On extended, boundless, vibratory and in-the-now sympathy music

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Reviews(Edit)









Voici enfin l'œuvre en train de se faire et ce, devant un public avec la cohabitation d'une œuvre sonore, invariante, répétitive et aléatoire (bande enregistrée et guitare basse). Polarisation sur le non perçu, sur la saturation auditive, sur le temps, sur l'accumulation, la qualité du bruit ; ainsi sont les interventions de ces trois complices (David Ryan, Jérôme Joy, Patrick Ferri) qui veulent montrer seulement le processus et non pas le produit fini et accroché. La toile est remballée au bout de trente cinq précises minutes d'intervention, car ils veulent seulement prouver que "rien n'est jamais tout à fait achevé".
Michel Battle, Axe Sud, n°8, printemps 1983

Nothing at All, projet que [David Ryan] a conçu avec l’expérimentateur sonore passé par le punk instrumental Jérôme Joy, se révèle être un espace itinérant où la fiction négocie son lien au réel. Car plus qu’à une forme définitive, leurs recherches aspirent à montrer une transformation continue. Et tressent ensemble leurs biographies, notamment l’esprit de révolte qui les lie depuis les années 1980, quand leur première performance – où Ryan peignait en direct et Joy improvisait ce qu’il désigne comme un « mur de son » – s’intitulait Rien n’est jamais tout à fait achevé.
Art Absolument, Paris, 2016

Même les gens du CAPC se disent surpris par la performance qu'ils vont accueillir demain soir aux Entrepôts Laîné. Or, l'opération conjuguée de David Ryan et Jérôme Joy — l'un est peintre, l'autre musicien — paraît largement dépasser le stade de l'anecdote : autant dire que chacun s'apprête à vivre un grand moment, insolite et fort, dans la nef de la rue Ferrère. ... Quant à Jérôme Joy, il se dit Nantais et avoue tout juste 22 ans. Il compose et joue de la musique de préférence pour accompagner l'œuvre de Ryan. Les constructions picturales de l'un engendrent les gestations musicales de l'autre, du moins d'après ce que les répétitions nous ont laissé voir et percevoir hier.
Sud-Ouest, mercredi 25 janvier 1984

Cette action-exposition présentée au CAPC est une opération exceptionnelle. Il faut souligner l'originalité et la nouveauté d'un tel travail et des modalités de sa réalisation : tout, de la musique aux peintures présentées, est l'occasion d'une réflexion et d'une recherche interdisciplinaire menée en commun.
Bordeaux-Magazine, janvier 1984

C'est un lieu de rêverie et d'harmonie, d'ombres et d'éclairages diffus, d'écoute, d'accords et de combats, perturbé par la musique de Jérôme Joy, entrelacement de lignes mélodiques et de rythmes simples.
Didier Arnaudet, Art Press, 1984

Quelle musique moins attendue que ces enregistrements magnétiques murmurés, imperceptiblement confondus aux échos et aux souffles du vent à travers les arc gémellés, que Jérôme Joy a préparés avec tant de bonheur ? On est heureux de découvrir, par exemple, pour toute musique, les bruits les plus élémentaires de la nature, mais imperceptiblement déplacés et repris, artificialisés par le "son magnétophone".
.Jean-Michel Michelena, 4 avril 1985

Le dialogue qu'échangent Jérôme Joy le musicien et David Ryan le peintre n'est perceptible que dans un sens — celui de l'ouïe. La bande sonore du jeune compositeur mêle si savamment éléments naturels et chant humain que ceux-ci se confondent dans une troublante réciprocité. La force de cette union emporte tous nos sens de sorte qu'ils ne sont disponibles à aucune autre sollicitation.
Philippe Piguet, Kanal Magazine, n°12-13, été 1985

Au coucher du soleil, le spectacle de Jérôme Joy et David Ryan est impressionnant .
Anne Dagbert, Revolution, n°288, septembre 1985

La première initiative de David Ryan et de Jérôme Joy a été de créer un espace expérimental de travail, c'est-à-dire un espace inédit, non pré-supposé dans le champ artistique. A partir de leurs pratiques individuelles, l'un en peinture, l'autre en musique, la proposition d'ouvrir l'oeuvre d'art à la notion de "projet" leur a permis de remettre en question l'autonomie du geste artistique et de sa destination.
Patrick Ferri, Catalogue du FRAC Aquitaine, 2002

Jérôme Joy est peintre, mais pratique une peinture dont la particularité réside dans le fait qu'elle s'accomplit comme copie conforme de celle de David Ryan. Là où Joy apparaît à la place de Ryan, c'est le travail sonore qui se substitue à l'ordre visuel ; aux lieux de la peinture s'exerce la performance, et vice-versa, de telle façon que l'espace de représentation ne peut se définir que multiple.
Sylvie Couderc, Kanal Magazine, n°11, mai 1985

Une fureur intime paraît alors nécessaire dans l'enchevêtrement le plus tendu des sons et des formes.
Pierre Giquel, le 8 juillet 1985

Your music in that old building must have been a fine combination.
Hamish Fulton, Kent, 19 August 1985

> Lumières et Sons, exposition collective, 1984 : Bazile et Bustamante, Christian Boltanski, Bruno Carbonnet, Cerf, Noël Cuin, Hubert Duprat, Alain Fleischer, Ange Leccia, Annette Messager, Plantié, David Ryan et Jérôme Joy, Daniel Tremblay

J'ai, comme vous-même j'imagine (je vous connais mieux depuis la lecture de vos Notes de Travail) besoin de pas mal de silence et de distance.
Kenneth White, Trebeurden, 23 septembre 1987

J'entends des choses frappantes, mais j'ai peur de les avoir trop inventer, alors que vous avez été si patient à les découvrir. En revanche votre carnet de bord ne cesse de m'intéresser. Vous arrivez réellement à y faire passer quelque chose de votre inquiétude. Que ne puis-je en tenir un semblable !
Jean-Louis Backès, Le Caire, 1988

> Dimanche 17 janvier 1988, concert-lecture, pour une nouvelle écoute de la musique contemporaine, 10h45, Centre André Malraux : Jérôme Joy, John Cage. > Lundi 18 janvier 1988, dans le cadre du Centre de Recherche sur les musiques et formes nouvelles, concert par l'EMN dirigé par Michel Fusté-Lambézat : Jérôme Joy, Costin Mirieanu, Giacinto Scelsi, Karlheinz Stockhausen, John Cage. (Programme Ensemble Musique Nouvelle Bordeaux-Aquitaine 1987-1988)

Je te remercie de ta cassette de l'hiver qui substitua à mes oreilles la neige qui sautait à mes yeux. Je n'ai jamais rien entendu d'aussi silencieux !
Yves Caumon, Bussac-Forêt, le 25 septembre 1988

J'imagine que vous continuez dans la même voie : recherche, dans le bref, de fulgurances, avec des échos  ; le tout pour un tout petit groupe instrumental constamment sollicité d'aller à l'extrême de ses possibilités. Me trompé-je ? Connaissez-vous Frescobaldi ? Avez-vous entendu l'opéra de Messiaen ? Ou êtes-vous plongé dans la musique hindoue ? Ce que vous dîtes du souffle, et qui me passionne, le laisserait à croire. Une musique qui ne serait pas seulement entendue.
Jean-Louis Backès, Tours, 13 novembre 1991

> UBC School of Music, 25 feb. 1992, by 99 Generators Concerts, Vancouver, concert : Lionel Marchetti, Robert Normandeau, Jérôme Joy, Barry Truax, John Oswald. (Programme 99 Generators Concerts par Paul Steenhuisen)

On va faire mieux. Poste-moi une copie de ta partition, je la montrerai à Arditti. ça prendra un peu de temps mais ça sera mieux non ?
Pascal Dusapin, Paris, 7 juillet 1992

Je suis profondément admiratif des deux cds que tu m'as envoyés, je compte même prendre une option sur les prochains à venir. Encore bravo, nous devons absolument en parler.
Laurent Pariente, Montflanquin, le 4 mars 1994

Le concert à Valencia fut un véritable succès surtout ton œuvre qui a enthousiasmé le public. Dans la salle il y avait beaucoup de saxophonistes espagnols qui m'ont demandé ta pièce. Ce serait bien de l'éditer, qu'en penses-tu ?
Marie-Bernadette Charrier, 1994

Ces deux solos pour saxophones sont caractéristiques des œuvres de Jérôme Joy dans lesquelles l'exploration des limites est extrême, que cela soit dans les propositions de timbres parfois inouïes, dans l'extension temporelle où la mémoire et les signes se perdent, et dans les seuils entre son et silence. Issue d'une réflexion sur l'écriture, le matériau musical et les moyens de reproduction ou d'interprétation, la musique de Jérôme Joy est toujours tendue, rigoureuse, faite de très peu d'éléments, suspendus, fragmentés, abstraits. Cela donne à cette musique un caractère insaisissable et une extrême précision, en proposant une expérience critique du temps et de l'écoute.
Concert, Mouans-Sartoux, 9 mars 1997 : Éliane Radigue, La Monte Young, Frédéric L'Épée, Giacinto Scelsi, Morton Feldman, John Oswald, Jan-Pascal Alagna, Jérôme Joy, Steve Lacy

J'ai beaucoup aimé ta pièce #29. C'est un travail à rapprocher de ceux des minimalistes américains (principalement Phill Niblock) par exemple. Je suis intéressé pour intégrer ce cd à mon catalogue.
Jérôme Noetinger, Fontaine, 19 sept 1995

Comme Christiane Kubitsch, Jérôme Joy joue à faire se télescoper toute une série de fréquences, des basses aux aiguës, créées à l'aide d'instruments acoustiques. L'usage savant de la stéréo des superpositions et des enchevêtrements de notes continues donnent un corps à l'espace qui semble se densifier, s'épaissir, et provoquent une curieuse mesure du temps. Cela dit, ce disque a un terrible défaut - à mon sens - : 15 minutes pour ce type de musique c'est vraiment trop court . Ce disque manifeste l'indissociabilité du son et de l'espace et pose la question du climat et de la façon dont la perception du temps et de l'espace peut être troublée de manière fondamentale par la perception sonore.
Manu Holtenbach, Revue & Corrigée, n°27, mars 1996, p.36

(Un) Related : Concert composé par Christophe Charles et Jérôme Joy proposera des «miroirs sonores» électroniques qui se «métamorphosent lentement selon le non-vouloir des machines».
Éric Dahan, Libération, 6 novembre 1997

I had an opportunity to listen to Megaphonies. I like it. Fragmentation of the speech, into, it seems, syllables at times. Percussive. I liked how the english and Italian drifts into the flow of speech. Repetition of words. Vibration of something : like a vocal chord... Whispering. Yes, it is satisfying... Breathing. Growling.
Sam Samore, New York, 5 déc. 1997

En choisissant de t'atteler aux matières vocales et buccales, à tous ces gestes qui tournent autour, dans et hors de nos cordes, tu as choisi une voie bien âpre et difficile.
Pierre Le Pillouer, Antibes, 2 novembre 1998

Jusqu'ici, l'Internet n'était guère musical. À mesure que l'Internet grandit, la réflexion sur une création musicale on line émerge. Et les expérimentations voient le jour avec leur cortège de défauts techniques ou de technologies complexes. « Je ne demande pas à l'auditeur de composer, explique Jérôme Joy, je parlerais plutôt de sa participation à conduire sa propre écoute ». Exemple, Jérôme Joy modifie les paramètres des voix des synthèses vocales disponibles sur les ordinateurs (plus bas, plus vite, plus fort, etc.) ou les fait « jouer simultanément telle une composition chorale ». Autre projet, Auditorium s'appuie sur le principe des liens hypertextes pour créer une « hypermusique », où l'internaute choisirait lui-même le cheminement dans la pièce musicale. « J'ai trouvé un bug dans Netscape qui permet de mixer des fichiers sons en direct, qui peuvent être répétés, avoir des intensités différentes, etc. Le mixage dépend du débit téléphonique ». À chaque écoute, la pièce est donc différente.
Annick Rivoire, Boeufs high-tech, Libération, 5 décembre 1997

Jérôme Joy aurait pu être DJ techno. Il a choisi d'être compositeur de musique électroacoustique. A 38 ans, ce cyberactiviste s'essaie à d'autres formes de création. Du coup, le musicien a pris les chemins de traverse du Web pour trouver son public. Et mixer les genres, les rapprocher, en se servant du réseau comme d'un support de création musicale. Avec son Juke-Box, il est le seul Français présenté à «Musiques en scène», grande exposition d'oeuvres interactives à Lyon. En mars 1998, il composait un concert en réseau : deux instrumentistes, l'un à Nice, l'autre à Londres, improvisant ensemble grâce à une liaison à haut débit.
Annick Rivoire, "Juke-Box. Jérôme Joy, 38 ans, compositeur de musique électroacoustique, utilise l'Internet comme outil de création. Preneur de sons.", Libération, 26 mars 1999

C'est une expo qui ouvre en fermant ses portes. Qui refuse le public réel, lui préférant des spectateurs virtuels. C'est une expo qui pose la question de l'exposition, ce média de l'art, à l'ère des nouvelles technologies qui bouleversent tous les circuits de l'information. C'est aussi une expo qui ne se prend pas au sérieux ­ elle s'appelle Lascaux2 ­, construite comme une expérience in vivo. Ici, non seulement les visiteurs sont interdits d'entrée dans les pièces de la villa Arson, sur les hauteurs de Nice, mais celles-ci se transforment en scènes de création artistique. Lascaux2 est un ovni artistique à plus d'un titre : le directeur de la villa Arson a accepté de déléguer ses pouvoirs aux concepteurs du projet, deux artistes initiés aux subtilités du grand réseau, Jérôme Joy et Paul Devautour. Lesquels ont refusé de se transformer en curateurs ou conservateurs, se contentant de mettre à disposition cette coquille pas vide : l'expo fermée-ouverte, accompagnée d'une proposition de discussion en ligne, autour de la crise supposée de l'exposition.
Annick Rivoire, "A Nice, des artistes travaillent devant des webcams et sans public. L'expo n'ouvrira pas ses portes." Libération, 25 juin 1999

En 1996, Jérôme Joy crée le Collective Jukebox, un projet audio libre mettant en œuvre un dispositif coopératif permettant à quiconque d'y déposer ses propres enregistrements. Précurseur de la diffusion d'information en réseau (les plates-formes d'écoute d’Internet n’étant à ce moment qu'à leurs balbutiements), l'idée prendra plusieurs formes. Cette machine met à disposition des musiques qui n'auraient sans doute pas trouvé d'autres lieux d'écoute. Aujourd'hui, le projet s'étend sur Internet, la liberté d'être soi-même acteur du système offre la possibilité d'ajouter, retirer, changer, modifier ou bien encore quitter le Jukebox.
Alexis Malbert, Jukebox Expérimental, revue Discuts n°4, Hiver 2012

Je n'ai pu écouter "Solos", ici, qu'avec un lecteur de CD, sans la vidéo, donc. Mais même tel quel c'est une réussite. Et un réel plaisir. Quant à "Mégaphonies" c'est un disque exploratoire étrange mais passionnant. On se pose à son propos plein de questions. Sur son mode de réalisation, la mise en place des sons captés. Ces pointes d'épingles successives, arachnéennes, mises bout à bout. Bravo !
Bernard Heidseick, Valescure, 24 juillet 2000

Je suis étonné de réaliser le début de familiarité que j'éprouve. La stupéfaction, néanmoins attentive, des débuts est bien devenue ce que tu appelles "nouvelle conscience de la réalité". Ce que j'entends me paraît participer naturellement de l'évidence minérale. L'effet de surprise, voire d'agressivité, que j'avais ressentie lors des premières écoutes s'est - déjà- muté en curiosité et en envie d'en découvrir plus. Je suis en train de découvrir une deuxième fois ta musique, mais là je commence à m'enivrer. J'en suis ravi !
François Lippens, Nice, 24 février 2000

[En 1997], au Musée d’Art Contemporain de Karlsruhe, ZKM, récemment inauguré, j’ai rencontré le compositeur Jérôme Joy, professeur à la Villa Arson de Nice, et l’idée de Video Oktogon était née. Huit moniteurs formant un cercle montrent simultanément le soleil noir apparaissant derrière différentes silhouettes d’immeubles. Jérôme Joy composa huit successions de sons dans un champ d’oscillation variant de + 20dB à – 50dB puis + 20dB. Ces sons équivalent aux oscillations de la lumière. Ils sont produits par ordinateur et baissent ou augmentent d’intensité selon le soleil plus ou moins visible. […] Si l’on entend les sons dans leur plus forte intensité une impression de profondeur noire se crée. Le visiteur se retourne vers le moniteur qui émet la plus forte tonalité. La stéréophonie permet d’entendre seize fréquences.
Jürgen Waller, Le Soleil Noir, Video Oktogon, 1998, in catalogue Le Chemin vers le Noir / Der Weg zum Schwarz (Museum für Konkrete Kunst, Ingolstadt - Centre International d'Art Contemporain, Carros - Kassak Museum, Budapest), 2001, pp. 110-115.

Grâce au sampling et au home studio, les artistes se prêtent au travail coopératif façon cadavres exquis, à l'image du Collective Jukebox, http://jukebox.thing.net/, projet du musicien contemporain Jérôme Joy .... Licences d'art libre et de « musique ouverte », ces cadres juridiques nouveaux pourraient accompagner l'extension du domaine de l'expérimentation musicale collaborative. D'ailleurs, trois musées d'art contemporain et numérique, le SFMoma, le ZKM et le Walker Art Center, ne s'y sont pas trompés. Hautement recommandable.
Annick Rivoire, Musique communautaire, Libération, 18 mai 2001

Wie bei xchange stehen bei forumhub Experimente mit den Möglichkeiten des Streaming, verstärkt aber auch mit interaktiven Anwendungen im Vordergrund. Der Gründer Jerome Joy stellte in seiner Initialmail einen ganzen Katalog offener Fragen zu Ästhetik, technischen Möglichkeiten und gesellschaftlichen Effekten von Audioanwendungen im Internet zur Diskussion und startete damit einen lebhaften Diskurs, der Musiker, Künstler und Theoretiker einbezog. Inhalte der Debatten auf der Liste sind immer wieder neue Projekte, die von Jerome Joy und anderen initiiert werden, unter anderem pacJAP, eine Kooperation mit japanischen Musikern, bei der neue Formen der musikalischen Interaktion zwischen improvisierenden Computermusikern untersucht werden. Gemeinschaftliches Hauptprojekt der Listenteilnehmer ist Joys Collective JukeBox. Durch die Plazierung der Collective JukeBox im öffentlichen Raum geht es in den Diskussionen auf forumhub unter anderem um die gesellschaftliche Relevanz experimenteller Musik.
Golo Föllmer, Musikmachen im Netz - Elektronische, ästhetische und soziale Strukturen einer partizipativen Musik, Dissertation zur Erlangung des Doktorgrades der Philosophie (Dr. Phil.), Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg, 2003

Le temps de la conception se conjugue nécessairement avec celui de la négociation, il devient le carrefour de la "réévaluation permanente", de "l'innovation permanente". Lorsque ces réévaluations et transformations permanentes des conditions sont d'emblée rendues possibles pour tous, nous nous approchons certes d'un modèle coopératif, mais au risque de produire de la confusion, une cacophonie. Si certains, comme le Critical Art Ensemble, revendiquent une "esthétique de la confusion", nombre de projets artistiques qui s'inscrivent dans ces perspectives coopératives mettent en œuvre des dispositifs collectifs ouverts mais parfaitement réglés, alors que d'autres se réalisent à travers l'énonciation de stratégies, voire de tactiques fédératrices : c'est le cas par exemple de travaux Graphic Jam d'Andy Deck, et de Mark Napier, Vectorama, ou encore des propositions comme le Collective Jukebox de Jérôme Joy (http://www.collectivejukebox.org), et même, plus anciennement, Épreuve d'écriture, expérience réalisée dans le cadre de l'exposition Les Immatériaux en 1985. On l'aura compris, ce qui fait œuvre est, dans un premier temps, la mise en place d'un ensemble de conditions qui organisent, permettent l'expérience, et au-delà stimulent l'appropriation, et l'accomplissement de chacun, une sorte de "méta-œuvre" en somme. On tire ensuite parti de la situation en déterminant sa propre utilisation de l'œuvre commune : ainsi fonctionnalisée l'œuvre se réalise, dans un second temps, dans la mise à l'épreuve individuelle que l'on en fait. Un retour au collectif peut alors être effectué.
Samuel Bianchini, De l'open source à l'œuvre, In colloque copyright - copywrong, 2000

Cette revendication à la disparition, comme métaphore mais aussi souvent comme pratique, n'est pas inhérente au seul monde des hackers, ni même des nouvelles technologies de l'information et de la communication, mais se retrouve, de manière très proche dans le domaine de la création artistique notamment. On la retrouve, par exemple, dans la destruction assez systématique de la notion d'œuvre, de la posture autoriale et de la notion même de spectacle dans la musique techno non commerciale. Dans la free party, affirme Emmanuel Grynszpan: "Les musiciens sont souvent hors de la vue des ravers : derrière les enceintes. Tout dépend des sound systems qui organisent et des endroits qu'ils choisissent. Tout est fait pour détourner l'attention des ravers de sa personne le musicien alors que le rock célébrait au contraire le culte d'un ou de plusieurs individus exposés aux regards de l'assistance. Le spectacle dans la free party ne vient pas du musicien. Ce dernier a bien conscience d'en être qu’un des maillons d’une chaîne de créateurs". C'est cette même idée que développe Jérôme Joy.
Olivier Blondeau, Celui par qui le code est parlé - Pour une lecture expressive du phénomène hacker, Thèse de sociologie politique, Science Po, 2003

[A]vec l'industrialisation de la culture advient l'époque d'une spécialisation figurative où il y a des créateurs d'un côté, et des consommateurs de l'autre. Ainsi s'instaure dans le domaine esthétique l'opposition entre consommateurs et producteurs qui est la base de la division industrielle des rôles (et non seulement dans la division du travail). [...] C'est dans ce contexte que l'on peut tenter d'interpréter des modes de pensée qui ont cours dans certains milieux artistiques et revisitent l'ensemble des questions esthétiques en posant comme préalable que les questions ouvertes autour de la figure de l'auteur, au sens où elles ont été bâties à l'époque de Beaumarchais, ne sont plus de saison, parce que la division du travail entre l'auteur, le producteur, l'interprète, le diffuseur, le public, etc., est complètement caduque. Jérôme Joy soutient qu'il n'y a qu'un dispositif participatif, peut-être sans avoir jamais lu Leroi-Gourhan, et où le concept même de public, dit-il, est caduc. Il n'y a plus de public parce que tout le monde participe, ce qui rouvre des questions telles que : tous sont-ils auteurs ? tous sont-ils artistes ? Faut-il explorer ces questions avec Joseph Beuys ? Ce n'est sans doute pas depuis cette référence que raisonne Jérôme Joy.
Bernard Stiegler, in Pourquoi le Droit ?, 2003

Jérôme Joy, qui n'est d’ailleurs pas tant un musicien qu'un artiste plasticien, a créé un site qui défend un modèle tout à fait nouveau, qui, si je l'ai bien compris, ambitionne de démontrer la caducité de toute la situation économique, juridique, technologique et surtout artistique et esthétique existante, en défendant un modèle qui ré-instancie totalement les relations aussi bien esthétiques que juridiques et économiques en fonction du nouvel arsenal technologique, etc. Je suis en désaccord assez profond avec le discours de cet artiste ; et cependant, je pense que ce discours mérite attention ; ce sont souvent les choses avec lesquelles on se trouve en désaccord qui méritent le plus d'attention.
Bernard Stiegler, in Pourquoi le Droit ?, 2003

J'active la play-list Pizmo pour m'accompagner car aujourd'hui je suis le modérateur du jour, c'est parti !
Éric Arlix, Le Monde Jou, Éd. Verticales / Le Seuil, 2004, 3.9, p.99

Là encore, la volonté de se libérer des espaces marchands n’est pas neuve. Le Collective JukeBox, lancé dès 1996 par le compositeur Jérôme Joy, en est la plus belle illustration. Ce « projet audio, libre, ouvert, coopératif et expérimental » se veut une sorte de juke-box futuriste : une machine d’écoute de CD qui sans cesse se déplace au cœur d’un réseau de créateurs afin qu’ils la nourrissent d’une libre collection d’oeuvres originales. De David Grubbs à Lee Ranaldo de Sonic Youth en passant par John Oswald ou Jean Dupuy du groupe Fluxus, quelque six à sept cents artistes ont déjà alimenté ce sound system libertaire qui se développe encore en 2004, en un jeu de pseudos et noms imaginaires pour mieux signifier la supériorité de l’acte collectif sur la notoriété de chaque individu. Voilà !; donc un lieu hors marché, incarné en un objet mobile, sans tiroirs-caisses ni comptes à la SACEM, une « zone libre dans un espace en jachère permanente, d’une part les réseaux, d’autre part les espaces publics » que sont festivals et autres lieux d’art ou de vie. Et le Net ? Il sert de liens entre tous les acteurs présents et à venir du projet, et devrait en devenir bientôt l’un des supports virtuels. Car le Collective JukeBox, coopérative culturelle, informelle et mouvante, est le miroir d’une utopie sociale en germe sur Internet.
Ariel Kyrou, Internet Actu, Fing/Inist, 10 octobre 2004

picNic est le projet d'une commande par l'ensemble Formanex au compositeur Jérôme Joy. Ce projet repense la place du compositeur et des musiciens dans la chaîne de production musicale d'une manière tout à fait singulière. Jérôme Joy travaille depuis de nombreuses années sur l'utilisation des outils numériques dans la production de la musique. Il produit des micro-systèmes économiques dont l'échelle, au lieu de concerner un groupe humain ne concerne qu'un individu ou groupe fini d'individus. [...] Ainsi on peut dire que Jérôme Joy ne compose pas tant des partitions en tant qu'indications de choses à exécuter, que des situations dans lesquelles les instrumentistes se trouvent eux-mêmes en train de construire. [...] La création du projet picNic au festival Résonances du Théâtre Athénor en juin 2002 fut une expérience très singulière, tant au plan musical qu'au plan politique. Une expérience singulière et importante parce qu'elle opérait sous les yeux du spectateur la relation entre art et politique.
APO33 / Sophie Gosselin, L'Orchestre au XXIe siècle, in revue Volume ! 2 : 1 | 2003

Cependant, là où le système, savant, de la musique "savante" pose des impératifs prédéfinis en terme de résultat, les systèmes contraignants de Jérôme Joy se font soudain très discrets. Les instrumentistes, plus largement, les personnes prenant à charge de réaliser ses oeuvres, se retrouvent démunis d’indications quand au résultat qu'ils ont à obtenir. picNic est un dispositif de type totalitaire. C'est pourquoi le projet picNic n'a de sens artistique qu'à partir du moment où les artistes qui s'y confrontent rentrent en résistance. C'est l'acte de résistance qui donne sens dans le non-sens totalitaire.
APO33 / Sophie Gosselin, L'Orchestre au XXIe siècle, in revue Volume ! 2 : 1 | 2003

Dans la même perspective, le Collective JukeBox considère qu'une oeuvre ne serait en fin de compte qu'une occupation, et non un substrat nominal destiné à une circulation repérable et capitalisable. Il s'agit de mettre en place « des espaces productifs s'appuyant sur des codes d'échanges ». Par exemple, à l'initiative de ce collectif, le projet picNIC rassemble un quatuor électronique et un programmeur. Une boîte est ainsi programmée pour organiser la diffusion à partir des matériaux livrés en live par les musiciens. Dotée d’une mémoire, cette boîte sample, se modélise, transforme, déplace, devient imprévisible, c'est un cinquième membre virtuel du quatuor. Cet outil de diffusion peut fonctionner sur n'importe quel support et média.
Francis Chateauraynaud et Patrick Trabal, Internet à l'épreuve de la critique, Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive, EHESS, Rapport remis dans le cadre du Programme « Société de l’information » CNRS, nov. 2003

Both Jérôme Joy and Sabine Breitsameter envisage participation in an artistic context as an exchange between subjects within a collective dimension. In fact both their projects are aimed at offering a social service, though in different ways. Breitsameter's Audiohyperspace functions institutionally, selecting and presenting material as a part of the SWR2's online radio art program. On the other hand, although a private initiative, Joy's Collective JukeBox is a dynamic, collective endeavour, "a continuously evolutionary and updated resource". Referring to their own projects, Joy and Breitsameter offer further considerations regarding the peculiar effect of net technologies on artistic practices and on listening spaces. Breitsameter's analysis regards the identification and consideration of cultural shifts of production and perception caused by the network's new prerequisites ..., and starting from a more theoretical frame, Joy analyses the shift between languages, reality and identity of artistic practices. According to Joy, the practices of artistic presentation and the conditions that rule the diffusion of artworks no longer seem adequate to 'languages' developed nowadays, especially those using elements that are more and more dematerialised and free from the 'principles of reality'. There is a process of adaptation that opens new spaces to artistic practices and requires them to be reformulated.
Dante Tanzi, Musical Experience and Online Communication, in Crossings: eJournal of Art and Technology, Volume 3, Issue 1, 2003

The French composer/event-organizer Jerome Joy is person who has been concerned with building musical communities and with alternative forms of making music accessible. His most recent project was a concert in Paris, as part of the Paris Autumn Festival, the "Compatible/Downloadable Concert", performed on December 6, 2004. This was a concert of works composed for the Yamaha Disklavier, a computer-controlled grand piano. He invited a number of composers to send in MIDI files of newly composed or already existing works for the Disklavier. In a recent e-mail, Jerome said to me that he was delighted with the concert itself, which challenged a number of aspects of the normal concert (watching a piano with no performer, the playing of works beyond the capabilities of a human performer, et cetera). Rather than eliminating the notion of live performance, here he had the best of both worlds — for the audience in Paris, the experience of the roaring physicality of the Disklavier at full tilt and, for the worldwide audience, the ability to take the pieces and play them (or even remix and modify them) at home. Joy's work is another example of a composer trying to establish a new basis for musical and artistic community, and I, for one, enjoy participating in his projects.
Warren Burt, Experimental Music in 2005, in World Literature Today, May-August 2005

Jérôme Joy montre à partir de l'exposition Lascaux2 et du projet Collective JukeBox que ces deux projets ont développé de nouvelles modalités de production et de diffusion visio et audio en réaction au développement exponentiel du numérique dans l'industrie artistique ; ils "remettent en question les conditions traditionnelles de présentation de l'art". ... Les grands changements concernent d'abord le mode de production de l'œuvre d'art : l'auteur devient collectif, il n'a plus besoin d'être reconnu par un système académique mais c'est la demande qui lui est faite qui le fait auteur. Si son apport est retenu par les autres auteurs (qui sont en même temps les récepteurs) il devient auteur.
Elisabeth Caillet, in L'Art Contemporain et son Exposition (2), 2007

Jérôme Joy’s nocinema.org does not try to tap into one’s memory but travels to various webcams around the world and blows their visual feeds up two screens and a big projection to create an "automatic net-based documentary/fiction". Sometimes it works well, sometimes the sound is a bit off, but this also, together with the often bizarrely underexposed or overcompressed images create landscapes in their own right, often with a very Non-place-atmosphere to them, deserted parking lots and the likes. The installation allows for visually travelling both around the world (never knowing where the videostream comes from), yet also within one’s narrative imagination due to the cues it gives our experience with filmic works of fiction.
Sascha Pohflepp, "Travelling Without Moving at OBORO", blog we-make-money-not-art.com, November 14, 2007

Sur le très chic plateau Mont-Royal à Montréal, la commissaire berlinoise Susanne Jaschko (familière de la Transmediale, qu’elle a dirigée de 2000 à 2004) a réuni six œuvres d’art minimalistes qui utilisent toute une panoplie de technologies sans que rien ne tombe en panne, un petit miracle à mettre au crédit de ce centre pionnier créé en 1982, l’un des rares au monde à posséder sa collection de net-art. Le compositeur français Jérôme Joy, dont poptronics a déjà dit le plus grand bien (il naviguait récemment à l’« Urban Screens » de Manchester et aux « Rencontres de l’atelier de création sonore Radiophonic » à Bruxelles), est ici chez lui, investissant une salle dédiée à son « Nocinema ». Un film à base de webcams sans queue ni tête, sans stars ni scénario, parcouru par des moments de vide qui défilent sous nos yeux. Son système construit autour d’images tirées de webcams connectées autour du globe, joue l’écran total et le cadrage tantôt panoramisé, tantôt « temporisé » par le montage généré en ligne. Une sorte de cinéma en temps réel, où les sons viennent coller aux images à partir d’une base de données régulièrement enrichie par une bande de designers sonores ou d’artistes de la gratouille sonique. Chaotiques, les pixels grossis par la taille gigantesque de la projection s’accordent avec le caractère désordonné de la bande son. Deux écrans latéraux clôturent l’installation sobre de cette petite salle devenue boîte noire. Assis sur des chaises sommaires, on perd toute notion d’espace, noyé dans une temporalité irréelle…
Aude Crispel, Poptronics, 2007

Une improbable glossolalie sans scénario, où chaque auditeur élabore son histoire au fil de l'écoute.
Festival d'art sonore "Indisciplines", Galerie Singulière, Nice, Sobralasolas ép.1, avec Dinahbird, Caroline Buissou, Björn Eriksson, Jérôme Joy, Kaffe Matthews, Gregory Whitehead, samedi 31 Mai 2008

[Avec les webcams] se pose donc la question du statut de ces images. Filmé en continu, le réel se trouve là sous nos yeux, à l'écran, accessible depuis n'importe quel ordinateur du monde. Images de point de vue, image de coucher de soleil, images de surveillance, de centres urbains, d'entrée d'immeubles, de réseau autoroutier, images d'attente. Attendre que quelque chose se passe ou pas. Le réel, rendu visible par l'interface d'un écran, prend une autre dimension. Parce que l'image surface de l'écran enlève de la profondeur à l'image, elle redistribue les questions de champ et de hors champ. L'image devient l'attente d'un autre côté du miroir, de ce qui est hors du cadre, de ce qu'on ne voit pas. Le réel filmé par des webcams devient matière à cinéma. Si la pièce Low Res Stories du collectif N3krozoft est interactive, elle n'est pas sans rappeler nocinema l'œuvre protéiforme de Jérôme Joy. D'abord hébergée sur la plateforme web The Thing, nocinema est une œuvre en ligne dont le contenu est généré aléatoirement selon un montage d'images, proposant à l'internaute un nouveau film à chacune de ses connexions. Parfois, Jérôme Joy sélectionne certains plans de webcams et préfère aux images de surveillance, les images paysages au caractère davantage cinématographique. Une route, des nuages passant dans le ciel, un immeuble, les lumières d'une rue, d'une ville la nuit. Les images se succèdent dans un flux continu qui se joue des décalages horaires. Les sons de streams diffusés par des artistes du monde entier amplifient cette sensation d'immersion dans une poétique du flux, de l'image streamée. Avec les webcams, l'image n'est pas seulement filmée, elle est streamée. Elle passe au travers du réseau et la qualité de sa retransmission dépend du temps de téléchargement, d'interférences possibles et d'accidents. Retransmise grâce à un savant enchevêtrement de 0 et de 1, l'image apparaît parfois comme floutée, pixellisée, partiellement visible. Image de passage, d'une éphémère déjà passé, l'image de webcam semble vibrer sous nos yeux. A l'absence momentanée d'action ou de narration se substitue alors un jeu chromatique et de formes architecturales ou géométriques.
Isabelle Arvers, Kit d'assemblage aléatoire d'histoires du réel, in Amusement, n°7, janvier 2010

Jérôme Joy performed Synema from France, which involved composing video and sound from webcams situated all over the world that were then streamed to the audience in Cardiff. The performance demonstrated the artist’s concept of "extended music for expanded and expanding auditoriums" where the network is considered a means for coordinating and presenting a globally sited performance. Part of ongoing sonic arts research, the artist aspires to a future of performance which may be interplanetary. Within a sensitively constructed documentation of his work, Synema : Expanses through Connected Environments, Joy unpacks his artistic and scholarly explorations that cross music and sound production. Synema premiered at Remote Encounters in Cardiff, demonstrating the idea of the "auditorium" or music 'by' environment. That is, "when music and environment are intermingled, collaborate together, and both oscillate […and where the listener can] explore an idiomatic music and new aesthetic experiences both based on properties of sound propagation in acoustic networked, tuned and connected spaces".
Garrett Lynch and Rea Dennis, Body, Space and Time in Networked Performance, Liminalities: A Journal of Performance Studies, Vol. 10, No.1, May 2014

Not surprisingly, the short documentary Flight over Lithuania is also used as "Unspoken Cinema : Slow cinema & filmed landscapes and sceneries" source material in Jérôme Joy's online No Cinema art project. Critics have claimed that the director is "lord" over an "aesthetical created microcosm" ; his use of grainy black and white footage, extreme angles, close-ups, long shots, disjunctive editing and periods of intense emotional silence also bespeak a personal idiom, pointing to the power of life's intimate and hidden gestures.
Renata Šukaitytė, Desires and Memories of a Small Man, The Poetic Documentaries of Lithuanian Filmmaker Audrius Stonys, in European Visions: Small Cinemas in Transition, by Janelle Blankenship and Tobias Nagl, 2015, p.318

Your project concerning Mars is indeed interesting to me. I have long been interested in interplanetary communication. I composed Echoes from the Moon in 1987 and bounced sounds off the moon using Ham Radio operators. The moon was my delay line. I would like to experiment with Mars. Maybe we can play in an internet Auditorium with you in a while. What a wonderful subject !
Pauline Oliveros, 27 novembre 2014

Tant pour l’artiste dans l’en-cours de son projet de création, que pour le spectateur devant l’œuvre finale, cette écoute critique et participative qui entraîne le corps au trajet, voire à la déambulation, n’est plus destinée à tout percevoir spatialement (soit une écoute “panacoustique”). Jérôme Joy parle d’écoutes propices au cœur de lieu non prescrit, écoutes dont l’attention critique révèlent les alentours, les étendues et les durées. Expériences pour lesquelles écrit-il : “Il nous faut conduire notre écoute, nous diriger et orienter dans l’occasionnel qui se présente” (2010 : 108). Cette dynamique aurale confirme ses liens avec le théâtre événementiel de Schechner mais aussi avec la pensée rhizomique de Deleuze et Guattari. L’occasionnel inhérent à un dispositif sonore et mobile fait écho au rhizome […]
Jean-Paul Quéinnec, Dispositif cartographique du son pour une scène sans bord, in La sémiotique du son : vers une architecture de l’acoustique et de l’auralité dans le théâtre post-dramatique. Tome II, Volume 36, Number 1-2, 2016

Dans Nothing at all, hypothèses de coexistence, David Ryan et Jérôme Joy tentent de construire des espaces désencombrés de toutes contraintes, où chacun est au monde, libre de vivre et d'expérimenter ses propres choix.
Présentation de l'exposition Nothing at All, David Ryan & Jérôme Joy, Musée des Beaux-Arts de Brest, Du 18 novembre 2016 au 26 février 2017

Sarah Clénet était assez proche, devant à ma droite et jouait de la contrebasse et divers objets. Jérôme Joy était plus loin, devant à gauche, il manipulait une table pliante de jardin, équipée de capteurs ainsi qu’un ventilateur sur une guitare électrique. Christophe Havard était derrière mais envoyait des sons sur un dispositif de haut-parleurs en quadriphonie.
Anne-Laure Lejosne, émission Binaural, JetFM, 14 décembre 2018



(à suivre et à compléter) / (to be continued)









   
   
   
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