont déduites les corrélations intéressantes.
  5. en permettant d’offrir un gain de temps pour la recherche d’informations. Ces caractéristiques ont été discernées notamment par la veille documentaire menée par le DOCAM, http://www.docam.ca/veille/
  6. Cf Supra 29 et 33.
  7. « On saura transporter ou reconstituer en tout lieu le système de sensations, – ou plus exactement, le système d’excitations, – que dispense en un lieu quelconque un objet ou un événement quelconque. Les œuvres acquerront une sorte d’ubiquité. ... Comme l’eau, comme le gaz, comme le courant électrique viennent de loin dans nos demeures répondre à nos besoins moyennant un effort quasi nul, ainsi serons-nous alimentés d’images visuelles ou auditives, naissant et s’évanouissant au moindre geste, presque à un signe. ... Cette circonstance, jointe aux récents progrès dans les moyens de transmission, suggérait deux problèmes techniques : I. – Faire entendre en tout point du globe, dans l’instant même, une œuvre musicale exécutée n’importe où. II. – En tout point du globe, et à tout moment, restituer à volonté une œuvre musicale. Ces problèmes sont résolus. » (Paul Valéry, La Conquête de l’Ubiquité, In “Pièces sur l’Art’, and in De la musique avant toute chose (textes de Paul Valéry, Henri Massis, Camille Bellaigue, etc.), Editions du Tambourinaire, Paris, 1928. Reproduit in Paul VALERY, Oeuvres, vol.II, Coll. "La Pléiade", Gallimard, Paris, 1960, pp.1284-1287.)
  8. L'Internet n'est vu jusqu'à présent et de manière générale que comme un espace de communication et d'information. L'enjeu que nous soulevons est de voir et de démontrer qu'il est aussi un espace de création. Par exemple, la technique du streaming n'est possible que par l'Internet et est une des seules techniques qui permettent de relier des espaces entre eux (ce qui est loin d'être de l'information seulement). Ainsi en reliant des espaces (distances) en continu (permanences), ce que nous permet l'Internet (par le streaming), et en considérant que les pratiques sonores et musicales sont par nature des pratiques acoustiques (elles font résonner et révèlent des espaces en excitant et diffusant des sons dans l'air, et à la fois, les états sonores n’existent que si des espaces sont disponibles), les réseaux électroniques pourraient devenir des réseaux d'acoustiques reliées et propices (ce que j'appelle un état musical et sonifère). Cf Jérôme Joy, « Une Époque Circuitée », dans la revue Intermédialités, Montréal, 2009.
  9. Bernard Stiegler, La Technique et le Temps (1998-2001), De la Misère Symbolique (2004-2005), Mécréance et Discrédit (2004-2006), Paris: Éditions Galilée.
  10. L’auctorialité peut être étudiée selon trois processus : la production de documents par un ou plusieurs auteurs, la réception par les lecteurs de l’auteur dans l’œuvre ou le document et enfin la liaison permettant de retrouver auteur et document. L’autorité est précisément attachée à l’auctorialité par le lien susceptible d’unir un auteur à un discours ou à un document. (Evelyne Broudoux)
  11. Howard S. Becker, Art Worlds, 1982; Les Mondes de l’Art, Paris: Flammarion (1988). Nelson Goodman, Of Mind and Other Matters, 1984.
  12. comme par exemple la représentation historique liée à des zones géographiques qui est aussi essentielle que les autres représentations pour discerner des dynamiques actives.
  13. Banque de données : Ensemble de données relatif à un domaine défini des connaissances, généralement organisé et structuré en base de données pour être offert aux utilisateurs. On distingue les banques de données bibliographiques (références de documents primaires, avec ou sans résumé), les banques de données iconographiques (images fixes ou animées ; à ne pas confondre avec le mode image), les banques de données textuelles (texte intégral complet ou partiel de documents primaires) ou de type GED (document complet au format original), les banques de données numériques (données chiffrées, plus ou moins structurées) et multimédia (documents construits autour de texte, d’images et de son). Base de données : Ensemble structuré de données, généralement en champs, organisé en vue de son utilisation par des programmes correspondant à des applications distinctes (JO) (gestion, recherche, tri, cartographie, ...). Ce regroupement structuré de données, géré par un système de gestion de base de données (SGBD), se réalise de manière à faciliter l’évolution indépendante des données et des programmes.
  14. « Le terme de « boîte à outils » est employé dans un entretien entre D’Eramo et Foucault en 1972 où ils sont là assez d’accord : le rôle d’une théorie n’est pas de fournir un cadre englobant, ou une base totalisante, de discours unifié .... Le rôle de la théorie est d’être en morceaux, pour que ces morceaux de théorie fonctionnent avec des morceaux de luttes ou de pratiques militantes. Car, selon Foucault, il n’y a pas d’un côté la théorie et de l’autre la pratique : la pratique dans les sociétés modernes est largement informée de réflexions, d’outils théoriques ou scientifiques. C’est le premier sens de l’idée de « boîte à outils ». ... Son deuxième sens est que l’intellectuel ne sait pas forcément à quoi vont servir les outils qu’il fabrique. Je crois que la métaphore de l’outil, c’est aussi une manière de dire qu’il n’y a pas forcément un seul sens à donner aux analyses, ni un bon et un mauvais usage des concepts élaborés par Foucault. C’est une manière de justifier la pluralité des lectures des textes.... Ensuite, je crois que « boîte à outils », ça ne veut pas dire « boîte à slogans ». Pour que les outils soient réellement pertinents, opératoires, il faut quand même regarder comment ils fonctionnent et sont organisés, avec quels autres outils ils marchent en réseaux ». “Entretien entre Marcos D’Eramo et Michel Foucault” dans Michel Foucault, Dits et Écrits I, 1954-1975, Paris, Éditions Gallimard, 1974, PP. 1389-1393.
  15. XML (Extensible Markup Language) : Évolution du langage SGML permettant aux concepteurs de documents HTML de définir leurs propres marqueurs (balises), dans le but de personnaliser la structure des données qu'ils comptent présenter. Le XML est une recommandation du W3C (World Wide Web Consortium - Consortium industriel international fondé en 1994 pour développer des protocoles communs pour l'évolution du web). L'objectif initial de XML était de faciliter le partage de textes et d'informations structurées, par exemple au travers de l'Internet, en séparant le contenu (les données) du contenant (la présentation des données). SGML (Standard Generalized Markup Language) : langage général de marquage. Langage normalisé permettant de décrire les relations entre le contenu d'un document informatique et sa structure. HTML (HyperText Mark-up Language : langage de description des pages Web dérivé du SGML. Il est composé d'une suite de signes ASCII, dans laquelle sont inclues les commandes spéciales concernant le formatage des pages, la police de caractères et le multimédia.
  16. MARC est l'acronyme de MAchine-Readable Cataloging. Il désigne un format d'échange de données bibliographiques permettant d'informatiser les catalogues de bibliothèques. Il est défini par la norme ISO 2709, mère de toutes les variantes de format MARC. Le schéma MARC XML permet de représenter sous forme XML l'ensemble des champs du format MARC21 (fusion des formats MARC et maintenu par la Bibliothèque du Congrès). En France, le projet BiblioML du Ministère de la Culture et de la Communication - Mission de la recherche et de la technologie a défini le format BiblioML qui est une représentation XML des formats bibliographiques et autorités UNIMARC.
  17. L’intégration de données média (graphes, images fixes et animées, sons) n’est pas pour l’instant envisagée pour des raisons de simplicité et de simplification de production (elle pourra être prévue dans une étape future).
  18. Twitter est un outil de réseau social et de microblogging qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs, appelés tweets (« gazouillis »), par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS. http://www.twitter.com/
  19. relatif à un fait antérieur à une date. La prolepse est une anticipation (une imagination) dans laquelle, par exemple en littérature, le narrateur évoque un moment postérieur à celui qui fait l'objet de sa présente énonciation.
  20. Field Spatialization, Cf Supra 26.
  21. entendu ici comme reconfiguration (ou substitution) d'instances, d'états et de statuts, qui deviennent ainsi actualisés et conditionnés par des contextes et des objectifs.









   
   
   
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